C’est l’histoire d’un marque-page coincé dans un livre oublié. Tandis qu’un courant d’air pousse la fenêtre de la pièce isolée et fait voler les feuilles du bouquin, le marque page retrouve sa liberté … En scrutant les feuilles déferler sous la force du vent, le marque-page a l’idée de récupérer une planche de surf illustrée dans le livre et commence ainsi à glisser sur les pages qui prennent la forme d’un océan de vagues… Le marque-page vit alors le ride de sa vie, enchainant wipeout, carves et flotteurs en tout genre sur des vagues toujours plus grosses et ce, jusqu’à la dernière page, jusqu’à la dernière vague qui marque la fin d’une aventure pas comme les autres. Il est temps pour le marque-page de reprendre sa place entre les feuilles du bouquin. Ou pas. En effet derrière lui, se dresse des piles infinies de livres, BD et journaux, dévoilant ainsi une multitude de spots inexplorés et de nouveaux challenges à relever…
Ce court-métrage original est né grâce à l’inventivité de L’équipe du Salon Alpin composé par Philipp Comarella, Simon Griesser, Silvio Canazel, Christoph Staber et Thomas Weiz. Un an de travail et un budget minime ont été nécessaires à cette équipe de passionnés pour nous offrir une animation de 5m30 mêlant papier craft, stop motion et images 3D. Le résultat est un petit film d’une qualité à coupé le souffle, une fable rigolotte, une jolie métaphore sur les livres oubliés, les vagues inexplorées et les challenges de la vie en général … Much Better Now, un mini film de surf pas comme les autres qui vaut la peine d’être vu et partagé
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Bonnes vacances d’été à tous !
Ira Opper, ça vous dit quelque chose ? Avant de voir son film de 2007 Hang- The Manifest Destiny of the Longboard Cult, je n’avais jamais entendu parler de lui et pourtant, le monsieur fait des vagues dans le monde du surfing depuis un bon bout de temps. Il est le premier à introduire le sport extrême à la télévisions américaine, il est le premier à sortir un film de surf en format DVD, il est celui qui a reçu 7 Emmy Awards, il est celui qui référencie le plus large choix de films de surf en VOD sur le net. Alors, forcément, il me fallait écrire sur lui…
En 1964, Ira Opper est l’un des heureux spectateurs d’Endless Summer narré ‘live’ par Bruce Brown … et c’est la claque pour le jeune californien de 15 ans ! Une année de surf à son actif, un film qui le transporte et Ira sait déjà de quoi sera fait son destin « My plan was to live at the beach, surf, and dress like a gardener » Après l’obtention d’un diplôme de Broadcast Journalism à l’université d’Arizona State, Ira Opper se lance dans la vie active avec une énergie débordante et plein d’idées en tête dont celle, évidemment, de rendre le surf plus populaire, plus accessible et ce pour un plus grand nombre…
Dans les années 80, Ira Opper veut introduire les sports extrêmes à la télévision américaine. « They called these non-traditional sports ‘trash sports,’ and I was considered a trash producer when I first got started. I got rejection letter after rejection letter » Les chaînes de télévisions ne sont donc pas préparées mais à force d’obstination, Ira voit une première porte s’ouvrir… « It took a lot of time for surfing to break out of its shell and crack the mainstream. With cable television and multiple channels, eventually there was a home for surfing. » C’est ainsi le début de Surfer Magazine TV sur ESPN puis The Surfer ‘s Journal sur OLN alors qu’en même temps, Ira Opper continue de produire des vidéos plus core visant un public d’aficionados, le public underground. Dans la fin des années 80, il devient l’un des directeurs/producteurs de films et séries surf les plus actifs…
Au milieu des années 90, le surfing est en pleine mutation : les pratiquants sont de plus en plus nombreux, les surfeurs professionnels sont vus comme des rock stars et les surfeuses font leur grand boom. Le surf est synonyme de lifestyle et les marques telles que Quiksilver, Billabong, ou Rip Curl ont pris possession du créneau. Pendant ce temps, Ira Opper a un seul but, celui de préserver l’histoire et la culture surf. Il filme, il collectionne, il garde précieusement. Avec le succès grandissant de l’image surf et l’éventail toujours plus grand des chaînes de télévisions spécialisées ainsi que le développement d’Internet, les choses commencent à changer sérieusement pour la carrière d’Ira Opper. En 1995, il lance son Opper Sports Productions…
En 1999, Ira Opper est le premier à éditer un film de surf spécialement conçu pour sortir en format DVD. Le film s’intitule Super Slide : Beyong the Glide et la communauté surf est stoked. « When the video technology transitioned from analogue to digital in the late 90s, I jumped in. I knew that one day the internet would become the primary global video distribution outlet… » Il ne se trompe pas puisqu’en 2001, il lance le site internet surfhistory.com ‘The Ultimate Surf Spot on the Net’, celui qui a alors la prétention d’offrir le plus large choix de vidéos surf sur le web… et un an plu tard, il met en place la VOD. En 2003, il produit Longboard TV pour la chaine Fuel TV et en 2005 c’est au tour de l’émission Surf Classic TV. Télévision, DVD, internet… Ira prend tous les supports !
