Ça fait longtemps que je n’ai pas écrit sur mes sessions surf et pour cause. Changement de pays, changement de vie, nouveau amis et nouveau boulot, aussi. Et le boulot, attention, pas le pire. Pendant prés de 6 mois, on m’a pris pour Willy Wonka au féminin avec mon uniforme de chocolatier et mes joues couvertes de pâte à cacao ! Et puis l’autre, vous n’allez pas y croire…
7h30 par jour à faire du chocolat, mine de rien, ça vous donne envie de prendre des bains. J’adore le chocolat, j’ai même appris le mot Chocoholic en anglais, mais vous me croirez ou non, bosser dans une usine de chocolat, au bout d’un moment, ça vous monte à la tête… Alors j’ai fait couler un bain et me suis gentiment allongé dedans, loin des machines, du bruit et de l’odeur… parfait.
Et puis voilà qu’à un moment, l’eau commence à s’agiter, balançant mes bras et mes jambes. Je sens même comme une brise caresser ma joue. Serait-ce une entrée de houle ? J’ouvre les yeux et vois l’eau de mon océan changer de couleur et de forme. L’excitation monte, mais que se passe-t-il ? J’attrape ma planche de surf et vois arriver une première vague… une vague de chocolat ! hum-miam-miam !
Je ferme les yeux mais pas la bouche (pas folle la guêpe), hop, premier canard ; Slurp ! Je continue à ramer – ça va, c’est facile car le chocolat est à la bonne température, il est tout smooth – et me prépare pour le deuxième vague… un, deux, trois coups de rame, me voici au take off ! Je pars en droite et vois la lèvre passer par-dessus ma tête ahurie. Quelle sensation ! Mais que c’est bon ! ..De se retrouver au cœur du cacao, c’est chaleureux, onctueux, délicieux, c’est incroyablement bon !
Et puis je me suis réveillée… Voilà, c’est fini. Haha ! Excellent, je ne pouvais pas ne pas vous la raconter celle là, surtout à l’approche de Noël ! ’Ca me fait penser à la pub Cadbury’ me dit Zeb… Allez, je vous souhaite de passer un merry christmas et de goûter à plein de chocolats ;)
Ca fait un moment que je n’ai pas écrit ! Mais que s’est-il passé ? Beaucoup de choses en fait, un grand chamboulement. Ok, je vais vous avouer le truc : je suis tombée amoureuse, in love of a kangourou, et suis donc aujourd’hui résidente en Australie grâce au De Facto Visa (Temporaire). Il a fallu constituer un gros dossier et solliciter beaucoup de personnes pour en arriver là… Mais après 4 mois la tête dans la paperasse, on peut se détendre. Relax max, à l’aise blaise, easy-peasy, it’s all good ! Et TripSurfeuse, alors ? En vivant sur l’un des meilleurs spots de l’Etat du Victoria, on devrait décidément avoir le cœur qui fait boom…
Tout a commencé à mon retour du Maroc, en décembre 2011… Je ne pensais qu’à ça ; remonter dans l’avion, planche de surf sous le bras, pour atterrir sur un nouveau continent. 9 mois plus tard, je partais en Indonésie et Bali me subjuguait. Après ça, il me fallait trouver une destination où l’on parle anglais certes mais où le soleil brille et où l’on trouve de jolies vagues à surfer. Je me vois encore hésiter entre l’American Dream et le Drive Thru Down Under… Finalement, il n’a pas fallu grand chose pour me convaincre de partir à la découverte de l’Australie : Magicien d’Oz, Skippy le kangourou (et non pas le grand gourou – haha), Crocodile Dundee, certes, mais aussi Morning of The Earth, les wicked campervans, le pub & les gigs, le barby … l’ambiance surfing avec un grand S !
