Née en 1944 à Encinitas, Californie, Linda Benson a 11 ans lorsqu’elle commence à surfer ses premières vagues au spot Moonlight Beach avec les planches de son frère et ses amis. A 13 ans, elle s’offre sa première board et en 2 ans devient l’une des surfeuses les plus talentueuses, surfant les vagues mythiques de Makaha et Waimea, gagnant plus de 20 premières places lors des compétitions de surf de 1959 à 1969…
En 1959, Linda Benson a 15 ans. Elle prend l’avion en direction d’Hawaii pour participer au fameux Makaha International Surfing Championship. Elle est alors la plus jeune compétitrice de la compétition et gagne le trophée ! Puis, elle se défit de surfer Waimea Bay, une vague jamais surfée par les femmes… : elle empreinte une planche à un surfeur et ride une vague de 18 feet… “I didn’t think about whether or not I was going to be the first girl. I just went and did it.” N’empêche… Linda Benson est la première surfeuse de Waimea ! Cela dit, elle ne recommencera jamais l’expérience…
1959 est une grande année pour Linda Benson qui gagne également le US Championship d’Huntington Beach. Elle gardera d’ailleurs son titre en 1960, ’61, ’64 et ’68, nombre record pour une surfeuse lors de cet évènement… Linda Benson concourt aussi pour les compétitions de surf tandem. Ses partenaires sont Don Hanson, Mike Doyle et Hobie Alter et en 1964, elle est classée numéro 1 par les lecteurs de International Surfing Magazine.
En 1966 Linda Benson a 22 ans. Elle est hôtesse de l’air pour United Airlines et y poursuivra sa carrière jusqu’en 2003. “I was fortunate to be able to fly only to Hawaii for many years”, un travail de rêve pour cette tripsurfeuse qui embarque son longboard shapé Takayama à chaque embarquement… « Donald Takayama shapes all of my boards. I’ve known him since I was 15 and he is one of my dearest friends »
En dominant les contests sur 10 années consécutives, Linda Benson devient l’une des figures emblématiques du surf au féminin… avec une sensibilité artistique innée. Le surf est son art “Surfing is a true inner art form of expression. It’s like we use the wave as our canvas and the board as our pen. Each wave is different and each one a different painting” Pas étonnant donc que Linda Benson devienne même la surfeuse préférée d’Hollywood : elle double Annette Funicello pour les films Beach Party, Deborah Walley dans Gidget Goes Hawaiian et surfe aussi dans les films de John Severson.
Après avoir dirigé son école de surf pour femmes pendant prés de 5 ans, Linda Benson s’est petit à petit engagée auprès de quelques associations dont l’une contre le cancer. Mais peut-être le plus important, c’est qu’à 67 ans, Linda Benson est aujourd’hui toujours présente au line up avec son longboard Takayama. “I just want to surf and enjoy each and every day.”
Noosa est une station balnéaire divisée en 5 villages : Noosa Head, Noosa Junction, Noosa Ville, Noosa Waters et Noosa North Shore. Les mythiques spots de Noosa se trouvent principalement autour du Noosa National Park, entre Noosa Head et Sunshine Beach. « Révélés » dans le milieu des années 60, ces spots de surf ont fait de Noosa la capitale de la Sunshine Coast, autrement dite la Mecque des longboarders, qui accueille aujourd’hui les plus grands surfeurs, un festival de surf mondialement connu ainsi que des familles désireuses de s’initier au sport des dieux.
Une des raisons pour lesquelles Noosa est devenue le rendez-vous incontournable de tous les surfeurs de la planète est que quelle que soit les conditions (le vent, la houle et les vagues) ; il y a toujours un spot à surfer à Noosa et ce, quelle que soit la taille de votre planche : longboards, shortboard, bodyboard, stand-up-paddle, thruster ou fish ou egg, chacun a sa place à Noosa…Regardez ma vidéo, vous verrez que dans une même journée, c’est crappy à Sunshine Beach alors que c’est tout mimi à Tea Tree Bay.
