Le surf est source d’inspiration, c’est certain. Le surf inspire même les publicitaires. Parce qu’il y a des petits chefs d’œuvres de réalisation, je ne peux pas passer à côté :) Je vous invite donc à les (re)découvrir….Attention, plaisir !
Réalisée par Jonathan Glazer (Street Spirit et Karma Police pour Radiohead, Karmacoma et Live With Me pour Massive Attack, Virtual Insanity et Cosmic Girl pour Jamiroquai,…) et lancé en 1999, la pub Surfer pour Guinness a reçu le Clio Awards, le D&AD Awards, le Lion d’Or à Cannes et a été élu « meilleure pub de tous les temps » par Channel4 et The Sunday Times.
Tournée à Hawaï durant 9 jours, cette fantastique pub met en scène Rusty K et un groupe de surfeurs se jetant sur la vague parfaite. Alors que l’écume se transforme en une horde de chevaux (il faut comprendre ici que « white horse » est une métaphore anglaise parfaitement retranscrite par Jonathan Glazer) écartant un à un les surfeurs de cette vague gigantesque et dévastatrice, un seul sortira vainqueur : celui qui réussit à dompter la bête.
Peut-être que cette pub n’est jamais passée en France, je ne sais pas…A l’époque, j’étais en Angleterre et c’est là bas que je l’ai vu ;) menée par la chanson Phat Planet de Leftfield, cette pub est juste parfaite
Diffusé en 2009 sur BBC2, Oceans of islands est l’une des 6 séries du programme South Pacifique réalisé par la BBC. Oceans of islands est consacré à l’exploration du Pacifique sud, des iles, des vagues, de la faune, de la flore et de l’homme qui tente de les dompter. Le Pacifique sud est réputé pour être le lieu où la surf a commencé il y a quelques 1500 ans…
Filmer au ralenti une gigantesque vague dans l’océan Pacifique est une expérience que l’équipe de la BBC n’oubliera pas de si tôt : Alors que le big wave rider australien Dylan Longbottom surfe un énorme tube de 12 foot, l’équipe de tournage voit apparaître des vortex (tourbillons) créés par le mouvement de la vague. Même en ayant shooté 10 autres vagues avant celle-ci, les fameux vortex ne sont apparus que sur celle de 12 foot. « Peut-être qu’ils n’apparaissent que lorsque la vague atteint une certaine hauteur ou taille » reporte Huw Cordey, producteur.
Filmée en HD, la séquence de cet énorme tube est tout simplement sublime.
En 2008, Sprite (ma boisson préférée, redécouverte à Bali !) devient partenaire de l’association Rip Curl Planet Foundation. Les deux marques font alors appel à WaxFilms pour réaliser leur nouveau spot de pub avec comme message : sensibilisation, écocitoyenneté et préservation de l’environnement.
Le surfari a lieu dans le cercle polaire, en Norvège. Bienvenu dans les îles Lofoten, endroit vierge et féérique où Pablo Gutierrez, champion de surf européen, surfe des vagues gelées mais exquises emporté par la musique I’m falling away de Human Worldwide. C’est dans de telles conditions extrêmes que le surf prend tout son sens et le spot est malheureusement trop court à mon goût tellement c’est bon.
Deux ans après, Sprite continue son engagement puisque la marque est aujourd’hui en partenariat avec Surfrider Foundation.
Vous vous souvenez de cette pub avec laquelle Pepsi a (enfin ?) réussit à vous faire aimer le foot ? Souvenez-vous : Henry, Ronaldinho, Pires, Raul, Beckham…,
…les meilleurs joueurs au monde, réunis sur une plage de sable blanc, se tape la bourre avec une bande de surfeurs… et c’est parti pour du grand spectacle où les joueurs tapent le ballon en surfant sur de plutôt belles vagues !
1m30 de foot’n’surf très très réussi et rythmé par le fameux morceau Misilouri version Dick Dale.
