Après Endless Summer de Bruce Brown qui révolutionna le genre des films de surf à son époque, voici Zen and Zero, un bijou de surf movie qui rafla toutes les bonnes critiques à sa sortie en 2006. Monté à la sauce policier 70’s et narré façon film noir, Zen et Zero est le journal de bord de 5 amis Autrichiens partis de la Californie jusqu’au Costa Rica afin de rencontrer leur gourou, le légendaire surfeur et écrivain, Allan Weisbecker. Si vous êtes curieux comme moi et aimez les films atypiques, celui-ci ne vous laissera pas indifférent…
Avec des influences telles que Federico Fellini, Jim Jarmusch, Roman Polanski, Stanley Kubrick, Wim Wenders, ou encore Camus, Hunter S Thompson, Moses, Jack Kerouac et j’en passe autant avouer que les film-makers Michael Ginthor et Philip Manderla ont de quoi susciter ma curiosité. D’autant plus lorsque j’apprends que les 2 compères et leurs 3 autres amis sont Autrichiens. « Have a bunch of austrians just created the best soul surf documentary of 2006? » Pour répondre à Carve Magazine, il semblerait que oui, vu le nombre d’awards décernés au film et à son équipe : Best Director et Best Story au X-Dance-Action Sports Film Festival, Best Film au Surf Film Festival St Jean de Luz, Director’s Award au Santa Cruz Int. Film Festival, Best Photography au Festival Internacional de Cinema Surf (Brésil) et au Pichilemu Surf Film Festival (Chili), Best Adventure Film au Tahoe-Reno int. Film Festival et au Boulder (USA), Best Screenplay au Palermo Sport Film Festival d’Italie… je continue ?
Vous l’aurez compris, Zen and Zero est le chouchou des surf movies sortis en 2006 et un 6 ans, je vous avouerais qu’il n’a pas pris une ride. Alors, pourquoi ? Peut-être car c’est un film de surf anticonformisme mené par une bande de rebels venus des montagnes, la touche européenne sur des paysages typiques de road surf trip en Amérique ? “I always thought I was a surfer dude at heart,… Too bad I came from landlocked Austria.” Déclare Ginthor avant de finir par “True dudeship lies elsewhere.” J’acquiesce et me disant que les grizzlis doivent être très bons snowboardeurs car même si les scènes de surf ne sont pas des plus exceptionnelles, on voit tout de même passer de bonnes vagues ! D’ailleurs, merci de ne pas avoir coupé les wipe-out au montage (surtout ceux du beachbreak de Puerto Escondido), cela rend le film d’autant plus intéressant : loin des clichés de surf parfait et de la pression du ‘j’aimerais tellement faire pareil’, nous sommes dans une dimension de surf réalité qui soulagera les surfeurs débutants à intermédiaires ! Trois leçons à retenir de leur surf trip ou plutôt Surf Safari : La patience fait la force ; Le surf est une affaire d’équilibre des éléments et de l’homme ; Ne jamais tourner le dos à une déferlante. A bon entendeur…
Mais ce qui fait l’intérêt du film ne s’arrête pas qu’aux images de surf. En effet, le scénario a ce petit quelque chose en plus : 5 potes autrichiens achètent deux voitures 4×4 d’occasion qu’ils alimentent de Red Bull et partent avec planches de surf et caméras de Los Angeles au Costa Rica en passant par Baja, le Mexique, le Guatemala, le Salvador et Honduras. Ils se prévoient 3 mois de trip pour se donner la chance de rencontrer leur gourou, Allan Weisbecker, “Looking for the Zero Moment when nature exhibits its forces in their purest form.” Allan Weisbecker est un surfeur légendaire qui, il y a quelques années, perd sa maison suite à une cuite avant de se faire prendre par la police en possession de marijuana (ça me rappelle un peu Surfer, Dude). Maintenant reconverti en écrivain et dialoguiste pour la série TV Miami Vice, celui qui se surnomme ‘El Bandito’ vit et surfe au Costa Rica. Inspiré par son livre In Search of Captain Zero, les protagonistes du film partent à la recherche de la légende en se disant qu’après tout, si le surf est flat, ils auront quand même une bonne histoire… Et le résultat est là : mi-philosophiques, mi-comiques, les 60 minutes narrés par la voix mauvais garçon de Marco Capalbo et joués d’une BO à la Western Spaghetti (Herwig Mauer), donnent le ton d’une ambiance proche des Hunter S Thompson revisitant le mythe du Surfer Dude … Et l’attention ne décroche pas ! Routes rocailleuses bordant les montagnes et les plages, marché et bar Corona, hamac et chapeau de paille, cathédrales et clocher, partir surfer à cheval… Outre le scénario, les prises de vue sont aussi excellentes. A la fin de leur trip, les copains revendent les voitures pour rentrer à la maison afin d’éditer le film. Deux années à travailler avec Final Cut Pro et Digital Beta pour une image de très bonne qualité, un montage intelligent et une histoire qui inspire…
Zen and Zero est assurément un film de surf pas comme les autres. 5 autrichiens partis à la recherche du mythe du Surfer Dude sur fond de western spaghetti et décors caliente c’est une aventure inédite au scénario improbable qui, forcément, fait des vagues. La presse surf est unanime et les récompenses attribuées lors des festivals de 2006 ne démordent pas. Zen and Zero est un surf movie intelligent qui fait passer les surfeurs pour des passionnés et non des demeurés… avec ou sans vagues. Car finalement, c’est quoi le plus important : surfer des vagues parfaites au bon moment au bon endroit ou partir à la conquête des vagues en terres inconnues ?
