Bérengère, c’est cette nouvelle surfeuse incroyable que j’ai eut le plaisir de rencontrer l’été dernier. Elle est tombée sur mon blog, m’a posé quelques questions par e-mail et s’est déplacée jusqu’à la Cap Ferret Surf School afin que nous nous rencontrions. Elle venait tout juste de commencer le surfing et par le biais de son métier s’était engagée auprès de l’Association Vagdespoir. Notre conversation et les e-mails que nous nous sommes échangé en suivant m’ont tout simplement donné envie de faire son interview et en la lisant, vous allez comprendre pourquoi…
Prénom : Bérengère
Age : 26 ans
Années de Surf : Euh… pour ma part, ça se compte plutôt en mois… genre 3 mois!
Planche de Surf : une 7.3 bic et un longboard 9′ bic (bic selon les bons conseils d’une rideuse!)
Home Spot : Lacanau, Carcans (c’est un bien grand mot…)
Inspiration : Les amis qui surfent
Originaire de : Bretagne, habite maintenant à Bordeaux
Etudes : Etude de kiné à Liège
Métier : Masseur-Kinésithérapeute
TripSurfeuse : Tu as découvert le surf il y a peu de temps et tu es plus que jamais motivée. Peux-tu nous décrire l’épopée de tes premières expériences glisse et nous expliquer pourquoi le surf est devenu une passion pour toi ?
Bérengère : Ma 1ère expérience de surf s’est fait à Royan, dans la baie de Pontaillac. J’étais avec un ami surfeur, et un matin, il m’a prêté une planche et je me suis lancée…! J’ai réussi à me lever dès ma 1ère session. C’était tôt le matin, être dans l’eau, se sentir glisser, sensation agréable de liberté et de calme… Le lendemain et le surlendemain, j’y suis retournée… La baie de Pontaillac est protégée du vent, il n’y a pas de baïne, la taille des vagues était de 70cm, les conditions étaient idéales pour commencer… alors je me suis lancée, j’ai acheté ma planche!
1ère expérience avec ma 7,3…. c’est le jour où je l’ai reçue… hop hop hop, le soir après le boulot, j’ai filé à Lacanau… je voulais tellement l’essayer que j’ai pas regardé ni les conditions, ni les heures de marées… c’était marée haute avec un gros shore break… je suis rentrée dans l’eau, je n’avais pas d’équilibre sur ma planche (elle tanguait même étant allongée!) et je me suis fait éclatée sur la plage entre les cannes à pêche des pêcheurs au bord de l’eau… bon, 1ère expérience pas extraordinaire…
Ensuite, je me suis d’autant plus intéressée au surf, et j’ai découvert tout ce qu’on pouvait faire avec un longboard…. le hasard a fait que j’ai trouvé un longboard d’occasion… et hop…
Après avoir bougé pendant prés de 2 ans et demi pour ton métier, tu t’installes finalement sur la région bordelaise et t’engages bénévolement auprès de l’Association Vagdespoir… Accompagner des handicapés dans une approche de Surf Thérapie, cela doit être passionnant pour la kinésithérapeute que tu es ? Quel est ton rôle au sein de l‘association et comment vis-tu cette expérience ?
La découverte de Vagdespoir m’a ouvert les yeux sur la pratique du handisport. Le handisport ne se résume pas au basket-fauteuil ou à l’athlétisme. Elle m’a fait découvrir que RIEN n’est impossible quelque soit le handicap.
En tant que kinésithérapeute, cette expérience m’a permis de mieux guider mes patients handicapés. J’ai travaillé au sein d’un grand centre de rééducation et Vagdespoir me permet de montrer à mes patients ce qui est possible de faire avec un handicap, de les motiver et de leur donner un but après leur rééducation. Le handicap n’est pas une fin en soi, c’est une nouvelle vie qui commence, il faut appréhender un nouveau corps. Mon métier est d’orienter ces patients, les aider à surmonter cette acceptation du handicap.
Au sein de l’association, je suis comme tout autre bénévole, j’accompagne les handis à l’eau, je les aide à se changer… si besoin est, je reprends mon rôle de kinésithérapeute! Le surf permet de nous dépasser aussi bien en tant que valide qu’en tant qu’handi. Pour ma part, je n’avais jamais été dans les vagues telles que celles de Lacanau avant la rencontre de Vagdespoir. Le fait d’accompagner des handis à l’eau m’a permis de surpasser l’appréhension que j’avais et j’ai ainsi partagé des moments de folie, du pur bonheur, des sensations UNIQUES de partage!
