Dernière étape du Surf Trip en Indonésie. Florent et Jérôme sont rentrés en France (Domaaaage ! !) alors que nous poursuivons notre trip avec Quentin. Nous quittons Gili Trawangan direction Kuta Bali où nous trouvons un hôtel jusqu’à notre dernier jour. Afin de visiter les alentours, surfer Balangan et visiter Ubud, nous louerons un scooter.
A peine sommes nous arrivés à Kuta que nous recroisons Marco, rencontré à Kuta Lombok. Chouette !
Marco a une patate d’enfer : il est drôle et toujours motivé pour découvrir les spots. Alors qu’il nous emmène boire un verre à Alleycats, le rendez-vous des anglo-saxons et l’un des bars les moins chers de Kuta, nous décidons pour le lendemain de faire la route ensemble et avec son nouvel ami, Adrian. Moi, j’ai déjà eut un accident de scooter plus jeune…Heureusement, on peut monter à deux + 2 boards et c’est Quentin qui conduit. Malgré une circulation plutôt anarchique, je lui fais entièrement confiance, on l’a déjà fait tout le long de notre aventure.
D’ailleurs, vous voulez avoir un aperçu de la conduite à Kuta ? Je vous préviens, c’est rock’n'roll :
Nous voilà partis à Balangan, au sud de la péninsule de Bukit. Arrivés au spot, nous découvrons une plage de sable blanc bordée de palmiers et accotée de falaises. Le long de la plage, les bicoques de surf louent des transats et servent des boissons ou les traditionnels mie goreng (noodles fris et assortis de poulet ou crustacés ou légumes) et nasi goreng (même recette en remplaçant les noodles par du riz). Nous regardons la série rentrer : Balangan est un reef break, une gauche rapide qui déroule parfaitement. Aujourd’hui, il y a jusqu’à 2m aux grosses séries, relativement tubulaires…c’est bien plus impressionnant que Grupuk et même si j’ai bien progressé….j’ai un peu peur quand même ! Allez, hop-hop-hop, on se motive ! Et là, vous ne devinerez jamais, Sergi et ses amis sont ici ! Rappelez-vous Sergi est le surfeur que j’ai shooté avec ma dérive à Grupuk ! Bon, ok, c’est marrant mais je n’en suis pas fière. Bref, revenons à nos moutons…. on rame, on se place…d’ici aussi je flippe…je prends une vague…et je ripe ! Aïe, mes pieds touchent le fond rocheux. Je laisse tomber, j’ai trop peur, je sors. Je la surferais lorsqu’il y aura moins de taille. Alejandro (un ami de Sergi) me rassure : il m’a vu surfer à Lombok, j’en suis capable, mais aujourd’hui la vague est dangereuse. On surfera ensemble demain.
Quentin a adoré filmer le spot ce jour là (on se demande pourquoi…les jolies courbes d’un mannequin en premier plan peut-être
) :
Lorsque nous avons préparé notre voyage avec Quentin, nous nous sommes dit qu’on ne pouvait pas manquer de visiter Ubud et ses rizières. Kade, notre hôte à Gili T, m’avait suggéré de lire « Eat pray love » (« Mange, prie, aime » d’Elizabeth Gilbert) et de rencontrer l’un des personnages du livre, I Ketut Liyer, un sage qui aide à trouver ou suivre son propre chemin de vie et enrichissement spirituel. Elle nous avait recommandé d’y rester plus d’une journée afin de profiter de tous les bienfaits d’Ubud. Cependant, nous n’y restons qu’une journée. Avant de se perdre au beau milieu d’une vaste rizière, nous nous promenons dans le Sacred Monkey Forest Sanctuary. Et quel spectacle ! Déjà, les macques sont absolument partout, guettant le moindre touriste afin de voler objets de valeur et nourriture. Ensuite, la végétation est d’une beauté extraordinaire, découvrant de part et d’autres des statues sacrées telles que Rangda qui dévore des enfants. On se laisse volontiers perdre par-delà des arbres centenaires et on se prend pour Indiana Jones avec des lianes tombées du ciel,… Ensuite, nous nous promenons dans les rues d’Ubud et rencontrons une tisseuse, des menuisiers, des petits commerces traditionnels et des boutiques modernes…nous ne serons restés qu’une journée, mais rentrons apaisés à Kuta.