Agée de 19 ans, Felicity Palmateer est actuellement classée 19ème au WQS. Surfeuse depuis ses 4 ans, Felicity ne peut se passer de sa passion pour la glisse et c’est depuis ses premiers canards que son père, Warrick Palmateer, la suit et l’encourage dans sa carrière d’athlète professionnelle. Clare Plueckhahn & Fran Derham, deux jeunes réalisatrices australiennes, ont voulu peindre le portrait de cette surfeuse professionnelle, tout en pointant du doigt la pression subie par les jeunes athlètes féminines… Un sujet qui, évidemment, a attiré mon attention…
C’est depuis sa première vague que Felicity Palmateer est tombée amoureuse du surf. Et cela, son père l’a tout de suite compris. C’est pour cette raison que le papa reste aux côtés de sa petite protégée, lors de ses entrainements et de ses compétitions. Oui, Felicity a toujours rêvée de devenir surfeuse pro et maintenant qu’elle est classée au rang des meilleures, qu’elle fait partie du top 20 WQS, elle qui n’a jamais baissé les bras, ce n’est pas maintenant qu’elle va se décourager…
Et pourtant, il y aurait de quoi. Car même si sa passion a grandi avec elle et qu’aujourd’hui son rêve s’est réalisé, Felicity se doit de garder la face dans un monde qui se montre parfois très et/ou trop dur. Toujours s’entrainer pour progresser afin de garder sa place et gravir les échelons, voyager à des heures d’avions pour les contests afin de battre ses concurrentes, garder son poids forme pour le surf mais aussi pour représenter la marque qui la sponsorise (Billabong), jongler avec les médias… Tant et tant de pression qu’une athlète de son niveau doit assumer malgré son jeune un âge …
Et voilà ce dont traite le dernier projet de Clare Plueckhahn & Fran Derham (First Love, Lunchbreak, vous les connaissez déjà si vous suivez mon blog). Avec ‘So It Goes’, mes deux chouchoutes de réalisatrices nous ouvrent les portes d’une nouvelle dimension du surf féminin : certes vivre de sa passion de surfeuse c’est sympa mais ce n’est pas tous les jours faciles ! Cependant, malgré les mauvais côtés, le fait d’essayer est déjà très gratifiant et même si le challenge vaut ce qu’il vaut mais au final, le plus important est de ne jamais laisser tomber ce que l’on aime… Car, après tout, la difficulté fait partie du jeu et la jouissance du ride nous faisant oublier tout le reste, c’est aussi peut-être pour cela qu’on s’accroche… ‘When the going gets tough, I go for a surf – and everything just seems to fall into place. When I’m having a problem I get in the water and seem to find a solution.’ Felicity Palmateer.
‘So It Goes’ fait déjà parlé de lui, checkez vos quelques sites web préférés et jugez par vous même… Clare & Fran sont décidément en place ! Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi je suis fan du boulot de ces deux jeunes surfeuses/réalisatrices. Du coup, voici une autre exclu TripSurfeuse : l’interview de Clare Plueckhahn & Fran Derham sur leur dernier bébé !
‘I hope that everyone can take something away from this clip, as everyone who is out there trying to make it in whatever field they are in faces challenges daily. This is just a little reminder to never lose sight the things that you love – because in the end that’s the reason why you keep doing what you do.’ Clare Plueckhahn
Le film :
L’interview :
TripSurfeuse : After Lunchbreak that pictures a bunch of pretty damn good surfer girls taking over some guys in the water, you strike back with a brand new short movie untitled ‘So It Goes’, starring professional surfer girl Felicity Palmateer. What caught your attention about this girl for you to film her?