Il y a quelques mois, tu as été engagé dans un cabinet de kinésithérapie. De tes patients pratiquant le surf, quels sont, en général, les cas à traiter, quels sont les remèdes apportés et que leur préconises-tu ? Inversement, de tes patients ne pratiquant pas le surf, leur proposes-tu le surf comme Surf Thérapie et si oui pourquoi ?
Les remèdes sont vastes! Chaque articulation a une rééducation bien particulière…!
Pour globaliser, ce que je conseille fortement, ce sont tous les étirements des muscles du bassin et des membres inférieurs pour prévenir tous les maux de dos possibles ainsi que les entorses probables. Aussi, très important, ce sont tous les exercices de gainage qui renforcent autant la ceinture abdominale que tous les muscles du corps! En surf, les exercices d’équilibre sont primordiaux : sur un pied, les yeux fermés, sur sol instable…. et pour finir, en cabinet, j’utilise tout particulièrement le ballon de Klein. C’est un gros ballon de 65 à 75cm de diamètre. Ce ballon est, pour moi, un élément clé en rééducation, que ce soit pour le dos, les épaules, les chevilles… Il sert autant à s’étirer, qu’à faire du renforcement musculaire, qu’à travailler l’équilibre: c’est un outil de travail ludique avec une multitude d’exercices possibles!
L’échauffement est peu pratiqué en surf. Prendre 10 petites minutes pour s’échauffer les épaules, le cou, le bassin, les genoux et les chevilles… c’est la clé pour bien surfer et éviter les blessures! Je pense que les sports complémentaires utiles pour le surf sont la natation et la course à pieds. Ces sports sont complémentaires pour entretenir une bonne musculature et une bonne endurance.
Pour ce qui est de la pratique du surf à conseiller, actuellement, je ne pratique pas suffisamment le surf pour pouvoir orienter mes patients dans cette direction. Dans l’avenir, je la conseillerai très certainement….!
En tant que surfeurs et surfeuses, il nous est tous arrivé de vouloir consulter le spécialiste pour un mal de dos, une cheville dilettante, une épaule douloureuse ou autre. Pour beaucoup, il est cependant difficile de choisir entre Kinésithérapeute ou Ostéopathe. Alors selon toi, en terme de prévoyance et de traitement, quelle est la différence entre les deux ? Existe-t-il une complémentarité de ces deux pratiques et si oui, quels en sont les bénéfices ?
L’ostéopathie et la kinésithérapie sont deux pratiques complémentaires à mon goût. L’ostéopathie est plutôt une technique « d’urgence » dans le sport. L’ostéopathe vous remet en place l’articulation concernée.
Mais il faut se dire que si l’articulation a bougé, c’est qu’il existe certainement un déséquilibre musculaire autour de cette articulation, que ce soit un problème de musculation, un problème de muscles trop toniques, pas assez souples… la kinésithérapie intervient alors! La kinésithérapie est une pratique de prévention, de rééducation et d’autonomie! Pour moi, notre rôle est de soulager les gens bien sûr, mais aussi leur donner un panel d’exercices pour qu’ils sachent par la suite se soulager seuls en cas de soucis.

'J'accompagne les handis à l'eau, ... si besoin est, je reprends mon rôle de kinésithérapeute!' Bérengère
Tu m’as écrit un jour que tu aimerais marcher sur ta planche d’où ton choix du longboard. Plutôt mystique comme orientation… Viens alors ma dernière question : Qu’est-ce que le surf selon Bérengère ?
Mystique….
peut-être bien…! Depuis toute petite, mon sport de prédilection est la gymnastique artistique (barres asymétriques, poutre, sol, saut de cheval…) Les acrobaties et le côté artistique font donc partie de toutes mes pratiques sportives. Marcher sur un longboard, c’est réussir à maîtriser son corps, son équilibre, sa planche et surtout la vague! Beau challenge à mon goût!
Depuis notre première rencontre l’été dernier, j’ai découvert le surf tandem qui m’a tout de suite attiré…. Allier le côté instable de l’eau et les acrobaties seraient vraiment un pur plaisir! Voilà un nouveau but…
Ca y est, j’ai répondu à tes quelques questions! J’espère que mes réponses te satisferont, j’ai pris beaucoup de plaisir à y répondre!