Snickers, hummm miam miam…ça fait longtemps, non ? Là, je vais vous surprendre à moins qu’en 2003 vous étiez soit en Espagne, soit en Angleterre, soit en Allemagne….car cette pub n’est sorti que sur les petits écrans de ces pays là !
Tournée à San Sebastian, la pub de Snickers met en scène l’étonnant rideur underground Fred Compagnon qui surf sur le jet d’une fontaine en plein centre ville… Excellent !
Alors que Powerade veut faire la promotion de sa nouvelle boisson énergétique, la very real power, elle nous sort son petit buzz qui en a alarmé plus d’un lors de sa sortie : un caméraman amateur filme une tempête de bord de mer et zoom sur un surfeur complètement fou qui se jette du haut d’une vague gigantesque pour la surfer.
C’est sûr qu’en voyant la vidéo sorti de son contexte ça peut faire peur…Finalement, en faisant attention à l’image des deux dernières secondes suivie par le spot publicitaire, on se dit que ça ressemble étrangement à un remake de Point Break
Alors, alors, alors ? Pas mal, non ?! Vous en connaissez d’autres ? Faites nous partager ! Je suis curieuse
Je ne sais pas vous mais moi j’ai encore pas mal de progrès à faire en surf ! Le souci est que je ne peux pas non plus me payer un coach perso…Alors, pour m’aider à corriger mes défauts et à perfectionner mon surf, ma copine Sophie m’a conseillé ET prêté le manuel Surf Technik. J’avoue, ce manuel est devenu mon livre de chevet, merci Sophie
« Surf Technik, techniques avancées et manœuvres » est un livre écrit par Christophe Mulquin. Le nom vous dit quelque chose ? Normal : en plus d’être un excellent surfeur, Monsieur Mulquin est le coach officiel de la Team de la Réunion. Depuis plus de 18 ans, il entraine les meilleurs espoirs réunionnais et a ainsi gagné une cinquantaine de titres Champions de France, des titres européens et un titre Champion du Monde… !
En sachant ça, on se dit que le livre doit être de qualité et à vrai dire, il l’est. Du moins je trouve. Pourquoi ? Déjà car il est bien écrit et qu’il va à l’essentiel : Take off, bottom turn, roller, carve, snap, cut back, tube, floatter et air, voici les 9 figures les plus courantes qui sont expliquées dans le livre. Bon moi, j’en passe rarement la moitié mais j’y travaille, justement !
Ensuite, le livre est très bien fait : les photos, les commentaires et le tableau analytique illustrent parfaitement les figures à réaliser. On ne peut que comprendre la progression du mouvement ! A nous, ensuite, de nous entrainer à enchainer les différentes étapes de la figure choisie… Il n’y a pas de secret, pour progresser en surf, il faut surfer !
Enfin le livre est véritablement technique : il donne de l’importance au regard et à la position de la tête, à la ligne des épaules, à la position des bras, aux appuis et à la flexion des jambes. Le manuel va donc dans le détail sans être lourd de blablabla et donne même des trucs pour ceux dont le niveau est plus avancé. Chouette, ça me plait.
Pour tout vous avouer, depuis que j’ai commencé à lire ce livre, j’ai compris pas mal de choses en surfant…et après chaque session, j’analyse mes défauts puis je tente de les corriger dés que je me remets à l’eau. Mais ce n’est pas toujours évident. D’où l’importance de surfer de jolies vagues, d’où l’importance de surfer en ayant une bonne condition physique, d’où l’importance de surfer régulièrement. Et même si ce n’est malheureusement pas toujours le cas, ceci étant dit, je vous conseille fortement le livre Surf Technik. Et j’attends de voir ce que vous m’en direz !
