L’autre jour (il y a 1 mois ; ok, 2 – héhé), je reçois un mail de Fran Derham me présentant la toute dernière vidéo qu’elle vient de réaliser en collaboration avec Clare Plueckhahn et voilà ce qu’elle m ‘écrit :
‘Thought you might like to see these latest clips that we’ve done on Alana. They’re in promotion of this new range of Bikini‘s that she’s designed with Rip Curl. Ones that actually stay on when you surf!! Yay. However – the thing we like about these clips is the fact that you get to see a side to Alana’s personality that you never normally see – she’s really funny. Plus she’s just re-qualified for the World Tour.‘
Alors : ‘vraiment marrante’ je sais pas mais vraiment sexy ça oui. La compagnie Rip Curl voudrait-elle remonter ses ventes ? « Nous souhaitons réaffirmer la personnalité féminine de Rip Curl » a dit un jour Baptiste Caulonque, directeur des opérations de la marque Europe. Alana Blanchard est bien connue pour ses bottom-turns G-stringués après tout… (Avouons avoir vu sur les murs de nos potes facebook plus de vidéos d’elle vantant sa plastique que ses snaps) et puis en même temps, si elle vient d’être requalifiée pour le World Tour (faut tout de même pas renier ses capacités), ça ne peut que faire du bien à l’image Rip Curl. La troisième marque de surf n’aurait-elle pas fermé 5 magasins et supprimé 48 postes il y a 6 mois, en France ?
Une fois avoir joué la vidéo sur YouTube, je pense ensuite à ce que pourrait se dire l’audience… Hypothèse 1, le gars : ‘Ha oui, elle a l’air sympa Alana… Ouai mais bon, si le maillot reste en place, j’ai plus rien à mater moi !’ Hypothèse 2, la nana : ‘Elle est trop canon Alana, me faut ce maillot… tu crois qu’il reste vraiment en place, même en machine à laver ? Ok, je vais le prendre !’ De mon côté, moi : ‘Cette ligne, qu’elle aurait designé pour son sponsor… c’est sympa les filles de m’envoyer votre dernier petit film, mais j’aurais bien aimé que le pôle communication de Rip Curl m’en envoie un de bikini !’ Histoire de le tester, hey… car c’est malheureusement pas grâce au clip qu’on voit si le maillot reste donc en place quand on surfe… Alors info ou intox ?
De toute façon, j’écris pas sur le TripSurfeuse’s Blog pour faire de la pub à la pub, hein. Non, ce qui m’intéresse, c’est de faire partager des trucs que je trouve sympa et qui me font marrer ou qui me tiennent vraiment à cœur. En conclusion, je ne vous balance pas la vidéo aujourd’hui pour vous annoncer la sortie d’un produit miracle mais plutôt pour féliciter le travail des réalisatrices ! Good job Fran et Clare… comme d’hab’ ;) et puis… je sais qu’à l’approche de noël, ça fera quand même plaisir à certains de mes potes ! Ha !
Ca fait un moment que je n’ai pas écrit ! Mais que s’est-il passé ? Beaucoup de choses en fait, un grand chamboulement. Ok, je vais vous avouer le truc : je suis tombée amoureuse, in love of a kangourou, et suis donc aujourd’hui résidente en Australie grâce au De Facto Visa (Temporaire). Il a fallu constituer un gros dossier et solliciter beaucoup de personnes pour en arriver là… Mais après 4 mois la tête dans la paperasse, on peut se détendre. Relax max, à l’aise blaise, easy-peasy, it’s all good ! Et TripSurfeuse, alors ? En vivant sur l’un des meilleurs spots de l’Etat du Victoria, on devrait décidément avoir le cœur qui fait boom…
Tout a commencé à mon retour du Maroc, en décembre 2011… Je ne pensais qu’à ça ; remonter dans l’avion, planche de surf sous le bras, pour atterrir sur un nouveau continent. 9 mois plus tard, je partais en Indonésie et Bali me subjuguait. Après ça, il me fallait trouver une destination où l’on parle anglais certes mais où le soleil brille et où l’on trouve de jolies vagues à surfer. Je me vois encore hésiter entre l’American Dream et le Drive Thru Down Under… Finalement, il n’a pas fallu grand chose pour me convaincre de partir à la découverte de l’Australie : Magicien d’Oz, Skippy le kangourou (et non pas le grand gourou – haha), Crocodile Dundee, certes, mais aussi Morning of The Earth, les wicked campervans, le pub & les gigs, le barby … l’ambiance surfing avec un grand S !