J’espère que tu vas bien, au plaisir de te revoir,
Bérengère
Merci Bérengère, tes réponses sont top car grâce à toi, j’ai encore appris de nouvelles choses ! J’avais déjà écris un article concernant l’Association AmpSurf à Sacramento, je n’avais cependant pas encore introduit l’Association Vagdespoir… Chose faite aujourd’hui mais il va tout de même falloir que j’approfondisse le sujet. Encore une fois, merci beaucoup, Bérengère, pour ta confiance et pour avoir pris le temps de répondre à cette ITV. Je te souhaite une excellente continuation dans le monde du surfing et il me tarde déjà de lire tes prochaines péripéties ;)
Je ne vous présente plus SurfMama, première grande fan de TripSurfeuse’s Blog mais surtout championne de surf tandem, blogueuse et shapeuse expatriée en Californie… ‘Ca y est! Je l’ai reçu
avec le cachet de la poste de Noirmoutier, trop top!’ m’écrit-elle… oui, SurfMama vient tout juste de se faire livrer son bracelet TripSurfeuse/Néocombine !
« Quand j’ai lu l’article de TripSurfeuse sur Néocombine, il me fallait absolument MON bracelet. Il a traversé l’Atlantique, les Rocheuses, et le Grand Canyon pour arriver chez moi, en Californie. Je suis toute contente et fière de faire de la pub pour mon blog préféré, tout en supportant l’action originale et géniale des filles de Néocombine.
J’adhère a tout ce qui aide à recycler les matériaux non-dégradables comme le néoprène des combi. Le recyclage, c’est une façon de réduire les déchets tout en leur donnant une seconde vie. Et quand le produit recyclé est un objet 100% artisanal fait par et pour des surfeurs, impossible de résister… 4 euros seulement!!
Quand je le porte au poignet, j’affirme non seulement ma passion pour le surf (car le surf c’est mon « trip » dans la vie, donc « Tripsurfeuse » c’est aussi un peu moi
) mais aussi j’affiche mon engagement à garder la planète propre.
Merci Neocombine et Tripsurfeuse! »
Merci SurfMama pour ton soutient … envers nous et Mère Nature ! On te souhaite le meilleur
TripSurfeuse & les filles de Néocombine
Vous aussi, n’hésitez pas à m’envoyer vos photos et commentaires ! Keep it real, keep surfing my friends
Née en 1972, Layne Beachley apprend le surf avec son père adoptif sur la plage de Manly en Australie alors qu’elle n’a que 4 ans. Douze années plu tard, cette surfeuse en herbe se lance dans une carrière de surfeuse professionnelle et, malgré le syndrome de Fatigue Chronique, remporte son premier titre en 1998 puis 5 autres titres en suivant ainsi qu’un dernier en 2006. Layne Beachley, 7 fois Championne du Monde de Surf, est certes la surfeuse la plus titrée à ce jour mais est aussi l’une des meilleures big wave rideuses et une femme qui a décidé d’aider les autres surfeuses grâce à son succès en créant sa marque, son événement et son association… De quoi ne pas rester inactive après son retrait de la compétition…
Né le 24 mai 1972 à Sydney en Australie, la petite Layne passe 6 mois dans un incubateur avant d’être adoptée par la famille Beachley. Un coup du destin qui changera sa vie à jamais “I got a lucky break getting adopted into a beach family with the last name Beachley » Son père adoptif lui apprend alors le skate avant de lui donner goût aux vagues ‘My adoptive Dad has always been my hero and taught me to surf when I was 4…it was a natural progression from land to the ocean” l’année de ses 6 ans, sa mère adoptive décède et à 7 ans, elle découvre son adoption. C’est à ce moment là que Layne se donne comme objectif de devenir la meilleure à quelque chose… et très vite, ce quelque chose deviendra le surf…
