Dimanche 10 Juin, concert ! Et pas n’importe lequel car c’est celui de Ash Grunwald au Westernport pub ! Ash, si vous le connaissez pas encore, c’est le nouveau Xavier Rudd (au sens multi-instrumentaliste) qui envoie un blues raw et le mixe avec les sonorités tribales moderne. A avoir écouté ses compositions souvent utilisées pour accompagner quelques films ou vidéos de surf, je n’attend qu’une chose : voir l’australien roots rocker sur scène pour voir ce qu’il vaut live…
En allant chercher les billets au Westernport Pub Hotel, nous voyons Ash déguster une bière. Grand, le teint halé, les yeux brillants, coiffé de dreadlocks et habillé d’un style folk australien, Ash dégage la sympathie. Dans quelques heures, le musicien entrera sur scène devant l’audience de Phillip Island qui s’est déjà précipitée pour réserver les tickets d’entrée. Il en reste quelques uns… ouf ! Et en attendant l’heure de rendez-vous, nous filons chez un ami pour nous mettre dans l’ambiance avec un petit barbecue entre potes… 9h, nous sommes de retour au pub. Il y a du monde, ça discute, ça rigole, ça boit des bières et ça commente la sortie du dernier album de Ash Grunwald et ses prestations passées dont l’une au Byron Bay Roots Festival…
Laissez-moi donc vous présenter l’artiste …
Elevé dans l’une des banlieues de Melbourne avec du blues dans les oreilles, Ash Grunswald s’inspire des grands Muddy Waters, Robert Johnson puis BB King, James Brown et Jimi Hendrix pour développer sa technique de guitare. En 2002, après avoir passé par un groupe puis un trio, il sort son tout premier album solo : Introducing Ash Grunwald et reçoit le titre de Melbourne Blues Performer of the Year. S’ensuivent I Don’t Believe (en 2004), Live At The Corner qui lui vaudra l’Album Of The Year par le Australian Blues Awards (2005), Give Signs (2006), Fish Out The Water (2008) puis Hot Mama Vibes (2010) et au fil de ses albums, Ash introduit des sons électroniques à sa musique blues. ‘Mixing electronica with the blues was always a dream of mine. On the first album I was really trying to strip it back to raw elements, just be as soulful as possible. I guess every album since then has been a gradual move towards this point’
Live at Pyramide Rock Festival (Phillip Island) en 2007 :
Single Walking extrait de Hot Mama Vibes :
Bluesman au cœur soul, Ash Grunwald est aussi un fervent surfeur ‘Once I got going with my music career I was trying to book my gigs along the coast and use music to get me surfing all the places I’d heard about in mags. It really has been an amazing journey for me’ tandis qu’en Australie, ses spots préférés sont Byron Bay et Margaret River, Ash n’hésite pas à traverser les océans pour assouvir ses deux passions. Il se produit en Angleterre, au Canada pour le plus souvent ainsi qu’en Indo, au Portugal et au Maroc lorsqu’il le peut. ‘It’s been a crazy journey. Actually really frustrating at times, but totally addictive and rewarding in the end. I really feel like surfing is the perfect pastime. Its the only thing that I feel like doing twice a day, every day!’ Pas étonnant donc qu’on le retrouve sur les bandes sons de quelques vidéos de surf, pas étonnant non plus d’apprendre qu’il a aussi lancé sa propre série de petits films documentaires surf, snowboard & skateboard intitulée Road-Dog Diaries. ‘I’ve always wanted to document the contrasts between the places I tour in Australia. This tour will see us visiting deserts, snowfields, cities and of course, hugging the coast from Torquay to Noosa. There’s so many characters that I’ve met along my travels and we’ve organized to hook up with someone interesting at each show. By the end of the tour we will have surfed, snowboarded and skated our way around the country whilst jamming with amazing musos every night. We’re all pretty exited about it!’