Fran Derham & Clare Plueckhahn : Felicity was actually in Lunchbreak. So while we were shooting that we got to know her pretty well – and having never been to WA
So, to release this new movie, you left your work based in Melbourne to go to world wide famous and beautiful surf break Margaret River. What were your reasons to shoot over there?
We’ve never shot anything over on the West Coast and we were desperate for an excuse to get over there. Felicity is from WA and grew up surfing the breaks of Margaret River – so it only seemed natural to shoot her over there.
The main topic of ‘So It Goes’ reveals another aspect of feminine surfing, not only the performance of the athlete but all the pressure a professional surfer girl has to face everyday to keep on ranking in the elite (the WQS). Do you reckon Felicity Palmateer (or any other girl) deals with more pressure from others and herself than if she were a guy and why?
Any professional athlete is under an extreme amount of pressure – but there seems to be an expectation in the surf industry (and perhaps even in society) for girls to be beautiful as well as very good at their sport. And that’s not always the case – and shouldn’t have to be. Felicity is stunning but she still faces the pressure body image as well as the challenges of being an elite sportsperson. I’m not saying guys don’t feel that pressure but girls tend to more.
Once again, going deep into a professional surfer girl’s thoughts is pretty new in the Surf Media. If surfer girls must be your main inspiration, your sensibility as women exposes a great point of view about the surfing. What did/has inspired you to concentrate on directing your career towards female surfing? And who is your main inspiration?
Although we’re both surfers, Clare and I also work in the Australian Film & TV industry. And in that world you can’t put anything together without telling a story. So I guess our goal is to combine our passion for surfing with our day jobs by creating surfing stories. Little clips that bring the film & surfing world closer together. We think female surfing is a niche that not many people work in – so we’re making ourselves experts. That said the next clip that we’re going to do is a guys one – so I shouldn’t speak to soon.
When it comes to inspiration – it’s girls like Felicity that get our attention – and when someone inspires us we want to share that with everyone. We’re also inspired by clips like the ‘Dark Side of The Lens’ and other amazing films that manage to capture our hearts.
Surfer girls have never been as popular as nowadays (thank god, for their styles and not only for their bodies) and with movies such as award winners ‘First Love’, acclaimed ’Lunchbreak’ and brand new ‘So It Goes’, the next generation of both girls and boys seems to be looking forward to share more and more waves together. Would you like to be targeting this type of outcome? Or do you attend to deliver another message?
The messages that we naturally keep on injecting into our films are ‘follow your dreams’ and ‘you can do anything when you put your mind to it’. And we do that almost by mistake. Maybe because that’s what we’re telling ourselves at the same time as we’re trying to tell everyone else…. who knows…?! Each time we start a project we set out to tackle different themes but we always discover something new through the process. Nothing turns out exactly as we intended it. So when we embark on each new idea we don’t know exactly what message it will have. We just want things to be beautiful, to try and tell a story and to inspire whoever watches our work to get up and go surfing.
Cheers girls !
Et si vous voulez en savoir plus :
Fran Derham - fran@coswecan.com.au / +61 (3) 402 257 323
Clare Plueckhahn - clare@coswecan.com.au / +61 (3) 422 592 601
De retour sur la Sunshne Coast, je lis dans un magazine local : film de surf au Caloundra RSL… Nous y sommes et la salle est pleine à craquer. Le film de ce soir est Teahupoo Raw & Uncut, un film documentaire unique en son genre qui a la prétention de révéler le plus gros swell jamais filmé à Teahupoo jusqu’à présent. Derrière la caméra il y a le film-maker Simon Saffigna accompagné du world champion Mick Fanning pour le son et les commentaires…
Le film fait son ouverture avec le début du Tahiti Billabong Pro 2011 et quelques images typiques de cette île paradisiaque. Puis, on entre vite dans le sujet. Simon Saffigna est sur le bateau, une main tenant la caméra, l’autre essayant de s’agripper pour tenir en équilibre… Pas facile de garder les surfeurs dans le viseur de sa caméra lorsqu’on est à quelques mètres d’une des vagues les plus dangereuses au monde ! Ca tangue, ça balance et pour cause : la houle est juste énormissime. Heureusement, Simon Saffigna déleste une partie de son travail en laissant le micro à Mick Fanning content de filer un coup de pouce en commentant les vagues et récupérant les commentaires de ceux venus pour affronter la bête
Car pour surfer Teahupoo ce jour là, il en faut, croyez-moi ! La vague n’est plus… Tout est disproportionné, la taille, le volume d’eau, la vitesse, le bruit,… et on assiste à la naissance d’un monstre au grondement féroce. La machine à laver est en marche. Il n’y a pas d’effets spéciaux, sauf les ralentis qui nous montrent à quel point la situation est impressionnante et extrêmement dangereuse ! Et outre quelques victoires incroyables, on assiste également à des wipe-out déments parfois même cocasses. Seulement on se rappelle vite que juste en dessous, c’est du reef prêt à saigner, alors on rit jaune…
A la fin du film, malgré le fait qu’il soit très sollicité, on réussit tout de même à échanger quelques mots avec Simon Saffigna, pour le féliciter. Du coup, on en profite aussi pour découvrir le travail de Louis Gervais, un grand gaillard tatoué au look de surfeur. Louis est un artiste peintre basé à Coolangatta qui customise les planches de surf ou même n’importe quelle surface « IF YOU CAN TOUCH IT – LOUIS CAN DRAW ON IT ! » Well-well, et notre caravane, c’est possible aussi ? That would be sick !
