C’est l’histoire d’un marque-page coincé dans un livre oublié. Tandis qu’un courant d’air pousse la fenêtre de la pièce isolée et fait voler les feuilles du bouquin, le marque page retrouve sa liberté … En scrutant les feuilles déferler sous la force du vent, le marque-page a l’idée de récupérer une planche de surf illustrée dans le livre et commence ainsi à glisser sur les pages qui prennent la forme d’un océan de vagues… Le marque-page vit alors le ride de sa vie, enchainant wipeout, carves et flotteurs en tout genre sur des vagues toujours plus grosses et ce, jusqu’à la dernière page, jusqu’à la dernière vague qui marque la fin d’une aventure pas comme les autres. Il est temps pour le marque-page de reprendre sa place entre les feuilles du bouquin. Ou pas. En effet derrière lui, se dresse des piles infinies de livres, BD et journaux, dévoilant ainsi une multitude de spots inexplorés et de nouveaux challenges à relever…
Ce court-métrage original est né grâce à l’inventivité de L’équipe du Salon Alpin composé par Philipp Comarella, Simon Griesser, Silvio Canazel, Christoph Staber et Thomas Weiz. Un an de travail et un budget minime ont été nécessaires à cette équipe de passionnés pour nous offrir une animation de 5m30 mêlant papier craft, stop motion et images 3D. Le résultat est un petit film d’une qualité à coupé le souffle, une fable rigolotte, une jolie métaphore sur les livres oubliés, les vagues inexplorées et les challenges de la vie en général … Much Better Now, un mini film de surf pas comme les autres qui vaut la peine d’être vu et partagé
Voir la vidéo
Bonnes vacances d’été à tous !
L’autre jour, en me baladant, je tombe sur un DVD à 20AUD. Ne vous inquiétez pas, je ne me suis pas fait mal en revanche je suis restée perplexe devant la jaquette du dit objet. Il est écrit Hang: The Manifest Destiny of the Longboard Cult, réalisé en 2007 par Ira Opper. Je ne connais ni le film ni le réalisateur mais je reconnais quelques noms de surfeurs et surfeuses. Chouette, 20 dolls, je n’ai rien à perdre ! Je paie, file à la maison, allume le DVD player, m’assoie confortablement et c’est parti pour la diffusion de Hang, du longboard sur mon grand écran…
Nous sommes à Hawaii et c’est Bonga Perkins qui ouvre la dance. Connu comme étant l’un des rares longboardeurs à taquiner Pipeline, Bonga n’a plus rien à prouver à personne. Aussi à l’aise en long qu’en shortboard, le charger se démarque grâce à un style puissant qui repousse toujours plus loin les limites du longboarding.
‘Ocean is for everyone you get food, you get fun… what else would you need?… Everything you dream about, it’s like surfing have it’… la caméra targette maintenant Dino Miranda, le multi-boardeur qui s’amuse à nous raconter son anecdote de casseur de planches : avant de surfer des planches epoxy, Dino cassait 5 surfboards par jour… depuis qu’il est passé aux surftech, il n’en casse plus qu’1 par mois ! Hé bien, heureusement pour lui, il est sponso !
On quitte maintenant Hawaï pour suivre Maureen Drummy, Mary Bagalso, Cyrus Sutton (Korduroy.TV), et Eric Vallely entre autres sur l’un des reefbreaks de Samoa. Le spot est réputé comme n’étant pas le plus facile et malgré cela, ils surfent les vagues avec une dextérité déconcertante. Ultra connectés, ces surfeurs et surfeuses nous font partager la grâce, le fun, la force tranquille, le longboard comme je l’aime …
Troisième chapitre, Byron Bay en Australie. Dave Simons qui fait tourner sa planche à 360° sur la droite de The Pass nous raconte une p’tite histoire qui fait des frissons dans le dos: la session pendant laquelle il voit passer un requin de 6feet de long sous sa planche et McTavish de lui répondre qu’à Byron Bay, on ne se préoccupe seulement que de ceux dépassant les 10feet ! True Story.
La caméra se tourne maintenant sur Belinda Baggs. La belle est heureuse de voir que les surfeuses sont de plus en plus nombreuses à l’eau mais pose le contre de celles qui dropent usant l’excuse de leur genre. Amoureuse de Dane Peterson, elle explique aussi pourquoi il est si important pour elle d’être en couple avec un surfeur… On est d’accord ou pas.