Septembre 2012, me voilà donc partie en WHV pour un an. Objectifs : améliorer mon anglais, m’imprégner de la culture australienne, faire du wwoofing et progresser en surf. ‘Tu ne reviendras pas je t’y vois comme un poisson dans l’eau !’ ‘Tu y trouveras un beau p’tit australien et tu ne rentreras pas’ sont grosso modo le genre de phrases lancées par mes amis pendant mon périple de TripSurfeuse. Moi qui n’en pensais que des pfff et rêvais de continuer mon périple par delà les côtes du monde entier, après mes premiers 4 mois de trip surf le long de la côte Est australienne, je posais mon boardbag sur la presqu’île de Phillip Island et faisais la rencontre d’un charmant jeune homme… Mes amis avaient raison ! J’avais trouvé mon kangourou et je n’avais qu’une envie : mener une vie de koala…
Dés lors, TripSurfeuse ralentit la cadence de ce qui devait être ses aventures autour du globe. Nouveaux projets, nouveaux horizons. Le plus important étant de pouvoir rester aux côtés de l’être aimé et découvrir son pays natal… Puis, après un an et demie à barouder, on met les voyages en stand by et on s’(ré)installe sur Phillip Island. Pendant ce temps, et après nos heures de boulot, la demande de DeFacto Visa est en cours. Echanges avec la France, demande de papiers certifiés, tests de santé, formulaires à remplir et j’en passe et sans compter les quelques 4 000 AUD… le tout est une affaire de 4 mois. Au final, trois jours avant de partir pour nos vacances en France… on reçoit un e-mail : ‘I am pleased to advise that your application for a Partner visa has been finalised and that Partner visa have been granted’ Youpi, y a plus qu’à fêter ça !
Nos holidays in France, c’est une autre histoire mais pendant ce temps, TripSurfeuse se pose des questions. De quoi vais-je bien pouvoir écrire si je ne pars plus en sac à dos et avec le boardbag ? ‘On s’en fout, l’important, c’est que tu continues à écrire car moi, j’aime ton style’ (Sandrine – Neocombine). Car, le surf, c’est subjectif. On vit un moment quelque part, on ressent des choses, qu’on partage ou pas… Moi, par exemple, j’ai décidé de la partager. Trip surf ou session surf, Cap Ferret, France ou à Phillip Island, Australie, mes amis me manquent et c’est pour ça que j’écris. Quelque part, je continue ainsi à tripper avec eux et c’est comme ça que je suis heureuse… Happy Surfing my friends, love you all
Ce jour là, on décide d’une petite escapade avec notre amie Cécile, histoire de se balader là où nous n’avons pas l’habitude d’aller… C’est toujours pareil me diriez-vous : lorsqu’on voyage, on a envie de tout faire, tout voir, trip surfer à fond et on a tout le temps pour cela. En revanche, lorsqu’on habite un endroit, on a parfois du mal à sortir de sa petite routine. Entre le boulot, la maison et la vie sociale, ce n’est qu’une question de praticité… mais le search surfing, y a que ça de vrai !
Ici, sur Phillip Island, mes spots de prédilections sont Woolamai, Smiths Beach, YCW et Flynns Reef… mon habitude à moi. Mais qu’en est-il des autres vagues de ma chère presqu’île ? J’ai en effet surfé pratiquement tous les spots du Sud-Est mais jamais ceux du Sud-Ouest… Ha ! Le retour de notre amie Cécile, férue de nouvelles sensations et de photographie, venue nous rendre visite pour quelques jours, est une belle occasion pour partir à la découverte de nouveaux paysages et des vagues qui me sont mystérieuses. Chouette-chouette-chouette !
Première arrêt : Pyramide Rock, bien connu pour son gros festival d’été (‘the New Year’s Eve camp-out rock music festival’) qui accueille chaque année de bonnes têtes d’affiche. Mais Pyramide Rock, c’est surtout un énorme rocher noir en forme triangulaire, composé de basalte et posé sur une base de granite rose. Je ne suis pas géologue, mais tout de même, la vue depuis le look-out est juste magnifique ! Notre ami Az, lui même surfeur, m’a dit qu’il y avait eut de très bonnes sessions sans personne à l’eau. Il suffit juste de s’y rendre à marée basse dés le vent Nord-Est creuse les vagues apportées par une bonne houle orientée Sud-Ouest… j’aimerais bien y aller avec lui !