Le film Teahupoo Raw & Uncut est disponible en DVD, demandez à Simon Saffigna
Je vous invite également à visiter le site de Louis Gervais
Le surf féminin est en pleine révolution, Clare Plueckhahn et Fran Derham ne sont pas les dernières à l’avoir compris. Elles viennent de réaliser LunchBreak, un court métrage décalé revisitant la légende du gang Da Hui au North Shore d’Hawaii, version girls. Mis en ligne depuis le 1er Septembre “making it accessible to audiences all over the world”, LunchBreak est un petit film de surf intelligent et sensationnel, une gentille guerre des sexes et un conflit de générations fun, au line up, qui va clouer le bec à plus d’un !
Si vous lisez mon blog, les noms de Clare Plueckhahn et Fran Derham devraient vous rappeler quelque chose… Oui, leur collaboration avec Clare Gorman pour le film First Love (Best Documentary et The Emerging Film Maker award au X-Dance), vous vous souvenez ? Donc vous vous doutez bien que Clare Plueckhahn et Fran Derham n’en sont pas à leur premier essai ! Amies et surfeuses de longue date, photographes, écrivains et réalisatrices, mamans de la boîte de production CosWeCan, nominées dans le TOP 100 des personnes les plus créatives et influentes du The Melbourne Magazines 2010,… Clare et Fran viennent de réaliser leur dernier projet : “It’s an idea we have had for quite a long time and we were approached by Vegemite to be part of the campaign Toast of a Nation. We used the money from the campaign to make the film”, LunchBreak, cet épatant court-métrage de 5mn, qui va vous donner envie de descendre illico-presto à votre spot préféré !
Leur histoire version ‘MADE FROM VEGEMITE’ :
Alors que quelques surfeurs mâles rident tranquillement les vagues, un gang de surfeuses débarquent et prennent le pic d’assaut, se prenant pour les fameux Da Hui (ou Black Shorts), les surfeurs d’Oahu qui n’ont qu’à crier « LunchBreak » pour faire fuir tous les autres surfeurs de leurs spots. Serena Brooke, Laura Enever, Felicity Palmateer, Tyler Wright, Ellie Jean Coffey, Nikki Van Dijk, Codie Klein, Alyssa Lock, ces surfeuses de haut niveau à l’allure aussi désinvolte que sexy, ces nanas ultra douées crient « LunchBreak ! » et virent les mecs du line up ! ”The film reflects what’s happening in the surf world at the moment – girls are surfing better than ever and are giving the men a run for their money” Hé oui Clare … revanche glamour sur des années de machisme enfin révolues ! Mais attention les surfeuses : s’ensuit l’arrivée de deux groms, un garçon ET une fille, qui arrivent pour vous apprendre le reste ! “We wanted to send a message to everyone out there that there’s always someone younger and keener ready to crash your party and steel the spotlight – so we decided to tip the surfing hierarchy on it’s head and have a bit of fun” Pari réussi, Fran ! Mais qu’en disent les garcons du film ? “They were really natural and they didn’t mind being in a film that has women kicking ass.” Parfait !