Ha, Beau Young, celui qui était prédestiné à son prénom… ‘My surfing is just like my music’ Pas de fausse note, une cadence en rythme avec le déferlement, un style ‘raw’ old skool, un surf superbe. Que dire de plus ?
Quatrième étape du film: l’Indonésie et le Quiksilver Crossing avec Melvin Pu’u, Titus Kinimaka, Dave Kalama, Jeff Hakman. Ca se pose dans le creux, ça suit la déferlante au plus prés, ça fait de longues courbes, des flotteurs, des rollers, le surf est ultra rapide et puissant… Du longboard comme ça, moi, ça me fait les yeux ronds ! Et je vous raconte pas la taille du poisson qu’ils viennent d’attraper … à me faire rêver la plancha !
Allez, zou, Ira Opper nous emmène maintenant au Costa Rica, à la rencontre de Robert August. Il est là le grand monsieur, il nous attend dans sa Casa d’Agosto en compagnie de Matt Armstrong, Wingnut et Sean Haggar. Les compères décident de prendre le bateau en direction de quelques vagues isolées. On les suit évidemment avec une grande attention car les retrouvailles Robert et Wingnut, c’est comme un air de Endless Summer revival… Une salade de fruit, jolie-jolie et les voilà sur quelques hang five et hang ten. Wingnut, accroupi sur le nose de sa planche, qui a le temps de se refaire un brushing… je suis fan ! Et du style de Robert aussi bien sûr !
Dernière escale du tour des spots à longboard, direction la Californie. ‘I feel I have experienced what could help some people’ le barbu John Peck a un air de Père Noël et ça me plait. Le surf, ça se transmet et ça se partage… Good on you John !
Direction ensuite vers un rassemblement longboard où on découvre Alex Knost qui dance, virevolte et prie dos allongé sur sa planche. Parfait Alex. Tiens ; Cyrus est rentré de Samoa et l’équipe du Costa Rica également ! Ho-la-la les minots sur des longboards ; c’est pareil, ça fait des cabrioles, c’est bon ça ! Et on finit sur mon longboardeur préféré… Joel Tudor ! Egal à lui même, un style inimitable, une fluidité à couper le souffle, et voilà que je pose en hang ten et voici que je me retourne sur le nose de ma planche… Joel dans toute sa splendeur !
Même si on y retrouve aussi quelques images de gun ou de fish, considérés comme des shortboards pour les puristes, Hang: The Manifest Destiny of the Longboard Cult, est donc un film de longboard qui entre dans les deux dimensions – old skool et progressive. Shooté sur 2 années par delà les six plus grandes Mecques du surf à longue planche (Hawaii, Samoa, Australie, Indonésie, Costa Rica et Californie) et visant d’incroyable surfeurs et surfeuses, ce film est une réussite. Ira Opper a fait du bon boulot et moi je suis ravie de mon DVD ! Na
Alors qu’en 1964, L’Endless Summer de Bruce Brown lança le mythe de la vague parfaite, 40 ans plu tard, Greg Webber sort un film de surf avant-garde qui reçu le prix du Meilleur Film au Saint Jean de Luz Film Festival de 2004. J’avais déjà fait brièvement l’introduction de Liquid Time dans mon article ‘Piscine à vagues, la solution des spots sur-bondés ?’… mais je n’avais pas eut l’occasion de voir le film dans son intégralité. Aujourd’hui, c’est chose faite et je ne suis pas déçue. Voici pourquoi…
L’histoire est simple : Greg Webber, comme beaucoup d’autres surfeurs, contemple et joue avec les vagues depuis qu’il est tout petit. A ses 20 ans, il suit des cours de Coastal Engineering à l’université mais s’ennuie à cause d’un manque sévère de TP… Il se remet alors au shape puis, en 2003, il s’embarque sur la Clarence River, Australie, dans le but d’une nouvelle expérimentation : celle de générer de petites vagues parfaites. Son frère Monty filme la séquence et ils décident d’en faire un film… au résultat impressionnant. « It’s hypnotically fascinating. The slow movements of the