Pour le reste, on découvrira Berrys Beach, une jolie plage presque aussi grande que Smiths Beach mais bien plus sauvage où l’on trouve une droite ; Kitty Miller Bay, un spot de reef pour longboard ; Summerland Bay, une longue droite qui déferle le long des rochers sur un fond sablonneux, mais une plage surtout prisée pour la quotidienne Penguin Parade (au coucher du soleil, les manchots font leur apparitions : le grand bonheur de tous les touristes – à faire !). Sur notre chemin de retour, nous passerons par Left Point, situé juste à gauche de Cat Bay. Et là, je me dis que j’ai vraiment envie de longboarder avec un 8 ou 9 pieds !!
Bon, y a pas à dire, le search, c’est vraiment cool ! Car même si, durant notre ballade, le vent était contraire (sauf pour Left Point), j’ai quand même pu analyser les spots… Evidemment, il me faudra les scruter plus d’une fois et à différentes marées avant de me jeter à l’eau. Mais c’est un bon début, prometteur ! Et puis… je vais vous avouer une chose : j’ai vraiment, mais vraiment envie de me faire cadeau d’un longboard !! A suivre…
Trois choses qui se disent concernant Phillip Island : ‘This is Block island’, ‘When the surf is good, traders are off the beach’, ‘The surf is always good on the Island’. Si vous ne comprenez pas l’anglais, en gros, cela veut dire que Phillip Island est une presqu’île où vit un gros pourcentage d’hommes, pour la plupart dans le bâtiment et pour la plupart surfeurs. Aussi, comme le surf est toujours bon à The Island (suffit de connaître la configuration de chacun des spots et se mettre au jus des conditions), les gars se font en moyenne une session par jour, parfois pendant les heures de boulot, si les conditions sont les meilleures..!
Mais attention, cela ne veut pas dire qu’en tant que surfeuse, on soit mal accueillies, au contraire ! Honnêtement, je crois n’avoir jamais eut de mauvaise expérience et je suis même certaine avoir eut que de très bonnes sessions partagées avec les gars à l’eau. A chaque fois que je papote avec eux en regardant les vagues, à chaque fois que je rame avec eux vers le pic, à chaque fois qu’on ride les vagues ensemble, c’est toujours des sourires, des mots gentils, des conseils bienvenus…
Woolamai, Forest Caves, Express Point, Smths Beach, Summerland, Cat Bay, Flynns Reef sont les spots les plus connus. Shortboard, longboard, kneeboard, bodyboard, stand-up paddle, il y en a pour chaque type de surfeurs et surfeuses. Mais le spot de prédilection c’est bien Woolamai. Des droites et des gauches qui déferlent sur des bancs de sable qui ne bougent que très peu et qui marchent à n’importe quelle marée si le vent est Nord-Est et la houle Sud à Sud-Ouest.
J’adore Woolamai, surtout lorsque je me fais plaisir sur des sessions matinales telles que celle-là…
Hope to see ya soon on the water guys ;)
Il y a quelques temps, Nat m’a demandé conseils pour le trip surf qu’elle aimerait organiser avec sa petite famille… Nous nous sommes échangé quelques mails et la façon dont elle vit le surf au travers de sa vie personnelle m’a totalement bluffée. Je lui ai donc demandé de nous écrire sa vie car je suis certaine qu’elle peut en inspirer plus d’un ou plus d’une. Ultra positive, Nat nous délivre ici un très beau message. Prenez quelques minutes à la lire et vous allez comprendre …

'La vie est belle, vraiment je me dis qu'on a énormément de chance d'avoir la mer et la passion' Nat
TripSurfeuse m’a dit, allez, racontes ta vie. Alors voilà, je me lance, mais je la trouve tellement banale que je me demande encore pourquoi raconter mon histoire.
Moi c’est Nat, génération x et 45 ans bien trempés. A 13 ans j’ai découvert la PAV (Planche à Voile), puis j’en donnais des cours dans un club en job d’été ; à l’époque c’était le funboard et les premiers sauts sur un proto en carbone… Bac, études à Paris et à Bordeaux. Club de croisière sur la Rochelle. J’ai eu la chance de voir le rayon vert de retour d’une croisière de l’île d’Yeu.