Vous avez tout d’expliqué ici :
L’évènement à ne pas manquer en début d’année 2011 est le Le Noosa Festival of Surfing : attendu chaque année depuis 1992 c’est l’évènement majeur de Noosa. Et cette année, il sera le premier évènement longboard en ASP d’Australie. Du 12 au 20 mars, au First Point de Noosa, les hommes et les femmes de plus de 12 ans sont attendus pour concourir en open et nous faire de jolies démonstrations de noserider, finless, retro, old mal and stand up paddle…
Je vous promets de faire un reportage si j’y suis !
Pour les amoureux de beaux objets, je vous conseille le Noosa Longboards Shop. Ouverte en 1994 sur Hastings Street à Noosa Heads, la boutique Noosa longboards est la caverne d’Ali Baba pour tous les férus de Surf Art. Créée sous l’impulsion du champion du monde de surf tandem, Chris de Aboitiz, Noosa Longboards est située tout prés des mythiques First Point et Tea Tree Bay. Plus qu’un état d’esprit, Noosa Longboards c’est un state-of-the-art : Les Hawaiian Alai’s de Tom Wegener et les planches de Mctavish côtoient les guitares du groupe AC /DC ainsi que le drapeau signé de Jimi Hendrix, des vêtements vintages ou punk, des Tikis et des livres de collection, des objets kitch version Gidget, des albums de premier choix, des films surf indispensables…chaque pièce apportée en boutique est soigneusement sélectionnée afin de répondre à une logique de rareté et de beauté.
Et pour checker les vagues en webcam : coastalwatch
Voilà ! Je vous ai fait un bon petit report, non ? Petit report d’ailleurs car, après tout, c’est à vous de découvrir le coin….! En tous cas, si vous êtes passé par ces spots n’hésitez pas à laisser vos comments
« Heaven’s gift to man : the tunnel of love »
Il y a quelques jours, je vous annonçais la sortie de Hollywood Don’t Surf ! par Greg MacGillivray,…vous savez, celui qui a aussi réalisé l’un des plus beaux films de surf, Five Summer Stories ? Je devais vous écrire un article sur ce grand classique… hé bien voilà Five Summer Stories c’est 88 mn de pur bonheur.
Five Summer Stories débute en 1972, aux Etats-Unis, avec comme toile de fond la guerre du Vietnam, l’égalité des droits pour les femmes, l’écologie contre la société de masse…et la jeunesse américaine divisée entre ceux qui prennent des drogues, ceux qui se réfugient dans la religion et ceux qui s’évadent grâce au surf.
Nous sommes donc au début des années 70 et le North Shore est alors le symbole du paradis : Gerry Lopez shoote les tubes de Pipeline sans leash aux côtés d’un bodysurfeur qui y risque sa vie, Bill Hamilton shape des planches de surf alors que son fils Laird joue dans le shore break tout prés des jolies filles…et de quelques boards cassées en deux…
Five Summer Stories c’est aussi l’évolution du surf depuis les années 40. Les planches se raccourcissent et les femmes sont de plus en plus présentes. Grâce à Linda Benson (la vraie Gidget) et aux premières championnes Mage Calhoun et Margo Godfrey Oberg les hommes respectent les surfeuses. Et suite au premier Makaha International Contest en 1954, les championnats se succèdent tout comme les surf shops qui ouvrent les uns après les autres. Le surf business est alors sujet à controverse : il nuit au surf spirit et aux free surfeurs selon l’ex maire d’Huntington Beach, Chuck Dent. « Competition is the commercial side of surfing »
Dans Five Summer Stories, le groupe Honk nous offre une BO mélangeant rock psychédélique et folk qui colle idéalement aux magnifiques images de surf. Je découvre le style incroyable de Jeff Hakman, les exploits d’Eddie Aikau ou David Nuuhiwa, une séquence inédite dans laquelle Corky Carroll nous fait partager ses émotions grâce à un micro scotché sur son torse alors qu’il est à l’eau,…
Enfin, l’avantage dans Five Summer Stories c’est qu’il y a autre chose que du surf. Dans la séquence Magic Rolling Board, on découvre des barefoot (pieds nus) en skate, un skateboarder unijambiste incroyable, des copains (les Z-Boys ?) qui rident des tubes de bétons et Guy Grundy qui bat le record de vitesse en skateboard à prés de 81km/h… ! Il y a aussi des parodies hilarantes de surf tandem ou de super surfer, quelques image de ski et un passage magnifique de parapente…
Five Summer Stories est une pièce ce collection, une référence a voir et à avoir absolument :
Vous pouvez télécharger Five Summer Stories chez The Surf Network
Ouloulou vous avez entendu parler de l’énorme houle qui s’est abattue sur Cannes mardi 4 mai ? La tempête des Baléares aurait amené des vagues de 6 à 10m selon le Figaro ! Les surfeurs se sont évidement précipités…et en regardant la vidéo qui suit, on comprend pourquoi ! C’est Brice de Nice qui devait être halluciné
Alors quoi, il y a du surf à Cannes ? En tout cas, cette année, oui ! Car les désastres de la tempête ne perturberont pas le Festival de Cannes attendu dans moins d’une semaine.
