Flynn’s Reef c’est mon cadeau de noël, mon œuf de pâques, mon feu d’artifice du 14 Juillet… C’est ce dont je rêvais depuis un bon moment ! Aujourd’hui, je vais faire court : je vais juste vous décrire le spot et vous narguer avec quelques photos de sunset
Alors Flynn’s Reef c’est quoi ? Pour ceux qui n’ont pas lu mon dernier post, c’est une droite de pointbreak. C’est aussi un take off pas trop dur sur une vague qui peut être longue et vous emmener jusqu’au bord si vous passez les sections
Les meilleures conditions ? Swell sud-ouest, vent sud-est et mi-marée
Les dangers ? La vague n’est pas réputée comme étant dangereuse mais il vaut mieux éviter le take off trop prés des rochers si vous n’êtes pas sur de votre coup ! Le monde peut aussi être un danger : 30 personnes en moyenne si les conditions sont bonnes, plus de 60 surfeurs et surfeuses si le vent est on shore sur les autres spots…
En me réveillant, je me dis que j’ai envie de surf, d’une grosse session surf ! Juste après le boulot, je check Woolamai et Smiths Beach mais les vagues ne donnent pas très envie… Zeb veut bien me driver à Flynn’s Reef, un autre spot de Phillip Island. Ça tombe bien, je n’ai encore jamais surfé le pointbreak de Flynn’s Reef et sa fameuse droite ! Hummm, je ne sais pas pourquoi mais je le sens bien !
Sur le parking de Flynn’s Reef, en voyant toutes ces voitures stickerisées surf garées un peu partout, je me dis que la session est ici. Je me dis aussi que ce n’est pas facile de trouver les bonnes vagues autour de Phillip Island sans voiture et que c’est super sympa de la part de Zeb de me driver aussi souvent vers les spots ! Alors qu’on se dirige vers la plage, on voit un panneau « Police contest »… What’s the… ? Un surfeur nous confirme que la compétition est organisée par la police et qu’il vaut mieux surfer une autre vague… jusqu’à ce qu’ils aient fini… Mais euh, les vagues sont parfaites, c’est pas juste !
Bon, il est 14h et ils devraient avoir fini vers les 15h30, ça me laisse 1H30 à attendre ! Il y a ce shorebreak un peu plus loin sur la gauche qui me fait de l’œil… j’ai que ça à faire, je vais checker ! Oui-oui le petit shorebreak en droite d’1m20 me parait pas mal du tout et en observant les 3 surfeurs déjà en place, je me dis qu’il y a vraiment de quoi se faire plaisir ! 1, 2, 3 vagues, aucun wipe out au take off, ma 5’10 est une petite bombe et j’envoie des grosses sorties en me catapultant de l’autre côté de la vague juste avant qu’elle casse sur le sable…Youpiiiiii ! Je me marre et me dis que ma copine Sophie serait morte de rire, elle sait que j’adore faire ça ! En plus, les 3 surfeurs sont supers cool du style « sorry, I thought you wouldn’t go » ou « this one is yours ! » ou encore « Yiiii-ha ! »
Je m’éclate mais au bout d’un moment je commence à avoir froid. En même temps, normal, je suis restée un peu plus de 2h à l’eau sans combi ! Ba oui, on est dans le Victoria, l’eau n’y est pas des plus chaude! Bref, je me dirige vers le pointbreak de Flynn’s et là je me dis que c’est même pas la peine de ma mettre à l’eau : 30 surfeurs au peak, 3-4 au take off sur la même vague…euh comment dire… en même temps je me suis faite super plaisir avec mon petit shorebreak et Zeb ne devrait pas tarder à venir me chercher…alors bon, autant rester sur une excellente impression, non ?
Il y a des jours, on se réveille et on a une bonne intuition… Le top, c’est lorsque cette intuition se transforme en quelque chose de vrai. Cette session à Flynn’s était magique et je suis plus que ravie d’avoir shooté avec ma petite 5’10 ! Ça faisait un bon moment qu’on n’avait pas eut un bon surfing toutes les deux…ma titiiiine ! Et Flynn’s Reef… whaou, great spot les copinous
Il fait chaud et beau. Larson m’avait prévenu. Il m’avait aussi prévenu d’une bonne session. Espérons qu’il ait raison. J’ai rendu la surf channel à Craig et dans la voiture de Zeb, je croise les doigts pour que les vagues soient assez puissantes… mais je me dis que je peux toujours surfer avec son mini mal si jamais les vagues sont trop molles. Et je me dis aussi que l’idée n’est pas si bête : ça fait toujours du bien de travailler ses appuis sur un mini mal !