En 1994, inscription au Lacanau surf club et achat de mon premier thruster d’occas’. Et splash, coup de foudre avec les vagues. Le surf c’est pour la vie. J’étais pas très douée (et pas maintenant non plus) mais acharnée tous les week-end hivers et étés. J’habitais le vieux Bordeaux et je prenais le premier car du matin pour ne rentrer que le soir. Pas de voiture. La Nord, ma préférée. A l’époque pas beaucoup de filles à l’eau, je me souviens avoir sympathisée avec une groomet, Isabeau c’était son nom.
Rencontre avec mon compagnon lors d’une croisière pour remonter un bateau du Portugal en Bretagne. C’est pas un surfer, mais bon il s’y mettra un peu. Puis départ aux US loin des vagues, dans l’Ohio pour 2 ans. Pas beaucoup de surf sauf lors d’un mini trip en Californie. Retour en France avec une priorité, trouver un Job dans le Sud Ouest. Et voilà, on s’installe sur Libourne. Tous les WE sur la côte.
Et puis la vie s’éclate, un premier bébé, un premier soleil. Un soleil coquin, avec un chromosome 21 de plus que nous et qui vous donne de la force de voir la vie plus belle : notre fille, notre fée à nous. Après un démarrage fatiguant, son cœur a reçu une super rustine. Merci la science qui sait faire des miracles ! Notre pitchoun vient avec nous tous les WE, sur le dos, entre les surfs, avec un biberon, puis un p’tit pot. Préférence pour Lacanau sud, tranquillité des spots après une ballade sous les pins. C’est une fan de la mer. Tout juste un an après, son petit frère arrive, c’est un poisson, un futur amoureux de l’océan comme nous tous. Lui aussi sera sur le dos. Parfois pas facile avec deux pitchouns, deux surfs et deux sacs à dos, mais les parents sont motivés.
Avec l’âge, on décide de planter la tente à Carcan les WE ; le papa est plus un fan de catamaran et il navigue sur le lac quand les vagues sont nuls. La famille va à l’océan quand c’est plus joli. L’été on partait en camping à Crozon, à Quiberon, à La Torche.
Déménagement près de Nantes en 2006, les vagues sont différentes, mais sympa et pas dangereuses. Les enfants démarrent avec une biscotte. Notre fille n’a jamais peur, on est toujours avec elle, elle ne sait pas nager, probablement ne le saura jamais. Elle n’a pas acquis le langage, et ne pourrait pas appeler au secours si besoin, d’où notre présence rapprochée quand elle est dans l’eau. Vous connaissez la sensation de bonheur que l’on ressent quand on surf une vague, grosse ou petite ? Hé bien quand on la pousse sur une vague et qu’on la voit partir en surfant sa biscotte et qu’on l’entend crier ‘ouahah ohoho’, et qu’elle nous fait un énorme sourire arrivée à la plage, c’est du vrai bonheur pour elle et pour nous ! Ces instants sont magiques et c’est un concentré de peps qui lui donne du bonheur et des souvenirs…
Puis mes quarante ans arrivent et je change radicalement de métier : de responsable d’un laboratoire R&D, je passe dans la finance d’entreprises et devient investisseur en capital risque. Entre temps, on me découvre un cancer du sein. Banal. En fait, c’est celui que j’aurai choisi, si choix il y avait eu! On le connaît bien et il se soigne tranquillement apparemment. J’ai de la chance, le gros des traitements se passe l’hiver, et pas trop de regrets car je loupe peu de vagues.
Les beaux jours reviennent. Tartinée de crème solaire, je fais attention à la rame,… un bras sans ganglion, ça fatigue plus vite, et il faut refaire les muscles. A la fin de la radiothérapie on est en juillet et hop, départ pour notre camping préféré à La Torche. Les kg se sont incrustés, satanés traitements. A la rame, la douleur est toujours là : un hématome persistant qui me rappelle que la vie est trop courte et qu’il faut toujours en profiter un max. Tant pis, et ce genoux que je remets au take off! Bigre … Heureusement que le longboard existe!
En famille, on alterne toujours quelqu’un avec les enfants, et voilà soit le papa, soit la maman à l’eau sur le longboard. Et ce sont les séances biscottes où les enfants s’éclatent à leur tour. Notre fils grandit, sa nage devient parfaite, il est prêt. Je lui donne un petit thruster que j’avais acheté à Bordeaux et gardé dans mon quiver. Il apprend en Loire Atlantique et il a le coup de foudre.