lip coming down are just mesmerizing. » – Paul Witzig »Mind-boggling! I must say I don’t think I’ve seen a film that is so beautiful. If there were Academy Awards given out for photography, editing, concept and music in the surfing arena, Liquid Time would take the lot. » – Alby Falzon »Fascinating! Those microwaves break new ground in surf film. The music, the complete camera techniques. A superb job. » – George Greenough »Damn it, man. You’ve made something so beautiful. » – Jack McCoy. Oui, Liquid Time capture des vagues régulières et tubulaires des plus parfaites rarement filmées jusqu’à ce jour. Cependant, il y a un hic: ces vagues-là sont impossibles à surfer sauf si on fait partie de la tribu des mini-pouces! En effet, elles ne dépassent pas les 30cm … et pourtant, elles n’ont jamais été aussi enviées…
Influencé par les cultissimes Endless Summer, Morning of The Earth et Evolution, Greg Webber nous délivre un film extraordinaire, venu d’une autre dimension. Mais si, au bout d’un moment, les images vous semblent redondantes ou même barbantes (20mn à regarder des vagues de quelques centimètres dérouler continuellement, personnellement je ne me lasse pas mais d’autres pourraient), notez que le film est suivi d’une série de shots avec Mick Fanning, Kelly Slater, Taj Burrow… et d’une section Bonus compilant le meilleur de Rise, un autre film de Webber, avec le même Mick, Joël Parkinson, Rasta et Michael Peterson… Bref, de quoi nous faire palpiter d’envie ! Mais sachez surtout que Liquid Time est définitivement plus orienté arty que marketing. Et, malgré un travail phénoménal sur l’image et son traitement, le concept du film ne s’arrête pas qu’à cela. En effet, c’est en étudiant ces vagues que Greg les imagine plus grosses et s’imagine les surfer… ‘My passion now is to try and make these waves big enough to be ridden. Really perfect, really long waves that break around this islet of sand. I mean, can you imagine it? Designing waves. Not just boring waves, but tubes that bend and warp and have fast and slow sections-the only limit is your imagination’. Les shots avec Kelly, Mick & co illustrant Liquid Time n’ont donc pas été choisis par hasard…
En visionnant l’intégralité du DVD Liquid Time, Greg Webber nous mène donc gentiment vers son projet chéri: celui des piscines à vagues. Même si les piscines à vagues n’ont rien de nouveau (la première avait été créée en 1934 à Londres) l’idée la plus intéressante vient certainement de Mr Webber. Alors qu’en 2005, 1 an après la sortie de Liquid Time, il surfe une vague d’1m produite par un gros bateau de pêche le long d’une rivière, il poursuit ses recherches, se lance dans la conceptualisation et petit à petit, développe son idée d’une wave pool. En 2007, il sort un DVD montrant un model 3D et quelques vidéos de River Surfing; en 2009, il est récompensé par l’Australian Reserach Council et en 2010 une wave pool de 10m est testée à l’Australian Maritime College (AMC) … Billabong édite même la vidéo de ce ‘river surfing’. L’idée, c’est que, grâce à sa wave pool, chaque surfeur se voit offrir 12 vagues d’environ 30 secondes par heure… et peut-être même la chance de catcher des tubes ! Un concept parfait pour les surfeurs pro, confirmés, intermédiaires, débutants, bref, pour tous les surfeurs et les surfeuses…
Liquid Time de Greg Webber a tout d’un film atypique. L’ambiance arty qui s’en dégage révèle des images hypnotisantes et nous mène dans une autre dimension du surf. On se laisse absorber par la magie des petites vagues de rivières rêvant de la vague parfaite qui déferle indéfiniment. Peut-être un rêve qui deviendra réalité grâce au projet de Mr Webber, le wave designer du futur ? Oui, sa piscine à vagues… tubulaires…; Pourquoi pas, n’est-ce pas ?