Il ne nous reste plus que quelques heures avant notre retour en France. Notre avion est à 22h ; nous avons donc le temps de se faire une petite session Sunset à Kuta Beach avant de remballer la board et refermer le sac à dos. Voilà, c’est fini, le taxi nous emmène à l’aéroport et on décolle pour la France. Le retour est dur lorsqu’on rentre de voyage début novembre…très dur lorsque le contrôleur Paris-Bordeaux de la SNCF vous met une amende à cause du surplus bagage « planches de surf » ! Ça y est, j’ai les larmes aux yeux, je veux y retourner ! Heureusement, mon amie Laura vient me chercher à la gare et me fait un bon repas….et je lui raconte mon trip surf en Indonésie…le sourire aux lèvres…les yeux plein d’étincelles…le cœur gros comme ça… !
Cinquième étape du Surf Trip à Bali avec mes trois amis. Nous avons laissé Florent et Jérôme rentrer en France et continuons notre trip avec Quentin. Nous quittons les paysages encore presque vierges de Lombok direction les trois îles Gili (Meno, Air et Trawangan) à l’ouest de Lombok.
De Kuta Lombok à notre prochaine destination, nous prenons un bémo dont la conduite nous ait devenue familière, suivie d’un petit bout de chemin en calèche ou « dokar » jusqu’à Bangsal et enfin le bateau à balanciers direction Gili Trawangan (ou Gili T), la plus développée des trois îles. Mais qui dit développée, ne veut pas forcément dire polluée. En effet, les habitants de l’île vivent essentiellement du tourisme et font plutôt attention à préserver la beauté de l’endroit : moins de déchets laissés à l’abandon, pas de voitures ni de scooters, électricité fournie par générateur suivant des heures bien définies et l’eau des sanitaires encore relativement saline.
Notre hôte, Kade nous accueille dans sa charmante guest house, Rumah Kundun, à quelques pas de la rue principale. Kade est une mère de famille adorable. Avec un anglais impeccable, elle me conseille quelques lectures et m’encourage à faire le tour de l’île pour découvrir « l’autre côté ». Ce que je fais. Ma ballade dure moins de 2 heures : je m’émerveille d’une côté Ouest quasi vierge tandis que la côte Est est bordée d’hôtels, restaurants, bars lounge petits commerces et centres de plongée. Je croise des bicyclettes, des carrioles (appelées dokar) attelées de chevaux et discute tranquillement avec quelques locaux qui me lancent des « where are you going ? » ou « where are you from ? » ou encore « come on, let’s talk ». Plus tard, Kade m’oriente chez sa voisine pour un massage traditionnel. Quel bonheur ! Le massage intégrale dure des heures…, je me sens en parfaite harmonie.
Il y a un spot de surf au Sud Ouest de Gili Trawangan. C’est une longue droite qui peut prendre de la taille, mais la houle est trop faible lors de notre court séjour. A défaut de surf, on se laisse tenter par des cocktails les pieds dans le sable dodelinés par la musique électro-lounge, une séance de ciné à ciel ouvert allongés sur des coussins…on se la coule douce…on lit des bouquins étendus sur un sable si blanc qu’avec la luminosité il est indispensable de porter ses lunettes de soleil. On nage tranquillement dans une eau chaude et translucide…puis Quentin veut faire du snorkeling. On plonge au milieu d’une faune marine absolument incroyable : des coraux, des poissons en tout genre et de toutes les couleurs…je me crois au pays de snoky, c’est magique !
Gili Trawangan est une île idéale pour ceux qui veulent faire un break mixant journées détentes et nuits festives. Seulement, avec Quentin, le surf nous manque. Pour nos derniers jours, nous décidons de repartir vers Bali. Nous surferons Balangan et visiterons Ubud.
Quatrième étape du Surf Trip en Indonésie avec Quentin, Florent et Jérôme. Mais cette fois, il faut dire au revoir à Florent et Jérôme qui rentrent en France. Je continue mon aventure avec Quentin et nous nous sommes mis d’accord sur notre prochaine destination : ce sera à Kuta sur l’île de Lombok. Cette île située à l’Est de Bali est moins connue que sa grande sœur mais très réputée pour la qualité de ses vagues et Kuta, au Sud, fait partie des excellents spots de surf de Lombok.