Heu…c’est quoi le rapport ?
Le rapport, mesdames et messieurs, c’est que cette année, ça va surfer au Festival de Cannes : tapis rouge et sélection officielle « le cinéma de la plage » pour le surf documentaire Hollywood Don’t Surf ! réalisé par Greg MacGillivray (vous savez, celui qui a fait 5 Summer Stories dans les années 70 ? Cultissime, faudra que je vous en parle !). Le film sera en avant première mondiale le samedi 15 Mai…
D’accord…et Hollywood don’t surf !, Kesako ?
Hollywood Don’t Surf ! c’est une rétrospective de prés de 85 minutes sur la relation Hollywood et surf culture durant ces 50 dernières années. Alors évidement, moi, je m’attends à du comique façon Gidget, à du lourd genre Big Wednesday ou Les Dieux du Surf, à du sexy guimauve version Blue Crush, à de l’extrême avec Point Break, à du kitsch sous Elvis Presley…que du bon !
Crème de la crème, il n’y aura pas seulement les grands surfeurs Greg Noll et Laird Hamilton, il y aura aussi les excellents réalisateurs Stacey Peralta, Quentin Tarantino et Steven Spielberg, le chanteur très respecté Frankiiiiiie Avalon…ainsi que la plantureuse Pamela Anderson ! Quand je vous écris que ça va être bon tout ça !
Étant donné que Hollywood n’a jamais su scénariser correctement le surf lifestyle et les surfeurs sans les faire passer pour des benêts (style philosophie Buddy, pardon : Bodhi
)…il y a moyen que la communauté surf y trouve son compte. Hé oui, critiquer le mastodonte, ça fait du bien ! Car la machine hollywoodienne n’a rien à avoir avec les productions indépendantes dont sont issus les excellents Endless Summer, Glass Love ou The Drifter, entre autres.
“ Hollywood Don’t Surf! is really about how Hollywood’s superficial view of surfing culture has influenced popular culture and the story of what happened when real surfers tried to change that,” Greg MacGillivay
“It’s surfers versus the studios—and an explosive tale for surfers and nonsurfers alike.” Lincoln Forrest Phipps (producteur du film)
Hummmm, il me tarde de voir ça, on va rigoler ! En attendant, vous pouvez suivre les actualités sur Facebook
« I GUESS THIS IS THE GOOD DAY TO DIE » Gerry Lopez
Je me souviens parfaitement de la sortie de Riding Giants. C’était en 2004 et nous étions allés le voir au cinéma Utopia avec Romain, Julien et Marlène, mes amis surfeurs. La salle était bondée, c’était l’évènement à ne pas manquer, nous savions que nous allions en prendre plein les yeux ! Effectivement, tout le long du film, c’était des « Yeah ! » « Ouch ! » « Hooooo ! » « Ya’allah ! »
Réalisé par l’excellent freestyle skater surfeur Stacy Peralta (l’un des Z-boys dans les années 70), Riding Giants est un documentaire retraçant les exploits des big wave riders, les pioniers du surf de grosses vagues. Peralta a particulièrement réussi le film-documentaire : pendant 1h40 c’est l’hypnotise totale grâce à des images absolument hallucinantes s’enchainant avec une BO excellente (Dick Dale, Link Wray, Bowie, Pearl Jam, Soundgarden, Alice in Chains, The Hives, Linkin Park, Screamin’ Jay Hawkins…) et une tripotée d’anecdotes parfois drôles, parfois effrayantes. Un régal !
