Originaire de Biriatou, Hugues Oyarzabal apprend à surfer les vagues d’Hendaye dés l’âge de 10 ans et se fait vite repérer par les sponsors. Il quitte l’école à 16 ans et devient surfeur à plein temps. Plus free surfeur que surfeur pro, il se ballade entre le Pays Basque et l’Indonésie à la recherche de toutes les gauches…tout ce qu’il veut Hugues, c’est surfer, faire des films et s’amuser…nous, on lui dit merci
Shortboard, fish, single fin ou no fin, tow in, stand up paddle ou skimboard Hugues « Wayan » Oyarzabal adapte son surf aux vagues de chacune de ses sessions « Que les vagues soient minuscules, petites, normales, grosses ou gigantesques, après une session de surf on est en général apaisé, calmé… » A seulement 25 ans, Hugues Oyarzabal est l’un des surfeurs français les plus doués de sa génération qui semble ne jamais s’arrêter…Et c’est tan mieux car lorsqu’il ne surfe pas, il édite des films de surf en DIY «Je n’ai pas de caméraman attitré qui me suit partout et qui est payé par des marques. Au moins, je contrôle moi même les différentes images afin de les mixer correctement. »
Pour Peace and Left, son autobiografique movie, il demande à sa femme et ses amis de le filmer sur les vagues d’Euskadi et d’Indonésie, de jour ou de nuit, sous le soleil comme sous la pluie. Peace and Left c’est ce genre de films DIY qui ne peut qu’attirer l’attention : documentaire home made, le film pourrait être celui de notre surf trip avec ses effets spéciaux Adobe, ses chansons qui semblent avoir été composées pour le film et les quelques images de sa femme en guise d’hommage…c’est authentique et j’adore ! Et lorsqu’il ne se fait pas filmer, il suit ses potes Fred Compagnon, Matthieu Moura, Simon Marchand, Florian Martinel, Matt Soriente, Nathan Fletcher…
Peace and Left c’est un peu plus d’1h de gauches, de gauches et encore de gauches, loin des projecteurs…même si je préfère surfer les droites je dis whaou ! Oui mais il y a quand même la séquence des droites oubliées après le générique de fin en guise de dessert :) Et en plus d’offrir des séquences plutôt hallucinantes, le film est vraiment dans l’esprit search surfing : on ne nous donne aucune indication sur les spots filmés et il n’y a que ceux qui connaissent le Pays Basque et l’Indo qui devinent où ça se passe…, cool ! Sans oublier le top du top : Peace and Left est en téléchargement libre sur son blog ! Si c’est pas l’esprit free surf ça…
Mais vous l’aurez compris, Hugues Oyarzabal ne sait pas s’arrêter. Il vient donc de finir le montage de Peace and Left II : après 2 ans de tournage passés à surfer son home spot et toujours les gauches parfaites de l’Indonésie et utilisant un nouveau matériel (Canon HD, caméras embarquées, caméra paluche sur casque et une GoPro HD…), Hugues Oyarzabal is back home et son teaser vient de sortir. De quoi se mettre en appétit avant sa disponibilité encore une fois en téléchargement libre et prévu début 2011…
Bon, déjà que Peace and Left est plutôt de très bonne qualité…il me tarde de voir Peace and Left II ! A suivre….dans quelques mois…Mais dors et déjà well done et merci Hugues
Avec un peu plus d’une trentaine d’années d’expérience, Murray Bourton est aujourd’hui l’un des shapeurs les plus importants et les plus respectés en Australie…également l’un des plus connus au monde. Son œil avisé a vu l‘évolution du design des planches de surf et son style de shape est aussi affiné que sa connaissance en Hydrodynamique … Murray Bourton est une référence
C’est au début des années 70 que Murray Bourton migre de sa terre natale en Victoria, Australie vers la Gold Coast pour surfer sous le soleil de Queensland. En 1976, il lance Pipedreams Surfboards puis la boutique Coolangatta Pipedream qui devient très vite le rendez-vous des surfeurs (locaux et en trip) venus pour rencontrer le mentor.