Pour se rendre à Kuta Lombok, notre voyage dure une journée. De Bali, nous partageons 5h de bateau public avec d’autres voyageurs, des marchandises en tous genres et des odeurs étranges, direction Pantai Senggigi. Arrivés aux docks, le ferry doit attendre qu’une place se libère. C’est long et les odeurs me tournent l’estomac. Une fois débarqués, tous les voyageurs sont dispatchés dans les bémos. Ça aussi c’est long et avec Quentin on se marre car des hommes en profitent pour essayer de nous vendre tout et n’importe quoi….même des sabres ! En direction du Sud, le bémo roule comme un taré. Entre deux sueurs froides, on découvre un paysage encore préservé et cela nous plaît. Juste avant Kuta, le conducteur nous montre un énorme chantier et nous explique qu’une société de Dubai a rasé des habitations et commerces, obligeant les locaux à se réinstaller on ne sait où, pour construire un grand hôtel. Cela nous plait moins.
Kuta se résume à une route principale longeant la baie. D’un côté de la route il y a des hôtels à tous les prix et de l’autre côté les warung et petits commerces de produits locaux donnent sur la plage. Il n’y a pas de vagues à Kuta cette semaine là. Alors que je lézarde au soleil, je fais la connaissance de Marco, Joe et Trevor qui se sont rencontrés quelques jours auparavant et ont décidé de Trip-surfer ensemble. Délire. Ils me demandent où se trouve Grupuk. On prend les scoots et je leur ouvre la route vers l’Est.
On décide de surfer Grupuk, une large baie réputée pour ses 5 reef breaks, dont la plus impressionnante et la plus méchante, l’Outside, qui tient parfaitement 4 mètres de houle. Soup nous emmène à l’Inside avec son bateau de pêche. Il y a 2m de vagues, petites gauches et longues droites, mais le vent n’est pas assez fort pour que ce soit tubulaire. A l’eau, les locaux enchainent les tricks comme je n’en ai vu que dans les vidéos de surf, impressionnants ! Je me dis que c’est vraiment trop gros pour moi….mais que je n’ai pas fait tout ce voyage pour rester sur le bateau à voir Quentin se gaver sans moi quand même ! Je me jette du bateau avec ma board et Soup nous rejoint au peak. Il est gentil Soup, il me pousse au tail pour m’encourager. J’arrive à prendre des vagues malgré le nombre de surfeurs dispersés tout autour et je surf en binôme avec les locaux qui m’encouragent…c’est cool d’être une surfer girl ! Sauf que, oups : alors que je suis en take off, un surfeur passe son canard juste devant moi, je manœuvre mal et perds une dérive sur son dos ! Aïe-heu ! Plus de peur que de mal, Sergi devient mon pote et je gère plutôt bien la fin de session sans ma dérive gauche (NB : toujours prendre un deuxième jeu de dérive en trip surf !). Le retour de session en bateau au coucher de soleil est idyllique.
Pas facile de filmer depuis le bateau :
Alors qu’on s’est bien fait plaisir à Grupuk, on part à la recherche de Mawi. La route est cabossée, il y a des trous partout, on roule vite et c’est dangereux….mais on se sent vraiment libre ! Après 30 à 45 mn on arrive au spot. Mawi, connue pour être un shore breack méchant et tubulaire, est « aujourd’hui plutôt calme » me dit-on. Enfin, calme…tout dépend de qui le dit ! Même si elle casse un peu plus loin que ce que je pensais, je la trouve encore impressionnante et j’hésite réellement à rejoindre le peak. Sergi est venu avec deux amis. Et là, trippant : nos potes de Nusa Lembongan sont ici aussi ! Ils se mettent tous à l’eau et finalement je me lance mais le regrette. La taille est la même qu’à Grupuk seulement la vague est beaucoup plus fat, plus rapide. J’en prends trois, me retrouve dans la machine à laver et flippe de me cogner sur un gros rocher. Je sors, suivie de Quentin. Cette vague n’est pas pour moi.
Regardez ça, je vous ai filmé la route de Kuta vers Mawi :
Je suis triste de quitter Lombok, ce paysage et cette atmosphère auxquels je m’attendais lorsque je me rêvais l’Indonésie. En plus, je commence à m’attacher à tous ces gens rencontrés sur la route…mais c’est comme ça, c’est le but d’un voyage : venir pour repartir ailleurs. On a entendu parler des trois îles Gili. Dont Gili Trawangan, très nature et très fête aussi. Bien, allons voir…
Troisième étape du Surf Trip en Indonésie avec Quentin, Florent et Jérôme. Après la bruyante Kuta et la belle Nusa, nous voilà reparti vers Bali, cap sur Sanur d’où nous négocions un Bémo pour rejoindre la péninsule de Bukit. Back on les routes de Bali, cela nous fait bizarre de se retrouver au milieu d’une circulation si anarchique. Arrivés à Bingin, nous partons à la recherche d’un endroit où se poser.