Plein d’énergie, Ash Grunwald a aussi deux side-projects. Le premier est sa collaboration avec Fingers Malone et leur gros dub-step sous le nom de Tiger VZ Shark. Le deuxième projet est celui de Krash, mix de Kram (du groupe Spiderbait) et Ash (pour Ash Grunwald). Mais pour le moment, Ash Grunwald est en tournée pour son dernier album solo, Trouble’s Door, et comme il est artiste indépendant, il fait appel à son audience : en passant par PledgeMusic.com, on peut reverser la somme de notre choix (de 10 à 3000 Dollars) et recevoir en retour quelques petits cadeaux sympas tels qu’une session surf ou une leçon de guitare via skype avec le Ash lui-même…
Single Longtime extrait de l’album Trouble’s Door avec Beau Young, Xavier Rudd, Bob McTavish, Derek Hynde, Dave Rastovich :
Sympa Ash Grunwald ? Oui ! Car à le voir sur la scène du Westernport Hotel, c’est pareil, du partage sur fond de good vibes. Avec ses guitare acoustique, steel guitare, stomp box, micro Blues-in-a-Bottle et tablette de mixage… Ash nous délivre un blues aux influences modernes australiennes agrémenté de jazz, hip-hop, dub et musique tribale. Passer aisément de bluegrass au dub-step n’est pas donné à tout le monde et l’audience de Phillip Island est en transe totale. A la fin du gig, ça transpire, ça rigole, ça partage la dernière bière pour commenter sa prestation ‘All good, that was all goog, mate… Such a great performance, as usual’ Je ne nierais pas l’évidence et je suis plus que ravie d’avoir enfin assister à son live dans l’un de mes pubs préférés… !
6 albums à son actif, ce n’est que le début pour Ash Grunwald … et grâce à son titre Walking repris pour le film Limitless, le bluesman multi-instrumentaliste franchit une nouvelle étape qui semble lui porter toute l’énergie nécessaire afin de surfer sur la voix du succès… ‘When you’re playing live, try and be the best live act. Get people involved. Try hard so they remember the gig.’ Je n’ai qu’une chose à ajouter : c’est réussit !
Mené par le songwriter Marshall Okell, Marshall and The Fro est un groupe de roots rock qui a débuté à Lennox Head et qui aujourd’hui fait carton plein sur les festivals, vidéos de surf et live at the pub tout autour de l’Australie. Aucune excuse, donc, pour manquer le live jam de Marshall au Lennox Pub Hotel alors que nous ne sommes qu’à 15minutes en voiture …
Si vous avez lu mon article sur Eden/Merimbula l’année dernière, le nom Marshall and The Fro vous dit peut-être quelque chose… En fait, à ce moment là, nous étions passé à côté de leur concert… merci l’erreur d’impression sur le journal local… Dommage ! Bref, cette fois-ci, on connaît la date, on connait l’endroit, on devrait pouvoir le voir enfin ! Car même si c’est un gig de Marshall sans The Fro, il n’y a aucun problème à cela étant donné que le groupe c’est avant tout Marshall et que la particularité de sa musique est qu’elle s’apprécie live, héhé
Nous voilà donc au Lennox Pub Hotel, le seul pub du village. Entièrement restauré suite aux ravages de la tempête en 2010, le Pub Hotel a un côté retro qui me donnerait presque envie de le comparer au bateau de « La Croisière S’Amuse »… je me marre ! Et puis mon attention se tourne vite sur Marshall : micro dressé devant lui, guitare acoustique sur les genoux, pieds nus tapant le tempo contre la caisse en bois sur laquelle il est assis, il joue et jam, comme un enfant du coin qui retrouve ses vieux potes. Alors que nous nous approchons de la scène, il fait un clin d’œil à Zeb… Oui-oui, Zeb aussi avait l’habitude de passer ses vacances à Lennox Head !
L’atmosphère est exaltante, ça danse, ça rigolo, ça sent bon la joie de vivre sous le soleil de l’Australie… 2h de live emportées par une voix grave et un corps suant, 2h de rock ‘aussie’ version roots & blues, la surf music moderne… C’est parfait, c’est tout ce qu’on aime ! Alors on l’applaudit et on lui dit merci peu après sa sortie de scène. Il est ravi de revoir Zeb, content de rencontrer la petite frenchy, on partage une bière et il nous offre ses deux albums (le Debut Album et Friends For Life)… Cool !