Au début du documentaire, on passe rapidement l’histoire du surf et de ses origines découvertes à Hawaï, puis on arrive dans les années 50. Bien avant l’explosion médiatique de Gidget, une poignée de californiens et partisans du free spirit lifestyle mène une certaine forme de contre culture. Ils sont surfeurs, marginaux, « mauvais garçons » et passent leur temps à s’éclater autour de Malibu Beach. Tranquille la vie…
En 1953, la première page du Evening Outlook est dédiée à George Downing et deux de ses copains surfant une vague de 9 mètres à Makaha Beach, Hawaï. Du jamais vu jusqu’à présent ! La prouesse de Georges Downing, pionnier du big wave riding, décide les californiens à s’aventurer à Hawaï pour surfer de plus grosses vagues. Et c’est parti (wai)kiki !
Le North Shore accueille alors une vingtaine de surfeurs dont Micky Munoz, Pat Curren et Greg Noll. Ils n’ont pas d’argent, vivent au rythme du soleil, se nourrissent grâce à la pêche et la cueillette, dorment dans des petits cabanons en bord de mer…et surfent des heures durant.
En 1957, ils tentent l’impossible et rident Waimea Bay, une méchante vague de plus de 7 mètres ! Mais c’est en 1969, alors que le swell du siècle s’abat sur Hawaï et que tous les habitants sont évacués… Greg Noll entre à l’eau, attend le set…et surfe la plus grosse vague jamais ridée à ce jour ! Dés lors, Greg Noll sera surnommé « le taureau ». Tu m’étonnes, il en faut pour y aller ! Puis le shortboard envahit Waimea Bay et une nouvelle génération prend la relève, portée par Gerry Lopez, Mark Foo et Eddie Aikau.
Plus tard, en 1975, Jeff Clark découvre le paradis sur terre, une énorme vague vierge de tout surfeur : Mavericks, au Nord de la Californie. Pour atteindre le line-up de Mavericks, il rame prés de 45 minutes au milieu de requins et de gros rochers, dans une eau glacée ! Motivé ! Et pendant prés de 15 ans, il surfe cette monstrueuse vague de 9 à 15 mètres, tout seul ! Big up respect ! Puis la communauté surf vient sur le spot ramenant journalistes, photographes et hélicoptères. Mavericks devient le spot de gros de la Californie, spectaculaire et dangereux, ridé entre autres par Flea, Evan Slater, Sarah Gerheardt (la seule femme à être interviewée durant le film
) et Mark Foo…qui y perdit la vie en 1994…
Back to le North Shore avec Laird Hamilton qui y expérimente les sports extrêmes. C’est en 1992 qu’il se fait tracté par un zodiac pour surfer le Sunset Beach. Il révolution alors le surf de gros avec le town-in surfing (surf tracté). Les planches se raccourcissent, on y fixe des straps. Il n’y a plus de limites, et même Jaws, une vague gargantuesque au large de Maui (5 fois la taille de Waimea) devient surfable. Hamilton et ses potes surfent le monstre avec une vitesse hallucinante (plus de 55km/h) où chaque wipe out peut être mortel. Oulaaa…pas question donc de se la jouer solitaire, il faut être trois pour surfer la vague : le surfeur, le pilote du jet-ski et celui qui assure la sécurité ici essentielle. Puis, en 2000, Hamilton se lance dans Teahupoo, à Tahiti. La vague de Teahupoo est tellement parfaite qu’elle est considérée comme une « anomalie hydrodynamique » : parfaitement cylindrique, elle soulève une tonne d’eau et casse latéralement sur très peu de fond recouvert d’un reef extrêmement coupant. Laird Hamilton réussit un exploit extraordinaire…il est une légende.
George Downing, Greg Noll, Jeff Clark, Laird Hamilton et les autres…des hommes hallucinants, des surfeurs de légende, les dieux du big wave riding ! Riding Giants est tout simplement parfait ! Si vous ne l’avez pas encore vu, courez l’acheter, c’est un film qui se garde précieusement dans la bibliothèque, à voir et revoir, un régal !
Waimea was my girl man, I surfed with this beautiful women…she is the same beautiful woman…Last time I think she winked at me “Hey Greg Noll I remember you” Makes me cry…I’m not an emotional guy you know – Greg Noll