Avant de partir, un pote m’avait donné l’adresse du warung de chez Susie. Mais Susie, adorable, nous dit qu’elle n’a plus de lits disponibles. On se rabat sur le losemen d’à côté, haut perché et adossé à la falaise. Une nuit à partager les bruits incessants de quelques touristes nous suffit à vouloir trouver un endroit plus calme. Sur la plage de Bingin, tous les losemens et warungs sont concentrés. Un tout petit peu plus loin, exactement entre Bingin et Dreamland, on trouve une petite cabane de pêcheur sur pilotis nommée Lys café. Nous sommes aux anges !
La cabane abrite trois chambres à l’étage dont deux qui nous sont réservées. La terrasse des chambres nous offre un panorama à se damner, une vue directe sur les spots de Bingin et Dreamland. A la nuit tombée, lorsque j’entends les vagues taper sur les pilotis, j’ai l’impression de m’endormir dans un bateau. Ici aussi le soleil rythme nos journées et les couleurs du ciel aux Sunsets et Sunrises sont d’une beauté inouïe.
Le matin, je me réveille à 6h alors que mes trois compères se laissent encore bercer par les bras de Morphée. Au peak de Bingin, il y a déjà une dizaines de surfeurs. Le reef break donne des vagues parfaites, 1m à 2m suivant les journées, petites droites, longues gauches et minis tubes. Petite séance de stretching et je me lance. Sourire aux lèvres, je discute avec les surfeurs locaux et étrangers. Aucune prise de tête à l’eau, il y a des vagues pour tout le monde, on surf à la queue leu leu. Depuis Playground à Nusa Lembongan, je n’ai plus peur du reef car je sens déjà que mon surf est en progression. Bien que je sois regular, la gauche est très facile à surfer. Je la surf jusqu’au bout, alors que les autres préfèrent ne pas la finir pour ne pas se fatiguer à remonter jusqu’au peak. Je ne tube pas, mais rien que le fait de surfer en backside me rend dingue !
Et voilà avec quoi je me réveille tous les matins (je ne peux pas m’empêcher de filmer ça…mais après j’y vais !) :
L’après-midi, j’aime bien surfer Dreamland. Un local nous dit que le spot se fait appeler aussi « la plage des chinois ». Effectivement, si vous avez l’occasion d’y aller, vous remarquerez que l’énorme complexe hôtelier récemment bâti sur la plage pullule de chinois et japonais venus apprendre à surfer. Cela dit, tous les débutants restent généralement au bord et au peak je retrouve des surfeurs un peu plus expérimentés. Dreamland est un beachbreack mais il vaut mieux rester vigilant car quelques gros cailloux sortent de l’eau. La vague est une gauche à mini tubes et petite droite. Je m’éclate et me fait des potes qui me shootent avec leur caméra. Sympa ! Quentin, n’aime pas trop Dreamland, il préfère Bingin qui le lui rend bien puisqu’il y cale des tubes ! Moi, j’aime Dreamland car c’est une vague fun….et que j’y cale mon premier tube backside !
Alors que Florent et Jérôme tentent le surf ou s’éclatent en snorkeling, avec Quentin, nous décidons de louer un scooter pour visiter les alentours. Nous nous arrêtons au temple Pura Luhur Ulu Watu, un important sanctuaire dédié aux esprits de la mer et dominant une falaise vertigineuse. Non loin de là, le légendaire spot d’Ulu Watu ne nous émeut pas plus que ça : alors qu’il est réputé pour ses vagues monstrueusement parfaites, aujourd’hui….c’est flat ! Finalement, on repart vers Padang-Padang puis Impossible pour revenir à Bingin. On n’est pas si mal à Bingin, dans notre petite cabane : seuls ou presque, vue en première ligne sur le spot, savoureux plats préparés par notre hôte et pêcheur local… « On est bien Tintin ! »
Mais chaque chose a une fin. Florent et Jérôme doivent bientôt repartir en France et souhaitent revenir à Kuta pour leurs trois derniers jours. Avec Quentin, on se décide pour rejoindre Lombok, l’île jumelle de Bali qui a su garder son côté sauvage…
Suite de mon périple en Indonésie avec Quentin, Florent et Jérôme. 4 jours passés à Kuta suffisent pour nous donner envie de plus de tranquillité, sable blanc, cocotiers…..et du surf ! On se met d’accord pour notre prochaine destination : Nusa Lembongan, petite île à l’est de Bali
Florent et Quentin sont partis la veille. Jérôme et moi prenons le Bémo direction Sanur où le bateau à balanciers nous attend. On marche dans l’eau avec les sacs à dos et la board, on s’assoit à l’avant et nous laissons bercer par les vagues. Petit à petit on s’approche de Nusa Lembogan. Le panorama est fabuleux. Des criques quasi désertes, le spot Playground à notre droite, les spots Lacerations et Shipwreck sur notre gauche, une eau translucide caressant le sable blanc tout le long de la côte. Je rêve, c’est bien réel.