Marshall and The Fro, c’est l’un des groupes phare de la scène rock australienne. Mais malgré son succès et ses nombreux tours, Marshall est resté un homme simple qui revient régulièrement jouer dans le pub de son village natal pour revoir ses amis et jammer avec eux. Superbe découverte … les CD passent en boucle !
Marshall and The Fro sur MySpace
Réalisé en 2003, par Bill Ballard (Blue Crush le documentaire, pas le film), The Modus Mix suit Lisa Andersen, Rochelle Ballard, Serena Brooke, Keala Kennelly, Megan Abubo, et leurs copines en trip surf autour du globe.
Tahiti, Australie, Hawaii, Portugal, France… les meilleures surfeuses d’alors nous emmènent dans leur périple plutôt alléchant. Et pourtant, The Modus Mix me fait un drôle d’effet. Mon copain me demande ‘tu regardes quoi ?’ et je lui réponds ‘un film de surf avec de supères surfeuses mais un film qui m’ennuie un peu’ Sauf le passage de Serena Brooke, évidemment, je suis fan (vous l’aurez compris si vous lisez mon blog)
Oui, pas toujours bien cadré, monté de façon brouillon, accompagné d’un BO qui me donne parfois mal à la tête, des extraits inutiles, … Pour un meilleur résultat, les 45 mn du film auraient pu être raccourcis à 20mn ! Dommage, car le script est intéressant… Le film aurait-il vieilli ? Ca mérite un remake !
Mon passage préféré :
Alors The Modus Mix vaut-il la peine d’être visionné? Peut-être mais je ne pense pas que ce soit le peine de le garder dans votre bibliothèque…
De 1956 à 1961, il n’y avait qu’une seule femme dans le groupe de ceux qui choquaient. Pionnière du rock’n’roll surnommée ‘Queen (ou First Lady) of Rockabilly’, aussi connue pour sa voix que pour son attitude, Wanda Jackson est encore toute jeune lorsqu’elle produit un son chaud si choquant souvent comparé au plus grands du moments. Alors qu’aujourd’hui, beaucoup l’ont déjà oublié, Wanda Jackson vient de sortir un album produit par Jack White… Le réveil de la lionne, une certaine renaissance pour la légende…
Né en 1937 prés d’Oklahoma City, Wanda Lavonne Jackson apprend à chanter dans les chœurs d’une église gospel à peine ses 4 ans passés. Deux plus tard, son père lui offre sa première guitare et pour Wanda c’est un gros déclic « Wanda wasn’t like other children after the guitar came into her life » A 12 ans, elle remporte le prix des ‘15mn de passage radio quotidien’ lors d’un concours local et grâce à ça, l’opportunité de passer une audition pour Hank Thompson et son groupe de country The Brazod Valley Boys… Cinq ans plus tard, en 1954, elle enregistre un duo avec l’un des musiciens du groupe, Billy Grey … leur chanson You Can’t Have My Love atteint la 8ème place des country charts, Wanda a 17 ans ! Puis, en 1955, alors qu’elle est en tournée, accompagné de son père, pour un country tour, elle fait la rencontre d’un certain Elvis Presley… Le jeune homme n’est pas indifférent à son charme, ni à la particularité de sa voix … Ils sortent ensemble et il l’encourage à se lancer dans le rock’n’roll, qui, selon lui, devrait devenir le prochain grand genre musical…
« When I first started working with Elvis Presley in the summer of ’55, he was not nationally known. In fact, I had never heard of him when we went on our first tour. But I worked with him for a couple of years, and we dated when we had the opportunity. I still have a ring he gave me that I wore around my neck for a couple of years. He told me that (rock) was going to be the next big music, which I could tell that it was. » Un an après leur rencontre, elle enregistre I Gotta Know et devient le nouveau talent rockabilly et surtout la première rockeuse. A 18 ans, la petite jeune enchaine alors les hits voguant entre personnalité rock’n’roll et sensibilité country… et monte sur scène habillée de petites robes en soie à franges, rouge à lèvres, boucles d’oreilles et hauts talons, tel un ange à l’attitude animale Hot Dog! That Made Him Mad, Cool Love, Fujiyama Mama, Lets Have a Party (reprise par Elvis Presley), Stupid Cupid, Savin My Love, dévoilent une jeune femme indépendante et démoniaque, énergique et rebelle, une femme qui rock, souvent comparée à des Jerry Lee Lewis, Gene Vincent et Little Richard mais avec du glamour en plus ! Le style musical et vestimentaire Wanda Jackson est plus que sexy, il est très sexuel, très en avance sur son temps. Et en plus, Wanda sort avec Elvis, joue avec Johnny Cash, Jerry Lee Lewis, Buddy Holly et Carl Perkins,… rien que ça !