Allez, place au film :
Filmé à Pottsville Beach et Cabarita au nord de Byron Bay en Australie, le film a bénéficié d’un cadre à couper le souffle : une longue plage bordée de dunes puis de forêt d’un côté et de parfaits pics droites et gauches de l’autres pour Pottsville, une longue droite formée à partir d’un pointbreak bien protégé pour Cabarita… Outre le cadre, la qualité d’image et l’ambiance du film sont mis en valeur par une lumière extraordinaire. “We have been shooting here for 4 days and we’ve been up at 4am every morning catching the sunrise before we finish shooting at last light” Autre avantage, les prises de vue sont variées : de la plage, dans l’eau, du ciel… ce qui donne un rythme bien punchy. Et puis la BO est particulièrement bien choisie : les australiens Teleprompter et Tonite Only, les français Jupiter… Script audacieux, casting fort en chocolat, images à couper le souffle, musique ho-yeah ! … Dur-dur de ne pas tomber sous le charme de ce petit film de surf !
5mn de LunchBreak c’est mieux qu’un Blue Crush 2, ça vous met un espèce de boost ! On s’en prend plein les yeux, on rigole, on reste bouche bée, on en redemande, grosse envie de surf, on file à la beach pour voir si ça se passe aussi chez nous ! Elles sont vraiment sympa Clare et Fran de nous avoir mis leur film en téléchargement libre … On leur souhaite Good Luck pour le New York Surf Film Festival le 15 Septembre et en attendant, grâce à leur masterpiece, on ne le prendra plus mal d’entendre « tu surfes vraiment comme une fille ! »
Réalisé en 2005, par Richard Lehrer et Paul Katz, Girls Rip – A New Era in Women’s Surfing est un film de surf façon DIY qui révèle quelques une des meilleures longboardeuses au monde. Tourné sur la côte californienne, Girls Rip nous embarque dans un univers unique où les surfeuses se côtoient, se respectent et partagent leur passion. Girls Rip, c’est 80 minutes rythmées de belles images et d’une BO principalement surf music
Alors que les cameras et les spectateurs sont aujourd’hui énormément focus sur le shortboard, les manœuvres façon air ou le big wave riding, c’est plutôt agréable de lancer Girls Rip – A New Era in Women’s Surfing sur son grand écran ! Car même si la vidéo tire vraiment vers le DIY version Movie Maker, qu’importent ! Quand les ingrédients sont bons, le plat est bon ! Alors avec Girls Rip, on admire des longboardeuses qui assurent tout en finesse, on apprécie de pouvoir écouter leurs impressions sur le surf de leurs copines et même sur leur propre style. Oui, le fait qu’elles parlent de chacune d’entre elles et de leur talent souligne une bonne attitude … Girls Rip, une vidéo Good Vibes ! “Surfing is like my little safe heaven, it is so amazing to feel that connection with mother nature” Kassia Meador
Toutes ces surfeuses ont un point commun : la maîtrise de leur glisse mais chacune avec un style différent… Lauren McFarland se fait filmer par un longboardeur qui surfe en simultané, une surfeuse fait un salto arrière pour sortir de la vague, 4 potes debout ou assis surfent la même droite, Schuyler McFerran entre des hangfive interminables, Julie Cox nous réapprend le old school, l’ex championne Kim Mearig nous fait une petite démo de shortboard, Kassia Meador nous époustoufle avec sa capacité à changer de stand comme de coupe de cheveux, Belinda Baggs nous prouve qu’on peut être à l’aise en hang5 comme en hang10, Kim Hamrock nous teach une technique du style je-charge-comme-un-homme, Ashley Lloyd illustre la parfaite danseuse, Summer Romero drop plus vite que son ombre …
Il y a donc celles qui chargent, celles qui dansent, celles qui switchent (Carla Rowland), celles qui noserident, il y a les pros, celles moins connues mais qui savent se faire remarquer, … filmé sur les spots principaux de la Californie (Swami’s, Cardiff Reef, Huntington, Malibu, Rincon et plusieurs autres breaks …), Girls Rip c’est un melting-pot de fantastiques longboardeuses, une explosion de talents old school et new school, un témoignage de l’évolution longB au féminin ! A les regarder, on dirait que marcher sur l’eau est facile…. En revanche, c’est très réaliste puisque la section wipe out montre que même les plus grandes se prennent de sacrées taules ! Génial, ne zappez ça, c’est tellement drôle ! “Surfing is king of cool : you fall off and you can paddle back out and try it all over again until you master it… you never have to give up on, you can constantly work at it and it never gets boring cause there’s always something that you could learn” Carla Rowland
Avec des surfeuses telles que Schuyler McFerran, Julie Cox, Kassia Meador, Belinda Bags, Ashley Loyd ou encore Summer Romero, Girls Rip – A New Era in Women’s Surfing est une superbe vidéo pour tous les aficionados du longboard, spécialement les longboardeuses ! Amour de la glisse, maitrise du surf, style travaillé et sourire en prime, effacent très vite le côté DIY… Cadeau idéal pour toutes les surfeuses !