Ça fait longtemps que je n’ai pas écrit sur mes sessions surf et pour cause. Changement de pays, changement de vie, nouveau amis et nouveau boulot, aussi. Et le boulot, attention, pas le pire. Pendant prés de 6 mois, on m’a pris pour Willy Wonka au féminin avec mon uniforme de chocolatier et mes joues couvertes de pâte à cacao ! Et puis l’autre, vous n’allez pas y croire…
7h30 par jour à faire du chocolat, mine de rien, ça vous donne envie de prendre des bains. J’adore le chocolat, j’ai même appris le mot Chocoholic en anglais, mais vous me croirez ou non, bosser dans une usine de chocolat, au bout d’un moment, ça vous monte à la tête… Alors j’ai fait couler un bain et me suis gentiment allongé dedans, loin des machines, du bruit et de l’odeur… parfait.
Et puis voilà qu’à un moment, l’eau commence à s’agiter, balançant mes bras et mes jambes. Je sens même comme une brise caresser ma joue. Serait-ce une entrée de houle ? J’ouvre les yeux et vois l’eau de mon océan changer de couleur et de forme. L’excitation monte, mais que se passe-t-il ? J’attrape ma planche de surf et vois arriver une première vague… une vague de chocolat ! hum-miam-miam !
Je ferme les yeux mais pas la bouche (pas folle la guêpe), hop, premier canard ; Slurp ! Je continue à ramer – ça va, c’est facile car le chocolat est à la bonne température, il est tout smooth – et me prépare pour le deuxième vague… un, deux, trois coups de rame, me voici au take off ! Je pars en droite et vois la lèvre passer par-dessus ma tête ahurie. Quelle sensation ! Mais que c’est bon ! ..De se retrouver au cœur du cacao, c’est chaleureux, onctueux, délicieux, c’est incroyablement bon !
Et puis je me suis réveillée… Voilà, c’est fini. Haha ! Excellent, je ne pouvais pas ne pas vous la raconter celle là, surtout à l’approche de Noël ! ’Ca me fait penser à la pub Cadbury’ me dit Zeb… Allez, je vous souhaite de passer un merry christmas et de goûter à plein de chocolats ;)
L’autre jour (il y a 1 mois ; ok, 2 – héhé), je reçois un mail de Fran Derham me présentant la toute dernière vidéo qu’elle vient de réaliser en collaboration avec Clare Plueckhahn et voilà ce qu’elle m ‘écrit :
‘Thought you might like to see these latest clips that we’ve done on Alana. They’re in promotion of this new range of Bikini‘s that she’s designed with Rip Curl. Ones that actually stay on when you surf!! Yay. However – the thing we like about these clips is the fact that you get to see a side to Alana’s personality that you never normally see – she’s really funny. Plus she’s just re-qualified for the World Tour.‘
Alors : ‘vraiment marrante’ je sais pas mais vraiment sexy ça oui. La compagnie Rip Curl voudrait-elle remonter ses ventes ? « Nous souhaitons réaffirmer la personnalité féminine de Rip Curl » a dit un jour Baptiste Caulonque, directeur des opérations de la marque Europe. Alana Blanchard est bien connue pour ses bottom-turns G-stringués après tout… (Avouons avoir vu sur les murs de nos potes facebook plus de vidéos d’elle vantant sa plastique que ses snaps) et puis en même temps, si elle vient d’être requalifiée pour le World Tour (faut tout de même pas renier ses capacités), ça ne peut que faire du bien à l’image Rip Curl. La troisième marque de surf n’aurait-elle pas fermé 5 magasins et supprimé 48 postes il y a 6 mois, en France ?
Une fois avoir joué la vidéo sur YouTube, je pense ensuite à ce que pourrait se dire l’audience… Hypothèse 1, le gars : ‘Ha oui, elle a l’air sympa Alana… Ouai mais bon, si le maillot reste en place, j’ai plus rien à mater moi !’ Hypothèse 2, la nana : ‘Elle est trop canon Alana, me faut ce maillot… tu crois qu’il reste vraiment en place, même en machine à laver ? Ok, je vais le prendre !’ De mon côté, moi : ‘Cette ligne, qu’elle aurait designé pour son sponsor… c’est sympa les filles de m’envoyer votre dernier petit film, mais j’aurais bien aimé que le pôle communication de Rip Curl m’en envoie un de bikini !’ Histoire de le tester, hey… car c’est malheureusement pas grâce au clip qu’on voit si le maillot reste donc en place quand on surfe… Alors info ou intox ?