« Sa voix, un tourbillon sauvage subtilement sexy traversé d’éclairs de brutalité, de feulements de panthère et de hurlements de succube en délire, était la chose la plus merveilleusement vulgaire qu’on put entendre », écrivait Nick Tosches dans son livre Héros oubliés du rock’n’roll… Wanda Jackson a tout d’une rock star, malheureusement, le style Wanda Jackson ne plait pas au large public…Trop jeune, trop possédée, trop choquante… En 1961, elle continue d’enregistrer quelques albums mais on sent la fin d’un règne rock pour le passage entier à la country… Elle a deux enfants avec son mari et producteur Wendell Goodman puis tous deux se convertissent chrétiens en 1971… C’est alors qu’elle enregistre des albums gospel « My fans seem to like Wanda Jackson, whether I’m singing rock, country or gospel. They give me the freedom to do whatever I want, and I’m not sure every artist can say that. So I feel really fortunate »
Puis, en 2003, elle enregistre Heart Trouble (deux morceaux avec The Cramps et Elvis Costello) et en 2009, elle est enfin honorée pour l’ensemble de sa carrière par le grand Rock and Roll Hall of Fame dans la catégorie Early Influences ! C’est alors qu’elle rencontre un fameux Jack White (ex White Stripes, leader des The Dead Weather et The Raconteurs)… et 2 ans plus tard, elle enregistre son dernier album The Party Ain’t Over produit par le très doué. A 73 ans, la reine du rockabilly revisite Dylan, Richards, Presley, Winehouse et n’a rien perdu de son énergie « Ce disque, c’est un peu comme un show-case des styles que j’ai abordés dans ma carrière : le rock, la country, le gospel. L’enregistrement avec Jack, c’était un peu un voyage dans le temps. C’est vrai, je suis très excitée sur ce disque. Mais bon, j’ai été une fille excitée toute ma vie »
First Lady du mouvement incendiaire du rock’n’roll, Wanda Jackson en a fait tourner des têtes pendant cinq ans ! Mais la Queen du Rockabilly n’a jamais arrêté de tourner après son heure de gloire… Aujourd’hui, grâce au talent de Jack White, Wanda Jackson revient avec un medley de sa carrière : The Party Ain’t Over, comme une réponse à Let’s Have A Party cinquante ans plus tôt. Un come back plus que mérité pour l’amoureuse d’Elvis Presley !