Layne Beachley a 16 ans lorsqu’elle tourne surfeuse professionnelle en 1989. Et les premières 8 années de sa carrière, elle assume 4 jobs pour mettre suffisamment d’argent de côté afin de voyager et participer aux compétitions. Avec ses 60 heures de boulot, il ne lui reste plus qu’une heure de surfing par semaine … Même si la victoire se fait attendre, Layne déclare aujourd’hui être fière d’avoir travaillé si dure tout en progressant en surf… et n’oubliera jamais sa première victoire, en 1993 au Diet Coke Women’s Classic à Narrabeen Beach alors qu’elle est atteinte du syndrome de Fatigue Chronique (qui mène à la dépression). ‘It proved to me and everybody else that I did have the ability to win’ Suite à cela, elle est classée Top Five jusqu’en 97. L’année suivante, elle entame sa relation avec le big wave rider Ken Bradshaw qui passera une année sur le tour avec elle, influençant les performances de la future grande championne : Layne gagne 5 des 11 finales pour son premier World Title en 98, gagne le titre l’année suivante malgré une opération du genoux et gagne encore et encore en 2000, 2001 et 2002, devenant ainsi la première Championne du Monde de Surf à gagner son titre sur 6 années d’affilées (battant les 4 titres en suivant de Lisa Andersen et les 5 titres en suivant de Kelly Slater)! Un exploit rare dans le monde sportif …
En même temps que son titre de championne du monde, Layne s’offre le luxe de devenir l’une des meilleures surfeuses en big wave riding. Elle est même la première surfeuse à rider une vague de 35 foot à Outer Reef à Oahu en 1997 et à taquiner Todos Santos au Mexique ainsi que Phantoms Reef et Outside Log Cabins sur le North Shore d’Oahu. « Big wave surfing is something you have to be really smart about and prepared to suffer the consequences of a mistake“ Ok. En attendant, c’est la 7 fois championne du monde de surf qui parle puisqu’elle récupère sa couronne en 2004 et en 2006 malgré une opération du cou qui aurait pu mettre fin à sa carrière… N’empêche, en 2008, après 19 ans de pro surfing, Layne Beachley annonce son retrait du ASP World Tour : « This is a bittersweet decision for me as I feel like I’m surfing the best I have in my whole career. But the time is right. I’m motivated to find new and challenging ways to achieve different things in my life. I’m really proud of the impact I have on women’s surfing and I feel blessed to have been in a position to inspire a whole generation of surfers to pick up a board and experience this wonderful sport’ et Kelly Slater d’ajouter : « She has continued to blow minds and shatter records with her surfing style, technical ability and focus. She will be missed in the surfing world » Cependant, Layne n’arrêta jamais de surfer et de relever des défis : en 2009, elle tube à Ours en Australie (le fameux spot des Bra Boys), faisant d’elle la première surfeuse à rider l’une des vagues les plus heavy d’Australie“…
Car Layne Beachley est aussi une femme d’affaires au grand cœur, malgré son retrait de la compétition, la championne ne sera pas en reste pour les prochaines années de sa vie : Gestion de ses marques Beachley Athletics et Beachley qu’elle a créé juste après avoir quitté son sponsor Billabong pour s’être aperçu que la marque ne donnait pas assez d’attention aux surfeuses, organisation de son propre World Tour, le Beachley Classic, dont le prix est le plus gros jamais accordé aux surfeuses (100 000 AUD!), présidence de son association The Layne Beachley Aim for the Stars Foundation mis en place afin d’aider les surfeuses d’Australie à concrétiser leur rêve de surfeuse pro en leur apportant un soutien financier et moral, soutient aux autres associations dont elle fait partie (Arrive Alive, Wyndham Vacation Resorts, Breast Cancer, Planet Ark) … elle a même trouvé le temps de se marier à Kirk Pengilly, guitariste d’INXS, en Octobre 2010 et d’écrire son autobiographie, Beneath The Waves “I’d kept diaries since I was 12 and I guess one day I always knew I was going to write a book. I really wanted to share the depth of my story, because it has been told so many times throughout the different media and all the different newspaper and radio interviews I’ve done. So I wanted to go a lot deeper and share the true insight into what makes me, me”.