On s’arrête d’abord au spot the colonnades avant de pauser notre serviette sur le sable de Woolamai. C’est que ça m’a l’air pas mal ! Il y a 1m20 et la houle doit prendre en taille… c’est la mi-marée et le vent n’est pas sensé se lever… de quoi prendre de bonnes vagues. Deux peaks, deux options : une belle gauche qui a l’air constante et puissante et une droite qui passe mais qui va certainement être trop molle d’ici une petite heure. Je choisis la droite pour me mettre en forme avant de travailler mon backside
Et j’ai bien fait je suis ravie de ma session ! Yep, les vagues sont en effet assez puissantes et du coup je n’ai aucun souci à prendre les droites qui passent avec ma 5’10 ! Chouette-chouette-chouette ! Comme je suis contente de surfer avec ma titine, vous n’imaginez pas ! Bref, 45 mn plus tard, je sors car la droite a ramolli ; petite pause et hop je me lance sur la gauche. La houle a pris en taille, il y a un peu plus de monde au peak.
Enfin du monde, ça va, hein ! C’est pas Coolangatta quand même! Mais bon, ça n’empêche… et puis il y a plus de courant et ça devient difficile de se placer. Oui, j’ai pas trop envie de surfer avec la mousse juste devant mon nose ! Bon, entre quelques coups de rame pour bien se placer, je prends quand même le temps de discuter avec un local d’une cinquantaine d’années qui adore le vin et le fromage français et un autre qui me prend pour une brésilienne (décidemment, c’est pas la première fois, ça doit être le bronzage)… ils sont vraiment détendus et sociables les australiens, même à l’eau ! Bref, je prends trois vagues et je sors
Larson avait raison, le surf est bon aujourd’hui… cool, enfin une bonne session avec ma titine ! Je suis contente car j’ai l’impression que ça fait un moment que ça ne m’était pas arriver. Frontside, backside je me suis fait plaisir tout en travaillant ma position… que demander de plus ? Que les March Flies arrêtent de s’acharner sur moi ? Oui, j’en ai marre d’avoir mon corps recouvert de boutons…ça pique ces petites bêbêtes !
Déjà plusieurs jours que je suis sur Phillip Island. Tout comme Noosa dans le Queensland, je suis tombée amoureuse de cet endroit. Je m’y sens bien, j’ai plein de copains et le surf est imprévisible mais de qualité lorsque les conditions sont réunies. J’ai déjà eut mes premières sessions… j’attends celle qui va me faire rêver
Il y a certains jours, on ferait mieux de rester au lit… 7 h, le réveil sonne. Je me prépare rapidos car j’ai rendez-vous avec Zeb, Elio et Cécile pour aller surfer Woolamai. Jusque là tout va bien… Mais à peine sommes-nous arrivés sur le spot que je sors ma board de la voiture de Zeb et un coup de vent me la fait glisser des mains ! NON ! ARGH ! Elle tape contre la voiture et elle a bobo… pfff ça commence bien la journée ! Bon, je la répare avec les moyens du bord, je ferais mieux avec mon matos resté au backpacker. On regarde les vagues qui sont pourries à cause du vent qui a déjà tourné. Je suis un peu blasée mais je me dis que ce n’est pas grave, il y a toujours une vague à surfer, alors maintenant qu’on est là, autant se mettre à l’eau ! … Ba oui, sauf que ce n’est pas gagné : les vagues cassent dans tous les sens, elles sont parfois surprenantes et ça peut même être dangereux, surtout avec tous ces trous dans le sable. Je reste 45 mn dans l’eau à ramer, faire des canards et prendre quelques bouts (quelques wipe out surtout !) puis je sors. Elio, Cécile et moi rigolons. « Ha oui, c’était pourri mais au moins ça fait du bien ! »
Le lendemain, je me dis que c’est la bonne. Le vent est offshore, il fait beau et chaud,… la session d’hier m’a donné envie d’y retourner pour déchirer le spot ! Oui mais c’est vrai ça : je n’ai pas encore eut la session qui me fait rêver, vous savez, celle pendant laquelle vous prenez vagues sur vagues, vous enchainez les tricks et vous sortez revitalisé, content, fier !?
Aujourd’hui les vagues de Woolamai sont plutôt jolies avec 1m50 aux plus grosses séries derrière la barre, 1m à 1m20 pour les vagues de devant. Comme il y a déjà quelques surfeurs sur le pic de gauche, je choisis de me mettre à l’eau sur le pic de droite. Après plusieurs canards, je suis derrière la barre mais le courant me fait dériver et j’ai du mal à rester placée au bon endroit pour prendre les meilleurs vagues. Bon, allez, je ne suis pas là pour enfiler des perles, je me lance : 1, 2, 3 take off…Oulala mais c’est vraiment pas ça ! Que m’arrive-t-il ? Je n’arrive pas à surfer correctement… Est-ce ma planche qui est trop petite pour ce genre de vagues ? Est-ce moi qui ne suis pas suffisamment souple et entrainée ? Je dois avouer que je surfe bien moins régulièrement depuis que j’ai quitté Noosa… mais est-ce une raison ? Certainement… il va falloir remédier à cela !