En 2007, surfhistory.com change de nom pour theSURFnetwork.com et devient ainsi la plateforme de VOD surf la plus fournie du web. « Surfing has its own music, clothing, language and now we have our own Network. By utilizing the web as a delivery system, we can offer high quality video downloads of surf films and television shows to a passionate audience. » Aujourd’hui, thesurfnetwork.com englobe un peu plus de 700 films et séries surf datant depuis 1958 ! La caverne d’Ali Baba de tous les surfeurs et surfeuses ! Je n’ai qu’une chose à ajouter: Good job Ira !
Avec quelques Emmy Awards à son actif, Ira Opper est un homme chanceux et il le sait. « I feel very fortunate to mix my profession and my sport to make it a career ». Oui, j’en connais d’autres qui rêveraient sa vie ! En même temps, pour les artistes me lisant, ceux qui ont réalisé des vidéos de surf et souhaitent distribuer, vous pouvez peut-être avoir la chance d’apparaître sur le catalogue de TheSurfNetwork.com. Pour cela, il vous suffit de contacter Monsieur Ira Opper par mail Hé, on ne sait jamais, il faut savoir se jeter à l’eau! ;)
L’autre jour, en me baladant, je tombe sur un DVD à 20AUD. Ne vous inquiétez pas, je ne me suis pas fait mal en revanche je suis restée perplexe devant la jaquette du dit objet. Il est écrit Hang: The Manifest Destiny of the Longboard Cult, réalisé en 2007 par Ira Opper. Je ne connais ni le film ni le réalisateur mais je reconnais quelques noms de surfeurs et surfeuses. Chouette, 20 dolls, je n’ai rien à perdre ! Je paie, file à la maison, allume le DVD player, m’assoie confortablement et c’est parti pour la diffusion de Hang, du longboard sur mon grand écran…
Nous sommes à Hawaii et c’est Bonga Perkins qui ouvre la dance. Connu comme étant l’un des rares longboardeurs à taquiner Pipeline, Bonga n’a plus rien à prouver à personne. Aussi à l’aise en long qu’en shortboard, le charger se démarque grâce à un style puissant qui repousse toujours plus loin les limites du longboarding.
‘Ocean is for everyone you get food, you get fun… what else would you need?… Everything you dream about, it’s like surfing have it’… la caméra targette maintenant Dino Miranda, le multi-boardeur qui s’amuse à nous raconter son anecdote de casseur de planches : avant de surfer des planches epoxy, Dino cassait 5 surfboards par jour… depuis qu’il est passé aux surftech, il n’en casse plus qu’1 par mois ! Hé bien, heureusement pour lui, il est sponso !