Suite de mon périple en Indonésie avec Quentin, Florent et Jérôme. 4 jours passés à Kuta suffisent pour nous donner envie de plus de tranquillité, sable blanc, cocotiers…..et du surf ! On se met d’accord pour notre prochaine destination : Nusa Lembongan, petite île à l’est de Bali
Florent et Quentin sont partis la veille. Jérôme et moi prenons le Bémo direction Sanur où le bateau à balanciers nous attend. On marche dans l’eau avec les sacs à dos et la board, on s’assoit à l’avant et nous laissons bercer par les vagues. Petit à petit on s’approche de Nusa Lembogan. Le panorama est fabuleux. Des criques quasi désertes, le spot Playground à notre droite, les spots Lacerations et Shipwreck sur notre gauche, une eau translucide caressant le sable blanc tout le long de la côte. Je rêve, c’est bien réel.
Quentin et Florent nous attendent au Bungalow Tarci. Nous avons la chambre à étage en première ligne avec vue sur les spots. Trop dure la vie. Nous y restons 5 jours à profiter du temps qui passe, du soleil, des vagues, des habitudes des locaux. J’aime les regarder tôt le matin lorsqu’ils partent à la pêche ou ramènent les algues qu’ils cultivent. J’aime bien me promener à l’intérieur des terres et découvrir un temple abandonné, une végétation luxuriante, tomber par hasard sur un combat de coqs organisé…Seul point noir : l’amas d’ordures et bouteilles en plastiques. Puis, chaque soir, on se retrouve sur la terrasse à partager des Bintang (la bière locale) avec des australiens, anglais, sud africains, québécois,…
Lacerations est une vague qui porte bien son nom. Ni Quentin ni moi ne nous y aventurons. Quentin lui préfère Shipwreck et se régale. C’est une droite assez longue, parfaitement tubulaire à 2 m. Moi, je ne tente pas. C’est du corail dessous et je n’ai pas envie de me blesser dés mon arrivée….non, ok, j’avoue, j’ai une trouille terrible d’aller là-bas. Je préfère Playground, un peu plus accessible, bien que peu profond et toujours avec du corail dessous. J’y retrouve nos potes de Bungalow Tarci qui me prennent sous leurs ailes et m’expliquent quelques tricks. Au peak, nous sommes une vingtaine de surfeurs dont une jeune surfeuse qui ride parfaitement. Chouette, ça motive !
Première session là-bas, je me mets à l’eau sans hésitation : elle est trop bonne. Je ne prends pas le bateau comme beaucoup de surfeurs, je préfère marcher puis ramer pour m’échauffer. Je passe un premier canard et ma board tape le reef. Gloups ! Même si j’ai les reef boots d’une amie, j’ai plutôt peur de me lyncher le dos ou les bras…hop hop hop, je me reprends, il faut que j’y arrive. Playground est une gauche et je suis regular. Pas grave, je la tente en droite, pour voir. Ça passe ! Nikel chrome, je la surfe tous les jours, je me « gave » et arrive même à rentrer un mini tube parfaitement calée dans le curl ! Le premier tube de ma viiiiiiiiie !!! Bintang Time pour fêter ça !
Jérôme, qui ne surfe pas, préfère profiter d’être à Nusa pour faire de la plongée. Il a son niveau et veut découvrir les fonds marins de l’île. Incroyable pour une surfeuse mais j’ai peur du fond. Pour vaincre ma peur, je décide de l’accompagner. Le club Lembongan Scuba nous emmène à deux spots : Lembongan Point et Crystal Bay. Je vous avoue, là, je flippe sévère. Le prof est adorable et m’explique calmement tout ce que je dois savoir. J’apprends à respirer avec les bouteilles ça fait bizarre mais ça se passe pas trop mal….on descend…doucement…on descend….doucement…bien que les bouteilles à oxygène pèsent une tonne, la sensation est extraordinaire, car je flotte…j’ai un peu de mal avec la pression au niveau des tympans, mais qu’importe, c’est magique. Quoi ? C’est déjà fini ? « Jérôôôôôôôme, on y retourne demain ??!! » Oui, on y retourne ; avec Quentin en plus et à Toyapakeh et SD Point cette fois.
5 jours à Nusa Lembongan, on en a bien profité. Il est temps de partir. Prochaine destination : la péninsule de Bukit.