« Surfing makes you feel that, for a little while, you’re not human. You can do anything when you’re riding that wave, soaring above the ocean » Film-maker, compositeur, guitariste, chanteur, … Jack Johnson est un enfant d’Hawaii devenu homme de talent, mondialement connu grâce à ses chansons surf folk. Surfeur passionné depuis toujours connecté à l’océan, Jack Johnson est aussi quelqu’un d’humble et d’éthique, un environnementaliste engagé auprès d’associations défendant les causes environnementales souvent par le biais de l’éducation et des arts. Marié, père de famille, 5 albums à succès, deux sessions par jours et Jack est un homme heureux qui nous fait partager sa vie avec des mélodies simples mais efficaces …
Né le 18 Mai 1975 et élevé sur l’île d’Oahu, Hawaii, Jack Johnson apprend le surf en même temps qu’il apprend à marcher, guidé par un père longboardeur (feu Jeff Johnson, ami des big wave riders Gerry Lopez, Laird Hamilton et Derek Ho) et ses deux grands frères (Trent et Pete) « My dad would take us out fishing or snorkelling every day, so we grew up in the ocean, it was our playground » Plus à l’aise dans l’eau que sur les bancs de l’école («I could never read a paper in class – I was horrible at oral presentations »), le jeune Jack a 12 ans lorsqu’il tente Pipeline. S’ensuit un sponsoring chez Quiksilver et à 17 ans, il participe à la compétition du Pipe Masters sur invitation… Mais seulement une semaine à peine après l’évènement, il se fait prendre par une vague qui le sort de l’eau pour trois mois, marqué à jamais d’une belle cicatrice (150 points de suture) et d’une nouvelle dent… Finalement, Jack ne sera pas surfeur professionnel, et, malgré la déception, il décide plutôt d’approfondir son jeu de guitare et de quitter Hawaii pour suivre ses études en Californie « When I left for college, I watched my friends surf professionally, traveling all over the world, and it was tough » Alors, lorsqu’il ne surfe pas pour son plaisir, Jack étudie ses cours ou fait la cour à celle qui deviendra sa femme, Kim, ou compose des chansons ou répète avec un petit groupe local (Soil) … qui fera même la première partie des concerts encore underground de Dave Matthews et Sublime ! Puis, en 1998, Jack est enfin diplômé d’université spécialisée en arts cinématographiques…
1999, Jack fait la rencontre d’une de ses grandes influences : Garrett Dutton, alias G. Love. Il lui propose de reprendre sa chanson Rodeo Clowns pour l’album Philadelphonic qu’il prépare avec son groupe The Special Sauce. G. Love accepte et à sa sortie, la chanson passe en boucle sur les radios. Pendant ce temps, Jack Johnson part en trip surf atour de l’Atlantique, le Pacific et le Golfe du Bengale avec son ami Emmett Malloy afin de réaliser, ensemble, le film de surf Thicker Than Water qui sera récompensé Best Film of the Year par le Surfer Magazine Poll. Outre les images, la BO du film attire aussi l’attention. Jack commence donc à faire circuler quelques cassettes de ses chansons à la demande de ses ‘premiers fans’ (son ami d’enfance Kelly Slate, entre autres, qui dira « Jack was able to connect his music and his film work and his surfing into something that was his own »), et, très vite, le nom Johnson fait échos à la surf musique. C’est alors qu’il rencontre son mentor, Ben Harper, qui veut de lui filer un coup de pouce : Jack enregistre son premier album Brushfire Fairytales avec l’aide de son nouvel ami (en guest appearance) et de son producteur puis part en tournée en tant que première partie de son idole. Nous sommes en 2001. Une chance pour Jack qui se fait connaître en dehors de la surf culture. Mais, malgré quelques propositions de maisons de disques, le jeune homme se tourne vers la réalisation de son second film, The September Sessions (également Prix du Meilleur Film par Surfer Magazine)… « We ended up putting out my own records and the soundtracks to the surf movies, It was a pseudo-label to keep control of our own stuff » Ainsi, en créant son propre label, Brushfire Records, et en signant avec Universal un deal concernant seulement la distribution, Jack garde le contrôle de sa créativité et offre la même liberté à ses amis qui lui demandent d’enregistrer sous son label « The last thing I ever really wanted to be was a CEO of anything but friends asked me to put out their records. Emmett and I were a couple of lucky bastards, so I do feel a certain amount of . . . I wouldn’t call it responsibility, but I’m really happy to try to help other bands have a little bit of luck. The label is a labour of love, something that hasn’t made us any money, and I don’t really foresee it will »