On quitte maintenant Hawaï pour suivre Maureen Drummy, Mary Bagalso, Cyrus Sutton (Korduroy.TV), et Eric Vallely entre autres sur l’un des reefbreaks de Samoa. Le spot est réputé comme n’étant pas le plus facile et malgré cela, ils surfent les vagues avec une dextérité déconcertante. Ultra connectés, ces surfeurs et surfeuses nous font partager la grâce, le fun, la force tranquille, le longboard comme je l’aime …
Troisième chapitre, Byron Bay en Australie. Dave Simons qui fait tourner sa planche à 360° sur la droite de The Pass nous raconte une p’tite histoire qui fait des frissons dans le dos: la session pendant laquelle il voit passer un requin de 6feet de long sous sa planche et McTavish de lui répondre qu’à Byron Bay, on ne se préoccupe seulement que de ceux dépassant les 10feet ! True Story.
La caméra se tourne maintenant sur Belinda Baggs. La belle est heureuse de voir que les surfeuses sont de plus en plus nombreuses à l’eau mais pose le contre de celles qui dropent usant l’excuse de leur genre. Amoureuse de Dane Peterson, elle explique aussi pourquoi il est si important pour elle d’être en couple avec un surfeur… On est d’accord ou pas.
Ha, Beau Young, celui qui était prédestiné à son prénom… ‘My surfing is just like my music’ Pas de fausse note, une cadence en rythme avec le déferlement, un style ‘raw’ old skool, un surf superbe. Que dire de plus ?
Quatrième étape du film: l’Indonésie et le Quiksilver Crossing avec Melvin Pu’u, Titus Kinimaka, Dave Kalama, Jeff Hakman. Ca se pose dans le creux, ça suit la déferlante au plus prés, ça fait de longues courbes, des flotteurs, des rollers, le surf est ultra rapide et puissant… Du longboard comme ça, moi, ça me fait les yeux ronds ! Et je vous raconte pas la taille du poisson qu’ils viennent d’attraper … à me faire rêver la plancha !
Allez, zou, Ira Opper nous emmène maintenant au Costa Rica, à la rencontre de Robert August. Il est là le grand monsieur, il nous attend dans sa Casa d’Agosto en compagnie de Matt Armstrong, Wingnut et Sean Haggar. Les compères décident de prendre le bateau en direction de quelques vagues isolées. On les suit évidemment avec une grande attention car les retrouvailles Robert et Wingnut, c’est comme un air de Endless Summer revival… Une salade de fruit, jolie-jolie et les voilà sur quelques hang five et hang ten. Wingnut, accroupi sur le nose de sa planche, qui a le temps de se refaire un brushing… je suis fan ! Et du style de Robert aussi bien sûr !
Dernière escale du tour des spots à longboard, direction la Californie. ‘I feel I have experienced what could help some people’ le barbu John Peck a un air de Père Noël et ça me plait. Le surf, ça se transmet et ça se partage… Good on you John !
Direction ensuite vers un rassemblement longboard où on découvre Alex Knost qui dance, virevolte et prie dos allongé sur sa planche. Parfait Alex. Tiens ; Cyrus est rentré de Samoa et l’équipe du Costa Rica également ! Ho-la-la les minots sur des longboards ; c’est pareil, ça fait des cabrioles, c’est bon ça ! Et on finit sur mon longboardeur préféré… Joel Tudor ! Egal à lui même, un style inimitable, une fluidité à couper le souffle, et voilà que je pose en hang ten et voici que je me retourne sur le nose de ma planche… Joel dans toute sa splendeur !