De toute façon, j’écris pas sur le TripSurfeuse’s Blog pour faire de la pub à la pub, hein. Non, ce qui m’intéresse, c’est de faire partager des trucs que je trouve sympa et qui me font marrer ou qui me tiennent vraiment à cœur. En conclusion, je ne vous balance pas la vidéo aujourd’hui pour vous annoncer la sortie d’un produit miracle mais plutôt pour féliciter le travail des réalisatrices ! Good job Fran et Clare… comme d’hab’ ;) et puis… je sais qu’à l’approche de noël, ça fera quand même plaisir à certains de mes potes ! Ha !
Ca fait un moment que je n’ai pas écrit ! Mais que s’est-il passé ? Beaucoup de choses en fait, un grand chamboulement. Ok, je vais vous avouer le truc : je suis tombée amoureuse, in love of a kangourou, et suis donc aujourd’hui résidente en Australie grâce au De Facto Visa (Temporaire). Il a fallu constituer un gros dossier et solliciter beaucoup de personnes pour en arriver là… Mais après 4 mois la tête dans la paperasse, on peut se détendre. Relax max, à l’aise blaise, easy-peasy, it’s all good ! Et TripSurfeuse, alors ? En vivant sur l’un des meilleurs spots de l’Etat du Victoria, on devrait décidément avoir le cœur qui fait boom…
Tout a commencé à mon retour du Maroc, en décembre 2011… Je ne pensais qu’à ça ; remonter dans l’avion, planche de surf sous le bras, pour atterrir sur un nouveau continent. 9 mois plus tard, je partais en Indonésie et Bali me subjuguait. Après ça, il me fallait trouver une destination où l’on parle anglais certes mais où le soleil brille et où l’on trouve de jolies vagues à surfer. Je me vois encore hésiter entre l’American Dream et le Drive Thru Down Under… Finalement, il n’a pas fallu grand chose pour me convaincre de partir à la découverte de l’Australie : Magicien d’Oz, Skippy le kangourou (et non pas le grand gourou – haha), Crocodile Dundee, certes, mais aussi Morning of The Earth, les wicked campervans, le pub & les gigs, le barby … l’ambiance surfing avec un grand S !
Septembre 2012, me voilà donc partie en WHV pour un an. Objectifs : améliorer mon anglais, m’imprégner de la culture australienne, faire du wwoofing et progresser en surf. ‘Tu ne reviendras pas je t’y vois comme un poisson dans l’eau !’ ‘Tu y trouveras un beau p’tit australien et tu ne rentreras pas’ sont grosso modo le genre de phrases lancées par mes amis pendant mon périple de TripSurfeuse. Moi qui n’en pensais que des pfff et rêvais de continuer mon périple par delà les côtes du monde entier, après mes premiers 4 mois de trip surf le long de la côte Est australienne, je posais mon boardbag sur la presqu’île de Phillip Island et faisais la rencontre d’un charmant jeune homme… Mes amis avaient raison ! J’avais trouvé mon kangourou et je n’avais qu’une envie : mener une vie de koala…
Dés lors, TripSurfeuse ralentit la cadence de ce qui devait être ses aventures autour du globe. Nouveaux projets, nouveaux horizons. Le plus important étant de pouvoir rester aux côtés de l’être aimé et découvrir son pays natal… Puis, après un an et demie à barouder, on met les voyages en stand by et on s’(ré)installe sur Phillip Island. Pendant ce temps, et après nos heures de boulot, la demande de DeFacto Visa est en cours. Echanges avec la France, demande de papiers certifiés, tests de santé, formulaires à remplir et j’en passe et sans compter les quelques 4 000 AUD… le tout est une affaire de 4 mois. Au final, trois jours avant de partir pour nos vacances en France… on reçoit un e-mail : ‘I am pleased to advise that your application for a Partner visa has been finalised and that Partner visa have been granted’ Youpi, y a plus qu’à fêter ça !