« Surfing makes you feel that, for a little while, you’re not human. You can do anything when you’re riding that wave, soaring above the ocean » Film-maker, compositeur, guitariste, chanteur, … Jack Johnson est un enfant d’Hawaii devenu homme de talent, mondialement connu grâce à ses chansons surf folk. Surfeur passionné depuis toujours connecté à l’océan, Jack Johnson est aussi quelqu’un d’humble et d’éthique, un environnementaliste engagé auprès d’associations défendant les causes environnementales souvent par le biais de l’éducation et des arts. Marié, père de famille, 5 albums à succès, deux sessions par jours et Jack est un homme heureux qui nous fait partager sa vie avec des mélodies simples mais efficaces …
Né le 18 Mai 1975 et élevé sur l’île d’Oahu, Hawaii, Jack Johnson apprend le surf en même temps qu’il apprend à marcher, guidé par un père longboardeur (feu Jeff Johnson, ami des big wave riders Gerry Lopez, Laird Hamilton et Derek Ho) et ses deux grands frères (Trent et Pete) « My dad would take us out fishing or snorkelling every day, so we grew up in the ocean, it was our playground » Plus à l’aise dans l’eau que sur les bancs de l’école («I could never read a paper in class – I was horrible at oral presentations »), le jeune Jack a 12 ans lorsqu’il tente Pipeline. S’ensuit un sponsoring chez Quiksilver et à 17 ans, il participe à la compétition du Pipe Masters sur invitation… Mais seulement une semaine à peine après l’évènement, il se fait prendre par une vague qui le sort de l’eau pour trois mois, marqué à jamais d’une belle cicatrice (150 points de suture) et d’une nouvelle dent… Finalement, Jack ne sera pas surfeur professionnel, et, malgré la déception, il décide plutôt d’approfondir son jeu de guitare et de quitter Hawaii pour suivre ses études en Californie « When I left for college, I watched my friends surf professionally, traveling all over the world, and it was tough » Alors, lorsqu’il ne surfe pas pour son plaisir, Jack étudie ses cours ou fait la cour à celle qui deviendra sa femme, Kim, ou compose des chansons ou répète avec un petit groupe local (Soil) … qui fera même la première partie des concerts encore underground de Dave Matthews et Sublime ! Puis, en 1998, Jack est enfin diplômé d’université spécialisée en arts cinématographiques…
1999, Jack fait la rencontre d’une de ses grandes influences : Garrett Dutton, alias G. Love. Il lui propose de reprendre sa chanson Rodeo Clowns pour l’album Philadelphonic qu’il prépare avec son groupe The Special Sauce. G. Love accepte et à sa sortie, la chanson passe en boucle sur les radios. Pendant ce temps, Jack Johnson part en trip surf atour de l’Atlantique, le Pacific et le Golfe du Bengale avec son ami Emmett Malloy afin de réaliser, ensemble, le film de surf Thicker Than Water qui sera récompensé Best Film of the Year par le Surfer Magazine Poll. Outre les images, la BO du film attire aussi l’attention. Jack commence donc à faire circuler quelques cassettes de ses chansons à la demande de ses ‘premiers fans’ (son ami d’enfance Kelly Slate, entre autres, qui dira « Jack was able to connect his music and his film work and his surfing into something that was his own »), et, très vite, le nom Johnson fait échos à la surf musique. C’est alors qu’il rencontre son mentor, Ben Harper, qui veut de lui filer un coup de pouce : Jack enregistre son premier album Brushfire Fairytales avec l’aide de son nouvel ami (en guest appearance) et de son producteur puis part en tournée en tant que première partie de son idole. Nous sommes en 2001. Une chance pour Jack qui se fait connaître en dehors de la surf culture. Mais, malgré quelques propositions de maisons de disques, le jeune homme se tourne vers la réalisation de son second film, The September Sessions (également Prix du Meilleur Film par Surfer Magazine)… « We ended up putting out my own records and the soundtracks to the surf movies, It was a pseudo-label to keep control of our own stuff » Ainsi, en créant son propre label, Brushfire Records, et en signant avec Universal un deal concernant seulement la distribution, Jack garde le contrôle de sa créativité et offre la même liberté à ses amis qui lui demandent d’enregistrer sous son label « The last thing I ever really wanted to be was a CEO of anything but friends asked me to put out their records. Emmett and I were a couple of lucky bastards, so I do feel a certain amount of . . . I wouldn’t call it responsibility, but I’m really happy to try to help other bands have a little bit of luck. The label is a labour of love, something that hasn’t made us any money, and I don’t really foresee it will »