Après Endless Summer de Bruce Brown qui révolutionna le genre des films de surf à son époque, voici Zen and Zero, un bijou de surf movie qui rafla toutes les bonnes critiques à sa sortie en 2006. Monté à la sauce policier 70’s et narré façon film noir, Zen et Zero est le journal de bord de 5 amis Autrichiens partis de la Californie jusqu’au Costa Rica afin de rencontrer leur gourou, le légendaire surfeur et écrivain, Allan Weisbecker. Si vous êtes curieux comme moi et aimez les films atypiques, celui-ci ne vous laissera pas indifférent…
Avec des influences telles que Federico Fellini, Jim Jarmusch, Roman Polanski, Stanley Kubrick, Wim Wenders, ou encore Camus, Hunter S Thompson, Moses, Jack Kerouac et j’en passe autant avouer que les film-makers Michael Ginthor et Philip Manderla ont de quoi susciter ma curiosité. D’autant plus lorsque j’apprends que les 2 compères et leurs 3 autres amis sont Autrichiens. « Have a bunch of austrians just created the best soul surf documentary of 2006? » Pour répondre à Carve Magazine, il semblerait que oui, vu le nombre d’awards décernés au film et à son équipe : Best Director et Best Story au X-Dance-Action Sports Film Festival, Best Film au Surf Film Festival St Jean de Luz, Director’s Award au Santa Cruz Int. Film Festival, Best Photography au Festival Internacional de Cinema Surf (Brésil) et au Pichilemu Surf Film Festival (Chili), Best Adventure Film au Tahoe-Reno int. Film Festival et au Boulder (USA), Best Screenplay au Palermo Sport Film Festival d’Italie… je continue ?
Vous l’aurez compris, Zen and Zero est le chouchou des surf movies sortis en 2006 et un 6 ans, je vous avouerais qu’il n’a pas pris une ride. Alors, pourquoi ? Peut-être car c’est un film de surf anticonformisme mené par une bande de rebels venus des montagnes, la touche européenne sur des paysages typiques de road surf trip en Amérique ? “I always thought I was a surfer dude at heart,… Too bad I came from landlocked Austria.” Déclare Ginthor avant de finir par “True dudeship lies elsewhere.” J’acquiesce et me disant que les grizzlis doivent être très bons snowboardeurs car même si les scènes de surf ne sont pas des plus exceptionnelles, on voit tout de même passer de bonnes vagues ! D’ailleurs, merci de ne pas avoir coupé les wipe-out au montage (surtout ceux du beachbreak de Puerto Escondido), cela rend le film d’autant plus intéressant : loin des clichés de surf parfait et de la pression du ‘j’aimerais tellement faire pareil’, nous sommes dans une dimension de surf réalité qui soulagera les surfeurs débutants à intermédiaires ! Trois leçons à retenir de leur surf trip ou plutôt Surf Safari : La patience fait la force ; Le surf est une affaire d’équilibre des éléments et de l’homme ; Ne jamais tourner le dos à une déferlante. A bon entendeur…
Mais ce qui fait l’intérêt du film ne s’arrête pas qu’aux images de surf. En effet, le scénario a ce petit quelque chose en plus : 5 potes autrichiens achètent deux voitures 4×4 d’occasion qu’ils alimentent de Red Bull et partent avec planches de surf et caméras de Los Angeles au Costa Rica en passant par Baja, le Mexique, le Guatemala, le Salvador et Honduras. Ils se prévoient 3 mois de trip pour se donner la chance de rencontrer leur gourou, Allan Weisbecker, “Looking for the Zero Moment when nature exhibits its forces in their purest form.” Allan Weisbecker est un surfeur légendaire qui, il y a quelques années, perd sa maison suite à une cuite avant de se faire prendre par la police en possession de marijuana (ça me rappelle un peu Surfer, Dude). Maintenant reconverti en écrivain et dialoguiste pour la série TV Miami Vice, celui qui se surnomme ‘El Bandito’ vit et surfe au Costa Rica. Inspiré par son livre In Search of Captain Zero, les protagonistes du film partent à la recherche de la légende en se disant qu’après tout, si le surf est flat, ils auront quand même une bonne histoire… Et le résultat est là : mi-philosophiques, mi-comiques, les 60 minutes narrés par la voix mauvais garçon de Marco Capalbo et joués d’une BO à la Western Spaghetti (Herwig Mauer), donnent le ton d’une ambiance proche des Hunter S Thompson revisitant le mythe du Surfer Dude … Et l’attention ne décroche pas ! Routes rocailleuses bordant les montagnes et les plages, marché et bar Corona, hamac et chapeau de paille, cathédrales et clocher, partir surfer à cheval… Outre le scénario, les prises de vue sont aussi excellentes. A la fin de leur trip, les copains revendent les voitures pour rentrer à la maison afin d’éditer le film. Deux années à travailler avec Final Cut Pro et Digital Beta pour une image de très bonne qualité, un montage intelligent et une histoire qui inspire…
Zen and Zero est assurément un film de surf pas comme les autres. 5 autrichiens partis à la recherche du mythe du Surfer Dude sur fond de western spaghetti et décors caliente c’est une aventure inédite au scénario improbable qui, forcément, fait des vagues. La presse surf est unanime et les récompenses attribuées lors des festivals de 2006 ne démordent pas. Zen and Zero est un surf movie intelligent qui fait passer les surfeurs pour des passionnés et non des demeurés… avec ou sans vagues. Car finalement, c’est quoi le plus important : surfer des vagues parfaites au bon moment au bon endroit ou partir à la conquête des vagues en terres inconnues ?