Aujourd’hui, la ligne des Pipedreams Surfboards est encore disponible et il existe aussi une ligne de Pipedream Retro Boards pour les amoureux des shapes version 70’s et 80’s. Mais Murray se concentre davantage sur les Bourton Shapes, des planches haut de gamme qui associent parfaite finition et haute performance. Son style de shape en inspirera plus d’un…
Murray Bourton a toujours voulu innover. En restant à l’écoute de ses clients (directement dans son surf shop ou via e-mail), en travaillant ses concepts sur des logiciels d’ordinateurs et en essayant systématiquement chaque nouvelle board, il donne naissance à des planches parfaitement adaptées aux attentes de sa team pro et des surfeurs passionnés.
Alors qu’il a toujours eut un point faible pour travailler sur des guns, il donne naissance à des planches de surf hybrides mêlant old et new school. Alors que fin 70’s il découvre l’intérêt de modifier les ailerons de sa planche de surf (matériaux, taille, inclinaison,…), il est aujourd’hui à la pointe des quattros rendant ses boards parfaitement contrôlable et plus réactives.
Murray Bourton sur son modèle de planche de surf, le Fat Bullet – Quad Fin Hybrid :
Murray Bourton sur la différence entre les thrusters et les quad fins (quattros).
Voir une sélection des planches de Murray Bourton sur le site BaseSurfBoards
Et pour finir, une petite histoire rigolote publiée dans le Gold Coast Bulletin et mettant en scène les deux shapeurs Murray Bourton et Nev Hyman appelant les bonnes faveurs du roi des vagues Huey alors que c’est jour de flat… :
These men are not lunatics; they are just desperate for surf.
Sick of the lack of waves on the Gold Coast these surfboard shapers decided to take matters into their own hands, and tools, by having a surfboard sacrifice at Kirra.
The ritual involved a massacre of surfboards in the hope of convincing wave god « Huey » to send some much-needed swell to the GC.
« This is absolute desperation », said shaper Nev Hyman. « It is a symbolic gesture to the surf god Huey that we need waves. »
The Gold Coast is suffering its worst drought in swell in more than 30 years and the flat spell is threatening to wreak havoc on the Coast’s premier surfing event, the Quicksilver and Roxy Pro starting on Tuesday, March 2.
Surfboard shaper Murray Bourton said surfboard sacrifices had worked wonders in the past with the results almost instantaneous.
« If you sacrifice something you dearly love then the gods are thankful », he said.
« We’ve brought some of the best pro boards down here and hammered them in the hope that Huey will hear us. This is really no joke and it has worked time after time. »
[...]
Gold Coast Bulletin, february 21-22
4 octobre, il est 7h et je suis complètement excitée à l’idée d’essayer la planche que m’a gentiment prêté Wolf ! Je prends un petit déjeuner plutôt copieux (j’ai l’impression que je vais rester un moment à l’eau…) et donne rendez-vous aux copains du Backpacker sur le spot de Tea-Tree Bay avant de monter dans le shuttle bus direction Noosa Head…
Il me tarde tant d’essayer la board ! Je n’ai jamais surfé de fish et ça fait bien longtemps que je n’ai pas surfé avec une « vraie » planche de surf en résine (2 semaines et demie ! ! !)…Un fish vous demandez-vous….je vous rafraîchis la mémoire ? Ok, c’est grâce à Wolf, que j’ai cette board sous le bras : un fish shapé par Murray Bourton, 6’4×19.37×2.4 (!) et Wolf, c’est un Australien d’une soixantaine d’années que j’ai rencontré en surfant et qui m’a proposé de l’essayer avant de me la vendre pour 60 AUD….c’est cadeau !