Rodeo Clowns, live avec G. Love :
Flakes live avec Ben Harper :
En 2003, Brushfire Fairytales est platinium et Jack enregistre son deuxième album : On and On qui mélange ballades d’amour aux problèmes de l’industrialisation, du matérialisme, des plateformes pétrolières, de la guerre… L’album est enregistré au Johnson’s Mango Tree Studio (son studio d’enregistrement conçu pour ne fonctionner qu’à l’énergie solaire), et deux ans plus tard, Jack enregistre In Between Dreams, un album groovy acoustique marqué par des influences blues et funk. En 2008, c’est au tour de Sleep Through The Static « Some of the songs are about making babies. Some of the songs are about raising them. Some of the songs are about the world that these children will grow up in a world of war and love, and hate, and time and space. Some of the songs are about saying goodbye to people I love and will miss » Puis, toujours dans les valeurs familiales, en 2010, Jack sort son dernier album en date (et en papier recyclé), To The Sea, qui révèle le lien entre son enfance et sa vie en tant que père : l’histoire d’un homme aventurier et amoureux de la mer qui met les voiles et navigue vers Hawaii en se laissant guider par les étoiles, l’histoire d’un homme qui a un fils lui aussi amoureux de l’océan…
Oui, jack est un enfant de l’océan et malgré son succès dans le monde de la musique, son premier amour restera à jamais le surf « I’d probably be happy about not making another record as long as I could surf. I love surfing. It brings balance and harmony into my life » Elevé en pleine nature, les pieds dans l’eau, jack a développé une relation très personnelle avec les vagues et même s’il est plutôt réservé « I’m still pretty bad, but now I don’t feel like my heart’s going to explode every time I do an interview. I like to feel I’m getting past that, especially now I’m a dad », Jack délivre beaucoup de lui-même de par ses compositions. Mais c’est justement cette timidité qui fait partie de son charme : une voix douce et brute à la fois qui va de pair avec une guitare acoustique… Un minimum d’arrangements techniques sur ses enregistrements studios et on a l’impression d’être assis face à lui à partager le BBQ d’après la session surf. Du mellow, du roots, un mélange de folk et de groove qui chantonne la plage, mère nature et les valeurs familiales « I had it instilled by my parents that, if you have something, you’ve got to share it with others » Oui, Jack a reçu beaucoup de l’océan, alors sa vibe il la partage. Outre ses émotions, la musique est aussi un moyen pour lui de partager ses idées : En 2005, grâce à son label Brushfire Records, il donne prés de $250 000 au North Shore Land Trust afin de les aider à protéger le plateau de Pupukea prés du North Shore… En 2006, il compose les chansons du film Curious Georges, un film d’animation sur l’environnement (on retrouvera également ses amis Ben Harper, G. Love et Matt Costa entre autres)… Depuis cette même année, il est à l’origine ou est membre d’associations environnementales sensibilisant par le biais des arts et de l’éducation (Kokua Hawaii Foundation, Johnson Ohana Charitable Foundation, All At Once, 1% For The Planet). Et en plus de cela, ses albums sont enregistrés dans des studios à énergie solaire (un à Hawaii, un autre à Los Angeles), ses bus tour et camions roulent au biodiesel, il revend des tee-shirts en coton bio à ses concerts, trie ses déchets, ne comprend pas qu’on puisse gaspille la nourriture… L’homme est un artiste, un poète, un amoureux de la nature et de sa famille, un homme qui veut protéger ce qu’il aime
Jack Johnson, membre de 1% For The Planet :
Interview suivie d’une chanson d’amour pour sa femme :
Lorsqu’on est l’enfant d’un surfeur et qu’on grandit sur la plage d’Hawaii, que notre cour de récréation est le spot de Pipeline et qu’on passe des après-midi famille avec des Gerry Lopez ou des Laird Hamilton, que nos amis s’appellent Kelly Slater, Emmett Malloy, G. Love et Ben Harper, qu’on surfe pour le plaisir et qu’on compose pour le partage, qu’on est doué et qu’on protège ce(ux) qu’on aime, qu’on est éthique et humble à la fois,… on ne peut que s’appeler Jack Johnson ! Et avec ses valeurs hawaiiennes et son style mellow acoustique jam, Jack Johnson est celui par qui la surf musique a pris une nouvelle dimension « Water is the subconscious, and that water for me is the ocean. To get to the sea is being able to dig in and touch things that aren’t on the surface » Pas de doute, Jack est un poète venu de l’océan…
P.S. Il y a un nouveau single à venir :