Enfant adopté qui perd sa nouvelle mère à l’âge de 6 ans, jeune femme surpassant ses limites malgré le syndrome de Fatigue Chronique pour devenir la meilleure surfeuse, rare fille au line up dans le monde du big wave riding … ”I am inspired by people that push themselves and achieve greatness, especially against all odds. People that don’t give up” Layne Beachley a tout d’une battante ! Sacrée 7 fois Championne du Monde de Surf dont 5 fois d’affilés, elle est assurément l’une des plus grandes surfeuses de tous les temps jusqu’à maintenant inégalée. Et même si elle s’est retiré du circuit professionnel, soyez certain qu’on entendra encore parler d’elle ‘To continue on the path of success, to remain motivated, positive and fit and healthy enough to surf until I am 80”… pour un petit bout de temps, donc
Valérie fait partie des premiers lecteurs de TripSurfeuse. Si vous lisez les commentaires de mes articles, vous la reconnaîtrez sous le pseudonyme de SurfMama. Valérie est donc Surfmama : maman surfeuse, maman shapeuse, expatriée en Californie, que j’ai eut la chance de rencontrer lors de son court passage en France. Une rencontre brève mais inoubliable … qui m’a forcément donné envie de vous la présenter
Nom : Valérie Duprat
Age : 38
Années de surf : 8
Planche de surf : un tout petit mini-malibu de 6’9 pieds que j’ai shapé et une Walden Wahine Magic model de 7’2 pieds.
Home Spot : Beacons (Encinitas, CA)
Break préféré : mon home spot est aussi mon break préféré
Rencontre : mon homme, pour l’Amour. Mon partenaire de tandem, pour le surf. David Charbonnel, pour le shape.
TripSurfeuse : Il y a environ 12 ans, Tu es partie du 93 pour la Californie afin d’effectuer un stage postdoctoral en biochimie et ainsi permettre à ton boyfriend surfeur de te suivre… Au final, vous avez décidé de vous y installer, de vous marier et de faire votre vie là-bas. Pourquoi avoir choisi de rester en Californie ?
SurfMama : On est parti avec deux valises et pas un sou en poche à la recherche du rêve américain… et on l’a trouvé à San Diego! Les labos de recherche y sont ultra-modernes, super équipés et surtout bien financés. Du coup, il y a plus de travail et plus de débouchés qu’en France. Ensuite, il est difficile de résister a l’ambiance californienne: les palmiers, le climat accueillant, les bagnoles rutilantes et bien sur, le surf à tous les coins de rue… Vivre à San Diego c’est comme être en vacances toute l’année! On ne s’est toujours pas décidé à rentrer en France. On va peut-être bien rester finalement…
La routine californienne, le surf lifestyle, comme je te comprends ! …Et c’est en fait là-bas que, malgré une peur certaine des vagues, tu essaies le surf en tandem. Aujourd’hui, tu participes même aux compétitions de surf tandem et free surfes pour le plaisir en longboard ! Quelles ont été les étapes de ton apprentissage ? Aurais-tu des conseils pour ceux et celles qui ont peur de l’océan mais qui veulent s’essayer au surf ?
J’ai effectivement eu une approche du surf assez particulière puisque, grâce au tandem, j’ai appris à surfer avec un prof sur la même planche que moi! C’est plutôt pratique et aussi très rassurant quand on a l’appréhension des vagues comme moi. Avec mon partenaire, j’ai avant tout appris à mieux connaitre l’Océan, ce qui m’a permis de surmonter mes peurs. Il m’a appris que le plus important en surf réside dans la connaissance de son environnement: une bonne lecture de vague a été le facteur clé dans la progression de mon surf. Bien sûr, le respect des lois du line-up aide aussi à se sentir parfaitement intégré dans son local spot. Mais, il n’y a pas de secrets: une pratique régulière dans toutes sortes de conditions booste la courbe de progression et forge un mental de plus en plus solide.
Mon conseil pour ceux et celles qui veulent se mettre au surf est de commencer avec quelqu’un du même niveau afin de partager les mêmes étapes d’apprentissage. J’ai moi-même un “surf buddy” avec qui je vais souvent me mettre a l’eau. On se texte pour aller surfer, on fait du co-voiturage, on rigole, on se motive quand les conditions ne sont pas optimales, … et puis surtout un surf buddy ça rassure quand on a un peu d’appréhension (grosses vagues, par exemple). Bref, un copain ou une copine de surf, c’est l’idéal pour s’y mettre sérieusement sans se prendre trop au sérieux
Tu as donc pris l’habitude de surfer régulièrement avec ton pote de surf et puis deux beaux enfants entrent dans ta vie. Travail, vie de couple, éducation des enfants … Pas forcément évident de laisser une place au surfing et pourtant tu n’as pas laissé tomber. Quelles ont été tes priorités et comment as-tu modelé ta nouvelle vie ? Que conseillerais-tu pour les surfeuses futures mamans ?