Nos holidays in France, c’est une autre histoire mais pendant ce temps, TripSurfeuse se pose des questions. De quoi vais-je bien pouvoir écrire si je ne pars plus en sac à dos et avec le boardbag ? ‘On s’en fout, l’important, c’est que tu continues à écrire car moi, j’aime ton style’ (Sandrine – Neocombine). Car, le surf, c’est subjectif. On vit un moment quelque part, on ressent des choses, qu’on partage ou pas… Moi, par exemple, j’ai décidé de la partager. Trip surf ou session surf, Cap Ferret, France ou à Phillip Island, Australie, mes amis me manquent et c’est pour ça que j’écris. Quelque part, je continue ainsi à tripper avec eux et c’est comme ça que je suis heureuse… Happy Surfing my friends, love you all
C’est l’histoire d’un marque-page coincé dans un livre oublié. Tandis qu’un courant d’air pousse la fenêtre de la pièce isolée et fait voler les feuilles du bouquin, le marque page retrouve sa liberté … En scrutant les feuilles déferler sous la force du vent, le marque-page a l’idée de récupérer une planche de surf illustrée dans le livre et commence ainsi à glisser sur les pages qui prennent la forme d’un océan de vagues… Le marque-page vit alors le ride de sa vie, enchainant wipeout, carves et flotteurs en tout genre sur des vagues toujours plus grosses et ce, jusqu’à la dernière page, jusqu’à la dernière vague qui marque la fin d’une aventure pas comme les autres. Il est temps pour le marque-page de reprendre sa place entre les feuilles du bouquin. Ou pas. En effet derrière lui, se dresse des piles infinies de livres, BD et journaux, dévoilant ainsi une multitude de spots inexplorés et de nouveaux challenges à relever…
Ce court-métrage original est né grâce à l’inventivité de L’équipe du Salon Alpin composé par Philipp Comarella, Simon Griesser, Silvio Canazel, Christoph Staber et Thomas Weiz. Un an de travail et un budget minime ont été nécessaires à cette équipe de passionnés pour nous offrir une animation de 5m30 mêlant papier craft, stop motion et images 3D. Le résultat est un petit film d’une qualité à coupé le souffle, une fable rigolotte, une jolie métaphore sur les livres oubliés, les vagues inexplorées et les challenges de la vie en général … Much Better Now, un mini film de surf pas comme les autres qui vaut la peine d’être vu et partagé
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Bonnes vacances d’été à tous !
Autrefois considéré comme une activité marginale, le surf est aujourd’hui ancré dans notre société comme un sport pouvant être pratiqué par chacun(e) et ce qu’importe son appartenance socio-professionnelle. Mais plus que cela : synonyme de sensations fortes et de liberté, l’esprit surf est tel que son image et son dialecte sont souvent repris pour des slogans de marques diverses. Et pour faire vendre quoi ? Du rêve sous la forme de surf-lifestyle. Car en fait, même si la publicité lui fait parfois perdre son sens initial, le surf est une vraie philosophie de vie, celle qui aide à développer les qualités mentales nécessaires pour s’affirmer dans la vie personnelle et professionnelle. Humilité, sens des responsabilités, patience et persévérance, adaptation au changement et sens de l’équilibre, concentration et anticipation, maîtrise de soi, observation, esprit d’analyse et auto-évaluation, recherche de nouveaux challenges, ouverture d’esprit, solidarité, accomplissement personnel… Oui, outre ses quelques minutes de plaisirs béats, la pratique du surf aiderait bien à construire sa vie d’adulte et à surmonter les évènements imprévisibles de l’existence…
Accepter de ramer, faire de multiples canards pour passer la barre, ramer encore pour se donner la chance de surfer une vague, tomber de sa planche et remonter dessus pour repasser la barre et éviter les autres surfeurs… Surfer engendre un grand effort physique qui nous apprend qu’on a rien sans rien. Dompter sa planche qui se balance sur la houle n’est pas chose facile et pour progresser, le surfeur comprend vite qu’humilité et patience sont les maître-mots. En effet, ce n’est que petit à petit qu’il ressentira les bénéfices de ses efforts. Surfer, c’est donc vivre, accepter de tomber et de remonter incessamment, mais c’est aussi se rendre compte à quel point il est nécessaire de surmonter les aléas de notre existence pour réussir
Se prendre un coup avec la board d’un autre surfeur, se faire secouer par les rouleaux après avoir prit une mauvaise vague, se faire éjecter dans le beachbreak en voulant sortir trop vite de l’eau… le surf n’est pas sans risques. Et pourtant on y retourne volontiers pour ce goût de l’extrême, pour repousser ses propres limites. Une sorte de ‘Ça passe ou ça casse mais quoiqu’il arrive, c’est que je l’ai mérité’. On ne parle pas ici d’inconscience ou d’imprudence mais plutôt de prise de risques calculés dont on connaît vite la sanction (parfois sévère) en cas d’erreur. Le surfeur est courageux mais pas vaniteux, il n’en connaît que trop bien les conséquences. C’est par son comportement qu’il se pose en maître de son propre destin et qu’il acquiert le sens des responsabilités