Bref, j’arrive sur le spot…hô bonheur ! Je vois des lignes parfaites qui entrent dans la baie et qui offrent de longues droites d’1m à 1m50 toutes smooth parfaites autant pour longboards que pour shortboards ! Un peu de crème vite-fait et je me jette à l’eau ! Pas facile de faire sa place car il y en a toujours un ou une plus à l’inside que moi mais il y en a pour tout le monde et je prends de bonnes vagues…Hé, mais houai, je prends même de très bonnes vagues ! Dément : j’arrive à faire des trucs que je n’ai jamais fait avant… ! Wolf me l’avait dit ; elle est parfaite pour moi cette planche, je suis radicale mais tout en légèreté, mon surf est fluide, sans gestes parasites, j’enchaine bottom turn et off the lip et il y a même des australiens pour me féliciter !
Au bout d’un moment je sors… “Hey it‘s been nearly 5 hours you’ve been surfing” me dit Erasmus…5h que je surfe ? Ha ba oui, c’est pour ça que je ne sens plus mes bras ! Mais c’était tellement bon ! Cette planche est canon, c’est sûr ! Elle est sacrément amochée mais il suffit juste de réparer les trous et les fissures avec de la résine et de la fibre de verre (je sais faire
) Allez, je prends quand même le temps de filmer un peu…mais sans trépieds c’est pas facile et du coup ça tremble pas mal (sorry)…
Ok, il est temps de rentrer, j’ai les crocs ! Et après une bonne plâtrée de pates, je file voir Wolf…
Il m’attend et m’accueille avec un grand sourire style je-sais-ce-que-tu-vas-me-dire…. « That was soooooo great ! » il éclate de rire. Je discute une bonne heure avec lui : on parle surf, il me donne des conseils, on parle wwoofing, il me montre son potager et sa wax fait-main, on parle voyage et me raconte ses expériences… « We have to get a session together Delia when you are back in Noosa », je lui promet de revenir le voir lorsque je rentrerais de ma session wwoofing pour aller surfer avec lui. « Yes, we keep in touch, ok, Delia ? »
Elle n’est pas belle la vie en Australie ?
Noosa est une station balnéaire divisée en 5 villages : Noosa Head, Noosa Junction, Noosa Ville, Noosa Waters et Noosa North Shore. Les mythiques spots de Noosa se trouvent principalement autour du Noosa National Park, entre Noosa Head et Sunshine Beach. « Révélés » dans le milieu des années 60, ces spots de surf ont fait de Noosa la capitale de la Sunshine Coast, autrement dite la Mecque des longboarders, qui accueille aujourd’hui les plus grands surfeurs, un festival de surf mondialement connu ainsi que des familles désireuses de s’initier au sport des dieux.
Une des raisons pour lesquelles Noosa est devenue le rendez-vous incontournable de tous les surfeurs de la planète est que quelle que soit les conditions (le vent, la houle et les vagues) ; il y a toujours un spot à surfer à Noosa et ce, quelle que soit la taille de votre planche : longboards, shortboard, bodyboard, stand-up-paddle, thruster ou fish ou egg, chacun a sa place à Noosa…Regardez ma vidéo, vous verrez que dans une même journée, c’est crappy à Sunshine Beach alors que c’est tout mimi à Tea Tree Bay.
Vous avez tout d’expliqué ici :
L’évènement à ne pas manquer en début d’année 2011 est le Le Noosa Festival of Surfing : attendu chaque année depuis 1992 c’est l’évènement majeur de Noosa. Et cette année, il sera le premier évènement longboard en ASP d’Australie. Du 12 au 20 mars, au First Point de Noosa, les hommes et les femmes de plus de 12 ans sont attendus pour concourir en open et nous faire de jolies démonstrations de noserider, finless, retro, old mal and stand up paddle…
Je vous promets de faire un reportage si j’y suis !