Septembre 2012, me voilà donc partie en WHV pour un an. Objectifs : améliorer mon anglais, m’imprégner de la culture australienne, faire du wwoofing et progresser en surf. ‘Tu ne reviendras pas je t’y vois comme un poisson dans l’eau !’ ‘Tu y trouveras un beau p’tit australien et tu ne rentreras pas’ sont grosso modo le genre de phrases lancées par mes amis pendant mon périple de TripSurfeuse. Moi qui n’en pensais que des pfff et rêvais de continuer mon périple par delà les côtes du monde entier, après mes premiers 4 mois de trip surf le long de la côte Est australienne, je posais mon boardbag sur la presqu’île de Phillip Island et faisais la rencontre d’un charmant jeune homme… Mes amis avaient raison ! J’avais trouvé mon kangourou et je n’avais qu’une envie : mener une vie de koala…
Dés lors, TripSurfeuse ralentit la cadence de ce qui devait être ses aventures autour du globe. Nouveaux projets, nouveaux horizons. Le plus important étant de pouvoir rester aux côtés de l’être aimé et découvrir son pays natal… Puis, après un an et demie à barouder, on met les voyages en stand by et on s’(ré)installe sur Phillip Island. Pendant ce temps, et après nos heures de boulot, la demande de DeFacto Visa est en cours. Echanges avec la France, demande de papiers certifiés, tests de santé, formulaires à remplir et j’en passe et sans compter les quelques 4 000 AUD… le tout est une affaire de 4 mois. Au final, trois jours avant de partir pour nos vacances en France… on reçoit un e-mail : ‘I am pleased to advise that your application for a Partner visa has been finalised and that Partner visa have been granted’ Youpi, y a plus qu’à fêter ça !
Nos holidays in France, c’est une autre histoire mais pendant ce temps, TripSurfeuse se pose des questions. De quoi vais-je bien pouvoir écrire si je ne pars plus en sac à dos et avec le boardbag ? ‘On s’en fout, l’important, c’est que tu continues à écrire car moi, j’aime ton style’ (Sandrine – Neocombine). Car, le surf, c’est subjectif. On vit un moment quelque part, on ressent des choses, qu’on partage ou pas… Moi, par exemple, j’ai décidé de la partager. Trip surf ou session surf, Cap Ferret, France ou à Phillip Island, Australie, mes amis me manquent et c’est pour ça que j’écris. Quelque part, je continue ainsi à tripper avec eux et c’est comme ça que je suis heureuse… Happy Surfing my friends, love you all
… c’est comme un feu de cheminée un soir d’hiver. Ça vous illumine grâce à ses couleurs et ça vous réchauffe le cœur…
Si je vous dis que j’ai la chance d’habiter dans l’un des plus beaux endroits au monde vous me croyez ? Je ne pense pas au Cap Ferret, ça c’est mon refuge à moi, l’endroit où je suis née, qui m’a appris à gambader et qui me verra toujours revenir me ressourcer de temps à autres. En fait, je n’apprends rien à ceux qui suivent mes aventures et mes états d’âmes, je pense aujourd’hui à une autre presqu’île, celle qui me ravie depuis presque un an et demi. Oui, Phillip Island… c’est mon deuxième chez moi, un autre Cap Ferret où les saisons rythment les années, où les petits villages vivent abrités d’une végétation dense et variée, où les animaux trainent par-ci par-là en liberté… sauf qu’on y parle anglais et qu’on y trouve toujours une vague à surfer !
Alors, si je décide un jour de promener notre boxer au lieu de me mettre à l’eau, ce n’est pas bien grave, au contraire : ça permet d’apprécier le surf sous une autre perspective… Oui, ce jour là j’ai trouvé mon bonheur à jouer avec Betty le long de Smiths Beach, à la voir se jeter dans les rouleaux et à prendre quelques photos des vagues et des surfeurs sublimés par un coucher de soleil aux couleurs d’or et de bronze. J’ai même cru voir un kangourou hilare glisser le long de l’écume sur le spot d’à côté ! Moins fréquenté que Smiths Beach, YCW a ce quelque chose de mystique que je ne saurais expliquer… Parfois, le bonheur du surfing ne se trouve pas dans l’action mais dans l’expectation…
Happy days my friends
Ce jour là, on décide d’une petite escapade avec notre amie Cécile, histoire de se balader là où nous n’avons pas l’habitude d’aller… C’est toujours pareil me diriez-vous : lorsqu’on voyage, on a envie de tout faire, tout voir, trip surfer à fond et on a tout le temps pour cela. En revanche, lorsqu’on habite un endroit, on a parfois du mal à sortir de sa petite routine. Entre le boulot, la maison et la vie sociale, ce n’est qu’une question de praticité… mais le search surfing, y a que ça de vrai !