Quentin et Florent nous attendent au Bungalow Tarci. Nous avons la chambre à étage en première ligne avec vue sur les spots. Trop dure la vie. Nous y restons 5 jours à profiter du temps qui passe, du soleil, des vagues, des habitudes des locaux. J’aime les regarder tôt le matin lorsqu’ils partent à la pêche ou ramènent les algues qu’ils cultivent. J’aime bien me promener à l’intérieur des terres et découvrir un temple abandonné, une végétation luxuriante, tomber par hasard sur un combat de coqs organisé…Seul point noir : l’amas d’ordures et bouteilles en plastiques. Puis, chaque soir, on se retrouve sur la terrasse à partager des Bintang (la bière locale) avec des australiens, anglais, sud africains, québécois,…
Lacerations est une vague qui porte bien son nom. Ni Quentin ni moi ne nous y aventurons. Quentin lui préfère Shipwreck et se régale. C’est une droite assez longue, parfaitement tubulaire à 2 m. Moi, je ne tente pas. C’est du corail dessous et je n’ai pas envie de me blesser dés mon arrivée….non, ok, j’avoue, j’ai une trouille terrible d’aller là-bas. Je préfère Playground, un peu plus accessible, bien que peu profond et toujours avec du corail dessous. J’y retrouve nos potes de Bungalow Tarci qui me prennent sous leurs ailes et m’expliquent quelques tricks. Au peak, nous sommes une vingtaine de surfeurs dont une jeune surfeuse qui ride parfaitement. Chouette, ça motive !
Première session là-bas, je me mets à l’eau sans hésitation : elle est trop bonne. Je ne prends pas le bateau comme beaucoup de surfeurs, je préfère marcher puis ramer pour m’échauffer. Je passe un premier canard et ma board tape le reef. Gloups ! Même si j’ai les reef boots d’une amie, j’ai plutôt peur de me lyncher le dos ou les bras…hop hop hop, je me reprends, il faut que j’y arrive. Playground est une gauche et je suis regular. Pas grave, je la tente en droite, pour voir. Ça passe ! Nikel chrome, je la surfe tous les jours, je me « gave » et arrive même à rentrer un mini tube parfaitement calée dans le curl ! Le premier tube de ma viiiiiiiiie !!! Bintang Time pour fêter ça !
Jérôme, qui ne surfe pas, préfère profiter d’être à Nusa pour faire de la plongée. Il a son niveau et veut découvrir les fonds marins de l’île. Incroyable pour une surfeuse mais j’ai peur du fond. Pour vaincre ma peur, je décide de l’accompagner. Le club Lembongan Scuba nous emmène à deux spots : Lembongan Point et Crystal Bay. Je vous avoue, là, je flippe sévère. Le prof est adorable et m’explique calmement tout ce que je dois savoir. J’apprends à respirer avec les bouteilles ça fait bizarre mais ça se passe pas trop mal….on descend…doucement…on descend….doucement…bien que les bouteilles à oxygène pèsent une tonne, la sensation est extraordinaire, car je flotte…j’ai un peu de mal avec la pression au niveau des tympans, mais qu’importe, c’est magique. Quoi ? C’est déjà fini ? « Jérôôôôôôôme, on y retourne demain ??!! » Oui, on y retourne ; avec Quentin en plus et à Toyapakeh et SD Point cette fois.
5 jours à Nusa Lembongan, on en a bien profité. Il est temps de partir. Prochaine destination : la péninsule de Bukit.