Etre maman est sûrement la plus belle chose qui me soit arrivé. Si il est vrai que les enfants changent radicalement la Vie, moi je trouve qu’ils l’embellissent! Lorsque j’étais enceinte, j’ai dû m’arrêter de surfer aux alentours du 4ième mois car j’avais peur de ramer à plat ventre sur la planche ou pire, me prendre ma planche (ou celle de quelqu’un d’autre) dans le ventre… Pour mes deux grossesses, j’ai “calculé” afin d’être enceinte pendant les mois d’hiver (accouchement en janvier/février)… Cela m’a permis de rester au chaud sans avoir trop les boules de ne pas pouvoir surfer et d’être d’attaque pour le printemps. Honnêtement, j’ai eu parfois envie de surfer mais la petite vie qui s’agite à l’intérieur est tellement concrète qu’on veut la protéger avant tout et c’est tout naturellement que je suis restée tranquille sur le sable.
Apres l’accouchement, j’ai pu me remettre a l’eau le mois suivant car j’ai eu la chance de ne pas avoir eu de césarienne. Attention: il faut quand même y aller doucement au début car le corps est tout chamboulé et les muscles tout ramollis. Mais la tonicité musculaire est revenue assez vite (1 a 2 mois) juste en allant surfer 2x a 3x par semaine. Je mangeais aussi équilibré (fruits, légumes, viandes et laitages) sans pour autant suivre un régime particulier. Pour moi, la Nature fait bien les choses et il suffit de suivre ses instincts de maman pour savoir ce qui est bon ou pas.
Mes deux enfants et mon mari sont bien sur ma priorité absolue. Mais en tant que famille notre but est d’être heureux, c’est la deuxième priorité!
Depuis un an, tu as commencé le shape et tu as déjà crée 9 planches de surf ! Je suis évidemment allée faire un tour sur ton blog (‘a virtual portfolio and a diary of your journey in the shaping world’) et je dois avouer ‘Waouh, good job l’artiste’ ! Alors, le shape : passe-temps, projet artistique ou nouveau métier en perspective ?
Oui, comme si je n’étais déjà pas assez occupée avec un boulot, deux enfants, et le surf… Maintenant il faut que je case des sessions de shape dans mon jardin les week-ends
Autant dire que je pratique en tant qu’amateur mais je prends beaucoup de plaisir a créer des objets artistiques qui se surfent. Bah oui, le shape c’est comme de la sculpture utile… Pour l’instant je suis dans la phase d’apprentissage mais pourquoi pas en faire une activité professionnelle a long terme…
Le surfing est clairement encré dans ta vie et lorsque je lis ton autre blog de SurfMama, je suis clouée : expériences inédites, rencontres incroyables,… quelle énergie ! Maman surfeuse, maman shapeuse, maman blogueuse… Ta petite famille doit être fière ?! Et tes enfants, dans tout ça, suivent-ils les traces de leur maman ?
‘Eat Surf Love’ a été mon premier blog. Je l’ai crée en 2010 afin de partager mes anecdotes de maman surfeuse avec d’autres mamans autour du monde. Grâce au blogging j’ai pu faire connaissance de gens de différents horizons partageant les mêmes passions et même les rencontrer “en vrai” (J’ai même réussi à rencontrer Tripsurfeuse!!!!). Mon mari est bien sûr un de mes lecteurs les plus assidus et d’ailleurs il me fausse mes statistiques!!!
Ma famille me soutient a 200% dans toutes mes activités. Mes enfants, comme la plupart des enfants élevés en Californie du Sud, sont complètement immergés dans la culture du surf… Alors du coup, ils trouvent cela tout à fait banal que maman et papa aillent surfer (mon fils de 9 ans surfe aussi). La wetsuit est comme une seconde peau pour toute la famille! Pareil pour le shape: rien de plus normal pour eux que leur maman fabrique des planches de surf! Je ne risque pas d’attraper la grosse tête avec eux
Valérie, aurais-tu quelque chose à ajouter aux lecteurs de TripSurfeuse ?