Même si on y retrouve aussi quelques images de gun ou de fish, considérés comme des shortboards pour les puristes, Hang: The Manifest Destiny of the Longboard Cult, est donc un film de longboard qui entre dans les deux dimensions – old skool et progressive. Shooté sur 2 années par delà les six plus grandes Mecques du surf à longue planche (Hawaii, Samoa, Australie, Indonésie, Costa Rica et Californie) et visant d’incroyable surfeurs et surfeuses, ce film est une réussite. Ira Opper a fait du bon boulot et moi je suis ravie de mon DVD ! Na
Alors qu’en 1964, L’Endless Summer de Bruce Brown lança le mythe de la vague parfaite, 40 ans plu tard, Greg Webber sort un film de surf avant-garde qui reçu le prix du Meilleur Film au Saint Jean de Luz Film Festival de 2004. J’avais déjà fait brièvement l’introduction de Liquid Time dans mon article ‘Piscine à vagues, la solution des spots sur-bondés ?’… mais je n’avais pas eut l’occasion de voir le film dans son intégralité. Aujourd’hui, c’est chose faite et je ne suis pas déçue. Voici pourquoi…
L’histoire est simple : Greg Webber, comme beaucoup d’autres surfeurs, contemple et joue avec les vagues depuis qu’il est tout petit. A ses 20 ans, il suit des cours de Coastal Engineering à l’université mais s’ennuie à cause d’un manque sévère de TP… Il se remet alors au shape puis, en 2003, il s’embarque sur la Clarence River, Australie, dans le but d’une nouvelle expérimentation : celle de générer de petites vagues parfaites. Son frère Monty filme la séquence et ils décident d’en faire un film… au résultat impressionnant. « It’s hypnotically fascinating. The slow movements of the lip coming down are just mesmerizing. » – Paul Witzig »Mind-boggling! I must say I don’t think I’ve seen a film that is so beautiful. If there were Academy Awards given out for photography, editing, concept and music in the surfing arena, Liquid Time would take the lot. » – Alby Falzon »Fascinating! Those microwaves break new ground in surf film. The music, the complete camera techniques. A superb job. » – George Greenough »Damn it, man. You’ve made something so beautiful. » – Jack McCoy. Oui, Liquid Time capture des vagues régulières et tubulaires des plus parfaites rarement filmées jusqu’à ce jour. Cependant, il y a un hic: ces vagues-là sont impossibles à surfer sauf si on fait partie de la tribu des mini-pouces! En effet, elles ne dépassent pas les 30cm … et pourtant, elles n’ont jamais été aussi enviées…
Influencé par les cultissimes Endless Summer, Morning of The Earth et Evolution, Greg Webber nous délivre un film extraordinaire, venu d’une autre dimension. Mais si, au bout d’un moment, les images vous semblent redondantes ou même barbantes (20mn à regarder des vagues de quelques centimètres dérouler continuellement, personnellement je ne me lasse pas mais d’autres pourraient), notez que le film est suivi d’une série de shots avec Mick Fanning, Kelly Slater, Taj Burrow… et d’une section Bonus compilant le meilleur de Rise, un autre film de Webber, avec le même Mick, Joël Parkinson, Rasta et Michael Peterson… Bref, de quoi nous faire palpiter d’envie ! Mais sachez surtout que Liquid Time est définitivement plus orienté arty que marketing. Et, malgré un travail phénoménal sur l’image et son traitement, le concept du film ne s’arrête pas qu’à cela. En effet, c’est en étudiant ces vagues que Greg les imagine plus grosses et s’imagine les surfer… ‘My passion now is to try and make these waves big enough to be ridden. Really perfect, really long waves that break around this islet of sand. I mean, can you imagine it? Designing waves. Not just boring waves, but tubes that bend and warp and have fast and slow sections-the only limit is your imagination’. Les shots avec Kelly, Mick & co illustrant Liquid Time n’ont donc pas été choisis par hasard…
En visionnant l’intégralité du DVD Liquid Time, Greg Webber nous mène donc gentiment vers son projet chéri: celui des piscines à vagues. Même si les piscines à vagues n’ont rien de nouveau (la première avait été créée en 1934 à Londres) l’idée la plus intéressante vient certainement de Mr Webber. Alors qu’en 2005, 1 an après la sortie de Liquid Time, il surfe une vague d’1m produite par un gros bateau de pêche le long d’une rivière, il poursuit ses recherches, se lance dans la conceptualisation et petit à petit, développe son idée d’une wave pool. En 2007, il sort un DVD montrant un model 3D et quelques vidéos de River Surfing; en 2009, il est récompensé par l’Australian Reserach Council et en 2010 une wave pool de 10m est testée à l’Australian Maritime College (AMC) … Billabong édite même la vidéo de ce ‘river surfing’. L’idée, c’est que, grâce à sa wave pool, chaque surfeur se voit offrir 12 vagues d’environ 30 secondes par heure… et peut-être même la chance de catcher des tubes ! Un concept parfait pour les surfeurs pro, confirmés, intermédiaires, débutants, bref, pour tous les surfeurs et les surfeuses…
Liquid Time de Greg Webber a tout d’un film atypique. L’ambiance arty qui s’en dégage révèle des images hypnotisantes et nous mène dans une autre dimension du surf. On se laisse absorber par la magie des petites vagues de rivières rêvant de la vague parfaite qui déferle indéfiniment. Peut-être un rêve qui deviendra réalité grâce au projet de Mr Webber, le wave designer du futur ? Oui, sa piscine à vagues… tubulaires…; Pourquoi pas, n’est-ce pas ?