Les étés à La Torche rythment nos vacances. Au passage je salue le camping de La Torche, très sympathique et agréable. Le matin : lever tôt pour être à la plage de bonne heure avant que le vent ne se lève. Baignade, surf, biscotte quand il fait beau avec une tente de plage pour les enfants ; notre fille s’y plaît bien et ils sont à l’abri quand la pluie ou le vent sont au rendez-vous. Puis vers 14-15 h retour au camping, douche et rinçage du matos et on prépare le déjeuner. Après-midi, ballade, farniente, piscine ou troquet du coin.
Tout le monde s’éclate. Je reprend la forme et abandonne le longboard pour un wombat plus réactif. Mon groomet vient à l’eau avec moi le plus souvent et nos sessions sont de plus en plus longues. Il passe la barre et fonce devant moi. Ses take off sont rapides. La mamma est bien fière. A 12 ans il me suit partout. Souvenir d’un matin tôt à Tronöen, on était 4, vagues parfaites…
Les WE, on surfe en Loire Atlantique ou en Vendée, parfois. Notre fille est toujours partante pour enfiler sa combi et venir à l’eau avec nous, mais je lui réserve les jours où il fait beau. Notre fils est comme moi, on se change dans ma clio, on se caille, on râle et on s’amuse bien. Le papa, lui, préfère son catamaran. Mon fils a grandi, il a un nouveau surf. Moi aussi, ayant cassé en deux mon wombat dans les vagues de La Torche l’été dernier, j’ai aussitôt acheté un egg. Pas mal aussi.
Puis le crabe refait des siennes et métastase après 2 ans de calme. Opération, traitements… et là, c’est à vie. Entre les chimios, on va à l’eau avec mon fils. Heureusement ma cagoule me protège bien l’hiver, car sans cheveux, il fait bien froid. Je passe difficilement la barre quand la fatigue est là. Et je me repose sur mon surf en maudissant mes globules blancs qui n’en font qu’à leur tête !
En ce moment, je perds mes ongles et mes cils. Et zut, je mets une plombe pour enfiler ma combi, douleurs énormes aux phalanges ; Allez, Nat, t’as de la chance, tu vas aller à l’eau ! Oui mais imaginez mettre une combi sans les mains…. et puis l’eau de mer creuse un max mes doigts et la douleur est constante. Bon, je reste sur les baïnes pas loin du bord car je n’ai aucune force. Et là c’est magique : la vague arrive et la baleine (c’est moi) se lève et s’éclate ; et pfuitt, plus de douleur, que du bonheur !!!
Bon je ne raconte pas le ré-habillage….Mon fils est bien cool, je le laisse tranquille et il prend ses séries, et il sourie. La vie est belle, vraiment je me dis qu’on a énormément de chance d’avoir la mer et la passion.
En ce moment ma fille regarde les ‘Blue Crush’ en boucle sur sa tablette. A 15 ans, ma triso préférée est aussi midinette et tant mieux. Moi c’est ‘The Present’, ou ‘Sprout’ ou ‘Scratching the Surface’ que je visionne quand je suis coincée sur mon canapé. En ce moment par exemple, on vient de m’opérer et je n’ai que cela à faire pour avoir la pêche !! Parfois la baleine est un peu triste, et ne se reconnaît plus en face dans la glace (une baleine sans cheveux, sans sourcils, balafrée, qui ne peut pas bouger…), il n’y a que les yeux qui sont là bien vivants.
Mais je pense toujours qu’on a de la chance. Il y aura toujours la mer et ses vagues pour nous. D’ailleurs, dans 10 jours, retour à l’eau… Et le reste c’est peanuts, même si parfois c’est pas toujours simple à gérer.
Et puis aussi grâce à la toile, on découvre des trips, des moves, des personnes, qui vous donnent du soleil. J’ai dans la tête de préparer un trip avec ma p’tite famille. Cet automne, cet hiver ou après, mais j’y réfléchis sérieusement. Il y a quelques années, on étaient allé au Maroc autour d’Agadir et c’était plutôt génial comme dépaysement.
C’est dans cette recherche de trip que j’ai découvert TripSurfeuse. Et le site est un vrai régale, merci TripSurfeuse.
Nat
Un très grand merci, mille fois merci Nat !