En conclusion je voudrais profiter de cette interview pour renouveler le message que j’essaie de transmettre au travers mes blogs: “Just Do it”. Si vous avez un projet farfelu, ou une envie incongrue, il faut se lancer sans trop cogiter! Mon seul mérite est de m’être lancée dans l’aventure et de persévérer… Mais là, mon secret pour garder le cap en dépit des vents parfois contraires c’est ma petite famille! Mes enfants et mon mari sont ma source d’inspiration, le moteur de ma vie.
Merci Valérie, ta vie est passionnante et c’est un plaisir de te lire ! Je te souhaite le meilleur et espère partager plein de vagues avec toi… en Californie, en France, en Australie, wherever ! Read you soon on the web, take care !
I was walking down the streets of Lennox Head, searching for something interesting to do when I popped into your Craig Parry Photography Gallery with my friend Emilie. She already talked to me about some amazing shots of yours … and this day with no waves were perfect to check this out, indeed
After 30minutes (at least) looking around, discovering landscapes or underwater pictures through your own eyes and being amazed by your talent, I eventually asked you for an interview to be published on my TripSurfeuse’s Blog. You seemed both very surprise of my inquiry and very happy to answer any of my questions… Thank you very much Craig for giving me a little bit of your time.
Your age: 33
Started photography: 8yrs old
Inspiration: The Ocean
Book/Song/Movie: The Alchemist / Ben Harper « Walk away » / Endless Summer
Best picture (of yours &/or anybody else): My favourite is Shell Swirl … I’m inspired by a photographer called Peter Lik.
Facebook:http://www.facebook.com/CraigParryPhoto
Website: www.craigparry.com.au
Contact: info@craigparry.com.au
Twitter: CraigParryPhoto
TripSurfeuse: You’ve been taking pictures since you’re eight years old and turned into professional six years ago. What is the story about Craig Parry, Photographer from your first water camera & 35mm up to your current Canon digital (1D Mark 4) & Del Mar water housing?
Craig Parry: My 2 biggest influences were my father and National Geographic. My father loves photography and every birthday i used to get a disposable water camera that i played with in my swimming pool. I would always spend ages checking out the pictures from National Geographic dreaming of one day doing that as a job!
I was living in Switzerland in 2008 and some of my friends there are professional Ski/Snowboard photographers. They gave me direction and motivation to get my work in a gallery, So when I returned from Switzerland I opened up Craig Parry Photography Gallery, Its been very hard work but its rewarding and It doesn’t feel like a job! I’m excited about the next few years as I have some great new ideas of images. AND I’m excited about my new camera gear!
Your work is a lot about waves, beach style landscapes, and surfers as if surfing is another passion of yours. I reckon you’ve been riding waves and trip surfing around the world for a long time … is it your biggest inspiration?
Absolutely I want to document my travels, it’s a classic how excited I get over taking images in clear water. When I travel my camera is my best friend and so is the ocean.
You live in Lennox Head, a little town close to Byron Bay in Australia. Lennox and Byron are ones of the most famous world class waves but they’re also home town of a big surf art community … And more than that, surfing is so big in your country and emerging so fast all around the world, is it difficult to compete with such a huge concurrence or even deal with the surf business in order to get famous?
It is pretty difficult but if it’s your passion to succeed in your business and the fundamentals of your business are grounded than not much can stop you, you have to be different and innovative in your field of choice!
There is this article taken from newspaper and this bottle of wine in your gallery revealing that you won an award for this amazing picture with a dolphin jumping on top of a wave and a surfer next to it looking at the beauty… Please, tell me more…
Well the image was taken 2 years ago I was the official photographer for the surfing competition, which was held in Byron Bay. I was watch the dolphins come through on these sets all day and was determined to capture them. A wave came through in the finals of the event and I could see the dolphins chasing the wave all of a sudden they started to leap out of the wave I focused on them and started to take images after the 4th image I had got the shot! The dolphin was completely out of the water and the surfer was in the same frame I love this image because it’s so balanced.
But surf-style picture is not the only thing you’re interested in: you work on wedding, real estate, commercial, portrait… and you also create short movies. Is there a big difference between taking pictures and making videos? And is there any chance for you to turn professionally into movies instead of photography?
Photography is my passion. Video work is great but I get more of a connection with my photography. I love the fact you can freeze a moment in time and appreciate it over and over again.
Cheers, Craig. Your work is beautiful and that was a real pleasure to meet you. Some of my friends are gonna be jealous! Anything else to tell French people?
Always leave your heart and mind open to inspiration.