Rodeo Clowns, live avec G. Love :
Flakes live avec Ben Harper :
En 2003, Brushfire Fairytales est platinium et Jack enregistre son deuxième album : On and On qui mélange ballades d’amour aux problèmes de l’industrialisation, du matérialisme, des plateformes pétrolières, de la guerre… L’album est enregistré au Johnson’s Mango Tree Studio (son studio d’enregistrement conçu pour ne fonctionner qu’à l’énergie solaire), et deux ans plus tard, Jack enregistre In Between Dreams, un album groovy acoustique marqué par des influences blues et funk. En 2008, c’est au tour de Sleep Through The Static « Some of the songs are about making babies. Some of the songs are about raising them. Some of the songs are about the world that these children will grow up in a world of war and love, and hate, and time and space. Some of the songs are about saying goodbye to people I love and will miss » Puis, toujours dans les valeurs familiales, en 2010, Jack sort son dernier album en date (et en papier recyclé), To The Sea, qui révèle le lien entre son enfance et sa vie en tant que père : l’histoire d’un homme aventurier et amoureux de la mer qui met les voiles et navigue vers Hawaii en se laissant guider par les étoiles, l’histoire d’un homme qui a un fils lui aussi amoureux de l’océan…
Oui, jack est un enfant de l’océan et malgré son succès dans le monde de la musique, son premier amour restera à jamais le surf « I’d probably be happy about not making another record as long as I could surf. I love surfing. It brings balance and harmony into my life » Elevé en pleine nature, les pieds dans l’eau, jack a développé une relation très personnelle avec les vagues et même s’il est plutôt réservé « I’m still pretty bad, but now I don’t feel like my heart’s going to explode every time I do an interview. I like to feel I’m getting past that, especially now I’m a dad », Jack délivre beaucoup de lui-même de par ses compositions. Mais c’est justement cette timidité qui fait partie de son charme : une voix douce et brute à la fois qui va de pair avec une guitare acoustique… Un minimum d’arrangements techniques sur ses enregistrements studios et on a l’impression d’être assis face à lui à partager le BBQ d’après la session surf. Du mellow, du roots, un mélange de folk et de groove qui chantonne la plage, mère nature et les valeurs familiales « I had it instilled by my parents that, if you have something, you’ve got to share it with others » Oui, Jack a reçu beaucoup de l’océan, alors sa vibe il la partage. Outre ses émotions, la musique est aussi un moyen pour lui de partager ses idées : En 2005, grâce à son label Brushfire Records, il donne prés de $250 000 au North Shore Land Trust afin de les aider à protéger le plateau de Pupukea prés du North Shore… En 2006, il compose les chansons du film Curious Georges, un film d’animation sur l’environnement (on retrouvera également ses amis Ben Harper, G. Love et Matt Costa entre autres)… Depuis cette même année, il est à l’origine ou est membre d’associations environnementales sensibilisant par le biais des arts et de l’éducation (Kokua Hawaii Foundation, Johnson Ohana Charitable Foundation, All At Once, 1% For The Planet). Et en plus de cela, ses albums sont enregistrés dans des studios à énergie solaire (un à Hawaii, un autre à Los Angeles), ses bus tour et camions roulent au biodiesel, il revend des tee-shirts en coton bio à ses concerts, trie ses déchets, ne comprend pas qu’on puisse gaspille la nourriture… L’homme est un artiste, un poète, un amoureux de la nature et de sa famille, un homme qui veut protéger ce qu’il aime
Jack Johnson, membre de 1% For The Planet :
Interview suivie d’une chanson d’amour pour sa femme :
Lorsqu’on est l’enfant d’un surfeur et qu’on grandit sur la plage d’Hawaii, que notre cour de récréation est le spot de Pipeline et qu’on passe des après-midi famille avec des Gerry Lopez ou des Laird Hamilton, que nos amis s’appellent Kelly Slater, Emmett Malloy, G. Love et Ben Harper, qu’on surfe pour le plaisir et qu’on compose pour le partage, qu’on est doué et qu’on protège ce(ux) qu’on aime, qu’on est éthique et humble à la fois,… on ne peut que s’appeler Jack Johnson ! Et avec ses valeurs hawaiiennes et son style mellow acoustique jam, Jack Johnson est celui par qui la surf musique a pris une nouvelle dimension « Water is the subconscious, and that water for me is the ocean. To get to the sea is being able to dig in and touch things that aren’t on the surface » Pas de doute, Jack est un poète venu de l’océan…
P.S. Il y a un nouveau single à venir :