En attendant, je suis tout de même contente de m’être mise à l’eau, ça fait du bien et c’est le principal, non ? Je regarde les surfeurs, je me régale. Zeb, qui vit là depuis quelques années, me dit que la plupart des surfeurs à l’eau sont des locaux. Ok, en plus d’une supère ambiance soul surfing sans chichis ni strass et paillettes, en plus d’une communauté surf très famille avec un parfait mixage de surfeurs et surfeuses adultes, ados ou groms, je dois avouer qu’il y a du niveau sur Phillip Island, ça pas de problèmes !
Surfer Woolamai peut être un vrai désenchantement si le vent et la houle ne sont pas favorables… mais l’avantage, c’est que d’un jour à l’autre, on peut aussi avoir de jolies surprises sur le beachbreack. Maintenant, c’est à moi de jouer pour retrouver mon niveau de surf et les bonnes sensations de glisse, pour faire en sorte de ne pas avoir peur de rider avec les locaux et de me fondre dans l’ambiance soul surfing de Phillip Island… pour vivre une session de rêve !
Cela fait quelques jours que je suis arrivée à Phillip Island et j’y ai déjà trouvé mes marques. Tout comme Tea Tree Bay à Noosa, Woolamai est devenu le spot de surf vers lequel je me dirige automatiquement. Facile d’accès, Woolamai est aussi un bon indicateur quant à l’état des autres vagues de l’île… Premières impressions surf sur le spot…
Woolamai est un beachbreack de type A-frame. Cela veut dire qu’il offre des droites (youpiii) et des gauches. L’avantage, c’est que les bancs de sable ne bougent pas donc le pic est quasiment toujours au même endroit, pratique ! Phil, un local avec qui j’ai sympathisé, me dit que Woolamai est un très bon indicateur sur l’état des autres spots de l’île car c’est le spot le plus exposé (à la houle et au vent). Phil me dit aussi que Woolamai peut donner de longs rides pour surfeurs expérimentés comme des vagues idéales pour débutants (mais qu’à ce moment là le spot peut très vite être saturé de monde) et que c’est un spot de compétition qui a déjà accueilli quelques grands contests
On regarde les vagues. Le spot semble marcher à n’importe quelle marée, il suffit juste d’un vent Nord Est. Ça n’a pas l’air fameux, aujourd’hui… le vent clapote un peu les vagues. Finalement, on voit quelques surfeurs se mettre à l’eau et prendre quelques bouts. Bon, je m’y mets ! Alors que les autres surfent en combinaison, moi, je suis en bikini… Ba oui, je n’avais pas prévu la combi en venant en Australie ! Mais l’eau n’est pas si froide, en fait : 18°C ou 19°C… c’est vrai que ça change de Noosa mais c’est toujours mieux qu’en France à la même période, héhé ! Ceci étant, ma session n’est pas des plus fameuses. Je prends quelques vagues mais n’arrive pas à passer de manœuvres. Pas grave, je me la joue cool puis je sors. Je prends mon vélo et rentre avec la board sous le bras… Je verrais demain
Le lendemain, Zeb, mon pote du backpacker, me propose de m’emmener. On arrive en début d’après-midi et le spot est plus clean que le jour d’avant. Là, je vois parfaitement les A-frames. Il y en a 3, 3 pics en A-frame. Chouette chouette chouette ! La houle n’est pas très grosse mais ça sent la session rigolade ! Je rentre dans l’eau, toujours en bikini… Ouloulou, c’est qu’elle est un peu moins chaude que le jour précédent dis donc ! Ou alors, c’est qu’il fait très chaud sur la plage… Oui, c’est certainement qu’il fait très chaud sur la plage ! Bref, placement au pic easy, trois coups de rame et c’est parti ! Je prends quelques vagues et youpi ! Il y a à peine 1m mais ça pousse comme il faut et surtout, même si le ride est court, ça ouvre bien tranquillement. L’ambiance à l’eau est détendue, chacun a le sourire, personne ne drop, tout le monde prend des vagues. 3 sessions dans l’après-midi, c’est pas mal… je suis en forme ! Vivement demain !
Le jour d’après, … je me réveille, le temps est couvert mais le vent semble être offshore,… allons voir ! 25mn de vélo et une fois arrivée à Woolamai, j’analyse le spot. Derrière la barre, le plan d’eau est plutôt clean. Les vagues font presque 2 m, elles semblent être puissantes voir méchantes pour certaines puisque les plus grosses ferment. J’ai l’impression qu’il y a pas mal de courant pour passer la barre… et il y a un surfeur qui sort. Je sais pas, je ne suis pas ultra rassurée pour surfer ça toute seule aujourd’hui car il n’y a quasiment personne sur la plage pour le au cas où il arriverait quelque chose. Hum, il serait peut-être préférable pour moi de juste regarder et la tenter un autre jour… de toutes façons, je suis là pour un petit moment !
Quelques jours à Phillip Island et j’ai déjà trouvé mon spot. En même temps, en vélo depuis mon backpacker, les vagues de Woolamai sont les plus prés ! Et puis j’aime bien ce spot pour l’ambiance et parce que ça me rappelle mon home spot en France : je ne sais jamais à quoi m’attendre et même si ça peut parfois être frustrant, c’est là tout le charme du surf, après tout…