Jongler entre l’envie de surfer et les contraintes de sa vie professionnelle et/ou personnelle, se mettre à l’eau lorsque les conditions de mer sont les plus favorables, attendre patiemment la série qui se décale inopportunément, ne pas se sentir corps avec la vague … La frustration est inhérente à la pratique du surf. Pourtant, elle s’efface bien vite suite à quelques minutes de glisse. Le plaisir de la glisse étant incontestablement passager, le surfeur sait qu’à force de persévérance, il connaîtra un instant de bonheur unique et, à l’arrivée, une certaine satisfaction personnelle
Pour glisser sur la vague, le surfeur doit jouer avec ses appuis et rester ainsi le plus longtemps possible, debout sur sa planche. Mais comme ‘Nul ne surfe jamais deux fois la même vague’ (Frédéric Schiffter) puisque toutes les vagues sont différentes, imprévisibles et inattendues, le surfeur doit trouver son propre équilibre sur chacune d’elles. Un éternel recommencement qui parfois le dépasse à cause de multiples contraintes. Et pourtant, c’est en acceptant les pour et les contre que le surfeur apprend à s’adapter et à surfer sur des situations changeantes voir instables afin de trouver l’équilibre parfait entre physique et mental
Zigzaguer entre les autres surfeurs et attendre son tour, se retrouver dans une position inconfortable générée par ceux qui en demandent plus, être confronté à quelques surfeurs égoïstes et hargneux… Face aux requins, le surfeur doit être à l’écoute de ses sensations et suivre son intuition avec intelligence. Rien ne sert de provoquer, il est préférable d’identifier, comprendre et esquiver. Le surfeur apprend à maîtriser ses émotions et, judicieusement, utilise l’énergie du mouvement pour révéler le lien de la réciprocité et le précepte de gagnant-gagnant. En adoptant une attitude altruiste, il maximise le bien-être de toutes les personnes présentes autour de lui. C’est en esquivant les rapports de force qu’on en ressort vainqueur et respecté…
Etudier le spot avant la mise à l’eau, se déplacer en utilisant le courant, optimiser sa rame pour se placer, surfer avec la vague et non contre elle… c’est par son attitude que le surfeur se fait accepté au creux de la vague et c’est en accompagnant son mouvement qu’il devient son complice. Il ne va pas contre les forces qui le dépassent mais surfe avec et, s’il commet des erreurs, il s’auto-évalue pour optimiser sa session. C’est en glissant sur les flux de notre existence que l’on comprend son fonctionnement. Et c’est aussi ainsi que l’on met en place des solutions appropriées afin de toujours en tirer profit
En poursuivant ses rêves de la vague parfaite, du ride sans fin et du tube profond, le surfeur mystifie son sport. Le surf est en effet vécu comme une sorte de religion où la transcendance est suscitée par une quête infinie. Le sentiment de liberté qui se dégage de chaque vague surfée est à son paroxysme et c’est à ce moment là que le surfeur se sent revivre, renaître, délivré d’un quotidien parfois maladif. Il est dévoué à son sport pour son propre salut
Lorsque le surfeur a besoin de surfer, il a aussi besoin de chercher de nouvelles vagues. Partir en trip surf, à la conquête de vagues exotiques et parfois isolées, lui permet de s’ouvrir au monde. Il découvre d’autres paysages, d’autres cultures, d’autres personnes… mais se découvre aussi un autre lui qui s’autorise plus de souplesse. Le trip surf modifie ses perceptions, redéfinit ses besoins, remodèle ses perspectives et l’aide à ouvrir les yeux sur un monde qu’il croit connaître. En partant à l’aventure, un sentiment d’empathie se développe au profit des échanges, du partage et de la solidarité
Pratiqué dans un milieu naturel et incertain, le surf est plus qu’un sport, c’est une philosophie de vie qui offre à chacun un brin de légèreté, quelques minutes de plaisir, une sensation de bien-être et des instants de liberté. Et si la pratique du surf est aujourd’hui parfaitement ancrée dans le système, c’est aussi peut-être parce qu’elle délivre une certaine métaphore de la vie en général et qu’elle nous aide à grandir. Car si le fait de réussir à glisser sur les vagues était, dans certaines cultures, l’une des étapes majeure au passage adulte, il est aussi notre faculté à vivre dans le monde actuel. En fait, surfer sur les vagues c’est comme surfer sur internet, notre réseau personnel ou nos tâches professionnelles : c’est glisser sur les flux de notre existence pour notre bien-être… Alors, si vous pensez revenir à vos 15 ans lorsque vous batifoler dans les vagues le sourire béat, … hé bien c’est encore mieux. Je n’aurais qu’une chose à ajouter : faites du surf pour toujours !