Ici, sur Phillip Island, mes spots de prédilections sont Woolamai, Smiths Beach, YCW et Flynns Reef… mon habitude à moi. Mais qu’en est-il des autres vagues de ma chère presqu’île ? J’ai en effet surfé pratiquement tous les spots du Sud-Est mais jamais ceux du Sud-Ouest… Ha ! Le retour de notre amie Cécile, férue de nouvelles sensations et de photographie, venue nous rendre visite pour quelques jours, est une belle occasion pour partir à la découverte de nouveaux paysages et des vagues qui me sont mystérieuses. Chouette-chouette-chouette !
Première arrêt : Pyramide Rock, bien connu pour son gros festival d’été (‘the New Year’s Eve camp-out rock music festival’) qui accueille chaque année de bonnes têtes d’affiche. Mais Pyramide Rock, c’est surtout un énorme rocher noir en forme triangulaire, composé de basalte et posé sur une base de granite rose. Je ne suis pas géologue, mais tout de même, la vue depuis le look-out est juste magnifique ! Notre ami Az, lui même surfeur, m’a dit qu’il y avait eut de très bonnes sessions sans personne à l’eau. Il suffit juste de s’y rendre à marée basse dés le vent Nord-Est creuse les vagues apportées par une bonne houle orientée Sud-Ouest… j’aimerais bien y aller avec lui !
Pour le reste, on découvrira Berrys Beach, une jolie plage presque aussi grande que Smiths Beach mais bien plus sauvage où l’on trouve une droite ; Kitty Miller Bay, un spot de reef pour longboard ; Summerland Bay, une longue droite qui déferle le long des rochers sur un fond sablonneux, mais une plage surtout prisée pour la quotidienne Penguin Parade (au coucher du soleil, les manchots font leur apparitions : le grand bonheur de tous les touristes – à faire !). Sur notre chemin de retour, nous passerons par Left Point, situé juste à gauche de Cat Bay. Et là, je me dis que j’ai vraiment envie de longboarder avec un 8 ou 9 pieds !!
Bon, y a pas à dire, le search, c’est vraiment cool ! Car même si, durant notre ballade, le vent était contraire (sauf pour Left Point), j’ai quand même pu analyser les spots… Evidemment, il me faudra les scruter plus d’une fois et à différentes marées avant de me jeter à l’eau. Mais c’est un bon début, prometteur ! Et puis… je vais vous avouer une chose : j’ai vraiment, mais vraiment envie de me faire cadeau d’un longboard !! A suivre…
Trois choses qui se disent concernant Phillip Island : ‘This is Block island’, ‘When the surf is good, traders are off the beach’, ‘The surf is always good on the Island’. Si vous ne comprenez pas l’anglais, en gros, cela veut dire que Phillip Island est une presqu’île où vit un gros pourcentage d’hommes, pour la plupart dans le bâtiment et pour la plupart surfeurs. Aussi, comme le surf est toujours bon à The Island (suffit de connaître la configuration de chacun des spots et se mettre au jus des conditions), les gars se font en moyenne une session par jour, parfois pendant les heures de boulot, si les conditions sont les meilleures..!
Mais attention, cela ne veut pas dire qu’en tant que surfeuse, on soit mal accueillies, au contraire ! Honnêtement, je crois n’avoir jamais eut de mauvaise expérience et je suis même certaine avoir eut que de très bonnes sessions partagées avec les gars à l’eau. A chaque fois que je papote avec eux en regardant les vagues, à chaque fois que je rame avec eux vers le pic, à chaque fois qu’on ride les vagues ensemble, c’est toujours des sourires, des mots gentils, des conseils bienvenus…
Woolamai, Forest Caves, Express Point, Smths Beach, Summerland, Cat Bay, Flynns Reef sont les spots les plus connus. Shortboard, longboard, kneeboard, bodyboard, stand-up paddle, il y en a pour chaque type de surfeurs et surfeuses. Mais le spot de prédilection c’est bien Woolamai. Des droites et des gauches qui déferlent sur des bancs de sable qui ne bougent que très peu et qui marchent à n’importe quelle marée si le vent est Nord-Est et la houle Sud à Sud-Ouest.
J’adore Woolamai, surtout lorsque je me fais plaisir sur des sessions matinales telles que celle-là…
Hope to see ya soon on the water guys ;)