Début Septembre, était pour moi l’occasion de vous présenter le tout dernier surf movie de Fran Derham & Clare Plueckhahn. Après le très acclamé et récompensé « First Love », les deux jeunes réalisatrices reviennent avec leur excellent court métrage « LunchBreak »… Moi qui suis en ‘Trip Around Australia’, je me suis dit que ce serait plutôt cool de les rencontrer pour leur poser quelques questions, héhé…
De retour en Australie, j’ai prévu de ne rester que deux jours à Melbourne. Quelques mails, quelques coups de téléphone,… on se donne rendez-vous au centre de la capitale victorienne. Chouette, les filles ont l’air tellement sympathiques, il me tarde de les voir ! Malheureusement, notre rencontre tombe à l’eau… C’est qu’avec la promotion de LunchBreak + leurs nouveaux projets, les filles sont très busy ! Qu’à cela ne tienne, chez les aussies c’est ‘no worries’, toujours des solutions, on décide donc de faire ça par internet…
TripSurfeuse : « Lunchbreak » is based on an Hawaiian North Shore legend, the story of a bunch of men, the Black Shorts, who used to shout after unwelcomed surfers in an attempt to get them out of the water… Do you think female surfers have improved over time and are more aggressive in the water, like the Black Shorts?
Fran Derham & Clare Plueckhahn : Yes. Absolutely. The girls are killing it in the water. But that kind of territorial behaviour happens everywhere – not just on the North Shore. The real message in the film is ‘look out – the girls are hot on your tails’.
Do you think they’ve been overshadowed by men in the past and seek revenge now? Are female surfers the new Black Shorts?
In the past the place for women surfers was on the beach – or getting their bloke’s ‘chico roll’. But that’s been part of society’s perception of women as a whole. It didn’t just happen in the surf industry. We don’t think the girls hold any grudges towards the guys though. Everyone’s just eager to show the world what they can do. There’s nothing like a bit of healthy competition to get the heart racing. Not revenge. It’s not malicious at all
Some of the hottest female surfers including Serena Brooke, Laura Enever and Tyler Wright showcase Lunchbreak…These three girls would kick ass along the French surfing circuit, for sure!
What methods did you use to contact these girls and how eager were they to get on board with « Lunchbreak »?
Facebook. It’s the ultimate casting agent. we just sent them a message asking if they were interested. There were a few crew that couldn’t do it because they were simply away competing – and they were slightly bummed. But that’s the nature of the beast.
How did you go about managing these girls?
It was tricky. When a group of teenage girls get together it can get pretty crazy. We had 16 surfers all up (including boys and groms) – and a really small film crew. I didn’t have a voice by the end of the weekend.
Did they provide you with new ideas and concepts or was it already quite structured?
The shoot was quite structured. They did stuff their own way of course – and we anticipated this – but in terms of what we got them to do it was scripted. The surfing was all up to them though. And I guess that’s why they’re there. I’m pretty sure none of them want to be professional actors.
Also, were there any girls you wanted to get on ‘board’ that didn’t accept, and why?
Not really. All the girls that we asked couldn’t do it because they were away competing or on a plane somewhere.
« Lunchbreak » is totally different from your award winning surf movie First Love which follows three girls chasing the dream of becoming pro surfers… However, Lunchbreak features women who already are pro surfers and has more of a battle of the sexes theme about it.
What is this fascination with female surfers? Why do you think girls deserve to be known and looked at? Are you sick of all the attention going to male surfers?