Pour les amoureux de beaux objets, je vous conseille le Noosa Longboards Shop. Ouverte en 1994 sur Hastings Street à Noosa Heads, la boutique Noosa longboards est la caverne d’Ali Baba pour tous les férus de Surf Art. Créée sous l’impulsion du champion du monde de surf tandem, Chris de Aboitiz, Noosa Longboards est située tout prés des mythiques First Point et Tea Tree Bay. Plus qu’un état d’esprit, Noosa Longboards c’est un state-of-the-art : Les Hawaiian Alai’s de Tom Wegener et les planches de Mctavish côtoient les guitares du groupe AC /DC ainsi que le drapeau signé de Jimi Hendrix, des vêtements vintages ou punk, des Tikis et des livres de collection, des objets kitch version Gidget, des albums de premier choix, des films surf indispensables…chaque pièce apportée en boutique est soigneusement sélectionnée afin de répondre à une logique de rareté et de beauté.
Et pour checker les vagues en webcam : coastalwatch
Voilà ! Je vous ai fait un bon petit report, non ? Petit report d’ailleurs car, après tout, c’est à vous de découvrir le coin….! En tous cas, si vous êtes passé par ces spots n’hésitez pas à laisser vos comments
3 Octobre…Il est 7h et je me réveille avec une grosse envie de surf, normal, n’est-ce pas ?! Je petit-déjeune avec de bonnes tartines de pain grillé à la confiture de fraises (hummm), un bon café et je check les vagues de Noosa Head sur coastalwatch. Hey man, that’s gonna be good surf up there !
Je toque à la porte d’Henry qui m’a demandé la veille au soir de lui donner un cours de surf… « Hey Henry, if you wanna have your first surf lesson, it’s right now ! Waves look perfect even for beginners, we’re gonna have great fun !” Ni une ni deux, on prend les planches de surf et on se fait emmener par le shuttle bus de l’auberge qui nous dépose gentiment à l’entrée du Noosa National Park.
On dépose nos affaires sur les gros cailloux pile devant le spot Nationals. On met un peu de crème solaire et on s’avance…Oups, attention, ça glisse sur les gros cailloux ! Une fois au line up, c’est le festival des longues droites, d’1m parfait, sans jus ! Il y a du monde à l’eau : des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, des locaux, des étrangers, des longboards, des shortboards…il y a des vagues pour tout le monde et tout le monde est souriant…Bonheur !
J’ai pris une 6’8 et je prends de longues courbes parfois toute seule sur la vague, parfois avec un ou deux longboardeurs, mais c’est cool car on est tous là pour se faire du bien. Le surf à Noosa c’est relax ! “Welcome in Noosa, enjoy the ride French girl” me lance un papa Australian. Puis je discute avec Wolf, un homme de 60 ans qui surfe un twin fish et qui me propose de passer chez lui dans l’après-midi car il a des planches d’occasion à vendre pas cher. Cool ! Je reste 2h30 à l’eau, en bikini à me faire plaisir à surfer des longues vagues, à me balader entre les spots de Nationals, The Boiling Spot et Eno’s qui sont tout prés les uns des autres.
12h30 vite-vite, il faut rejoindre le point de rendez-vous du shuttle bus car on n’a pas trop envie de rentrer à pieds jusqu’à Sunshine Beach avec Henry! Je prends quelques photos à la volée…désolée, j’aurais voulue faire mieux, mais c’est déjà ça !
L’après-midi, je pars chez Wolf. Il est super cool Wolf : il ne veut pas me vendre sa planche de surf comme ça, il me propose de l’essayer avant ! C’est un fish 6’4 shapé par Murray Bourton (s’vous plait ! !
). La board est un peu cabossée mais qu’est-ce qu’on attend de plus pour 60AUD ? En plus, comme il m’a vu surfer, il me dit qu’Il est certain qu’elle va me plaire et il en profite pour me donner quelques conseils quant à ma position sur la board….on m’avait prévenu, ils sont cools en Australie !