Susan Orlean est une journaliste américaine (née en octobre 1955) qui écrit pour The New Yorker depuis 1992 et collabore aux magazines Vogue, Rolling Stones, Esquire and Outside. En 1998, ce dernier publie l’article Life’s Swell par lequel Susan Orlean dépeint le quotidien des surfeuses de Maui. Fort de son succès, Life’s Swell inspira le film de surf et blockbuster Blue Crush…
Nous sommes sur l’île de Maui et Susan Orlean a décidé de suivre Theresa McGregor et ses copines. La jeune Theresa a déménagé à la petite ville d’Hana quelques années auparavant et a très vite changé ses activités de petite délinquante avec les sessions surfing faisant d’elle l’une des surfeuses les plus connues de la région. Theresa fait partie du girls’ surfing team mené par l’ex-pro surfeur et shapeur Matt Kinoshita “There had been no girls’ surfing team on Maui before Matt established his three years ago. There was no money in it for him—it actually cost him many thousands of dollars each year—but he loved to do it.” Theresa et ses copines qui n’ont pour la plupart que de très vagues relations avec leurs paternels, trouvent en Matt le père idéal : il les emmène surfer, les coache, les encourage et les reçoit chez lui les veilles de compétitions pour regarder des vidéos de surf afin de les préparer aux contests tandis que sa femme leur mijote les plats adéquats …
En observant les protagonistes de son article, Susan Orlean prend du recul et nous délivre une nouvelle à tendance anthropologique sur les coutumes du surf au féminin vécus par une tribu de surfeuses sur l’une des îles les plus convoitées pour son surfing way of life. « To be a surfer girl in a cool place like Hawaii is perhaps the apogee of all that is cool and wild and modern and sexy and defiant.. The Hana girls, therefore, exist at that highest point — the point where being brave, tan, capable and independent, and having a real reason to wear all those surf-inspired clothes that other girls wear for fashion, is what matters most. » Toujours affamées (de surf et de nourriture), toujours habillées de façon à pouvoir se lancer à l’eau sans trop réfléchir, les jeunes filles ne pensent pas vraiment au future mais plutôt au moment présent, à la délectation que produit leurs sessions surf “Being a world-class surfer did not matter to them. Surfing has appeared as the embodiment of everything cool and wild and free; this is one of those moments.”
Je vous invite à lire Life’s Swell en intégralité et en version originale sur le site d’Outside. Mais attention, même si on retrouve un esprit très girlie, la nouvelle est tout de même différente de l’adaptation cinématographique Blue Crush… A vous de juger