In the past girls haven’t got a lot of recognition – especially compared to the men. And speaking generally we do still live in a very male dominated world – especially in the workplace. We’re not sick of the male surfers getting attention – because they work hard for it and they’re great in the water. We just want girls to have the same opportunity for exposure and success. The level of girls surfing has stepped up and is starting to really give the boys a run for their money. Which is good to see – but it’s not reflected in the commercial sense of the sport. As filmmakers we have the ability to give the girls the exposure that they need – as well has making great films and giving ourself exposure. It’s a win win. And we have loads of fun in the process.
Are you feminists surfers? Could Lunchbreak be considered a feminist surfer movie?
We’re not crazy die hard feminist – we wear bra’s and we wax. We like boys too – but I guess we’re out to achieve big things just like all the girls on the tour. And if we can help each other – then so be it. We’re very dubious about the word feminists. We’re very much ‘you go girl’ but we don’t grease men in the street. I think « Lunch Break » is a ‘Girl Power’ film as opposed to a feminist film.
I love the fact that more and more female surfers are getting out there and riding waves. Alas, I too, have been frustrated by the pretentiousness of some good surfers and I found it very funny when those girls in « Lunchbreak » who got a little ‘too big for their boots’ were taught a lesson by the groms at the end. Yes. That’s the important thing to remember. There’s always someone younger, smarter and better looking hot on your tail.
What was the message behind this particular scenario? Was it that male and female surfers should be more humble because there is always going to be someone out there who is better? Do you hope that one day a new generation of boys and girls could happily surf waves together and no longer fight?
Yeah absolutely. The message is one that we hope can apply to every industry. Girls are educated and really beginning to make waves in whatever they do whether it be surfing, filmmaking, business or bloody brain surgery. And we just want to see them succeed. But at the same time you shouldn’t take everything so seriously. Try your hardest = but always know what goes around comes around.
You’re based in Melbourne but you went filming around the Gold Coast which is miles away from where you live and work… What was the reason you chose to shoot places such as Cabarita or Tweed Heads instead of Phillip Island or Torquay?
Firstly we get to travel. Secondly the waves aren’t very good in ol’ Melbourne town and thirdly it’s too cold shooting in Victoria in the middle of bloody winter. That’s one thing we learnt in First Love. A lot of the surfers are based up North because of the warmer weather – and the Gold Coast is full of really great surfers.
Wonderful shots from the land and from the sky, girls! No doubt, that would have cost a fair penny… how were you able to pay for the production of the movie? I noticed there was a lot of Nike 6.0 shown in the movie. Were they one of your major sponsors and who else did you get sponsorship from?
We didn’t get any sponsorship from the major surf labels. We always pitch our ideas to them but they have their own marketing and promotional agendas and this film didn’t sit with any of there strategies for 2011. Vegemite (an Australian spread) sponsored us and made it possible for us to make the film. We were part of their 2011 campaign to find ‘The Toast of The Nation’ – a group of Aussies that are out there having a crack. They followed us for 12 weeks while we made the film and documented the process.
So, what’s next for « Lunchbreak », girls? Are you going on promotional tours? And have you got another project planned with coswecan or with your personal work, shootings for Clare and writing for Fran?
Well – we’re going to keep entering Lunchbreak into Film Festivals around the world. In terms other projects – we’re currently working on three short films that we want to shoot next year. Clare is working on a documentary about Wayne Lynch (famous Australian surfer) and shooting towards and exhibition while I’m developing another short film script and a feature script and working on a TV series being shot in Melbourne. So we’re both pretty busy!
Thanks a lot for taking the time to answer my questions girls, great movie, wish you the best!!
I’m so sorry it took so long Delia – I hope you still end up using it!
Sur, I do! La preuve ! Je regrette simplement de ne pas les avoir rencontré ‘en vrai’ pour partager un petit moment intime et prendre une ou deux photos souvenir mais qu’importe… le résultat et là. Encore une fois, même busy, Fran & Clare ont pris le temps de répondre aux questions de TripSurfeuse et ça, c’est juste canon ! Il me tarde déjà de voir leurs prochains films… à suivre pour les filles, donc
P.S. Un grand merci à Céleste Kellie pour son aide quant à l’interview… quel anglais parfait ! Thank you so much Celeste helping me with all these questions, you’re awesome mate !