Agée de 19 ans, Felicity Palmateer est actuellement classée 19ème au WQS. Surfeuse depuis ses 4 ans, Felicity ne peut se passer de sa passion pour la glisse et c’est depuis ses premiers canards que son père, Warrick Palmateer, la suit et l’encourage dans sa carrière d’athlète professionnelle. Clare Plueckhahn & Fran Derham, deux jeunes réalisatrices australiennes, ont voulu peindre le portrait de cette surfeuse professionnelle, tout en pointant du doigt la pression subie par les jeunes athlètes féminines… Un sujet qui, évidemment, a attiré mon attention…
C’est depuis sa première vague que Felicity Palmateer est tombée amoureuse du surf. Et cela, son père l’a tout de suite compris. C’est pour cette raison que le papa reste aux côtés de sa petite protégée, lors de ses entrainements et de ses compétitions. Oui, Felicity a toujours rêvée de devenir surfeuse pro et maintenant qu’elle est classée au rang des meilleures, qu’elle fait partie du top 20 WQS, elle qui n’a jamais baissé les bras, ce n’est pas maintenant qu’elle va se décourager…
Et pourtant, il y aurait de quoi. Car même si sa passion a grandi avec elle et qu’aujourd’hui son rêve s’est réalisé, Felicity se doit de garder la face dans un monde qui se montre parfois très et/ou trop dur. Toujours s’entrainer pour progresser afin de garder sa place et gravir les échelons, voyager à des heures d’avions pour les contests afin de battre ses concurrentes, garder son poids forme pour le surf mais aussi pour représenter la marque qui la sponsorise (Billabong), jongler avec les médias… Tant et tant de pression qu’une athlète de son niveau doit assumer malgré son jeune un âge …
Et voilà ce dont traite le dernier projet de Clare Plueckhahn & Fran Derham (First Love, Lunchbreak, vous les connaissez déjà si vous suivez mon blog). Avec ‘So It Goes’, mes deux chouchoutes de réalisatrices nous ouvrent les portes d’une nouvelle dimension du surf féminin : certes vivre de sa passion de surfeuse c’est sympa mais ce n’est pas tous les jours faciles ! Cependant, malgré les mauvais côtés, le fait d’essayer est déjà très gratifiant et même si le challenge vaut ce qu’il vaut mais au final, le plus important est de ne jamais laisser tomber ce que l’on aime… Car, après tout, la difficulté fait partie du jeu et la jouissance du ride nous faisant oublier tout le reste, c’est aussi peut-être pour cela qu’on s’accroche… ‘When the going gets tough, I go for a surf – and everything just seems to fall into place. When I’m having a problem I get in the water and seem to find a solution.’ Felicity Palmateer.
‘So It Goes’ fait déjà parlé de lui, checkez vos quelques sites web préférés et jugez par vous même… Clare & Fran sont décidément en place ! Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi je suis fan du boulot de ces deux jeunes surfeuses/réalisatrices. Du coup, voici une autre exclu TripSurfeuse : l’interview de Clare Plueckhahn & Fran Derham sur leur dernier bébé !
‘I hope that everyone can take something away from this clip, as everyone who is out there trying to make it in whatever field they are in faces challenges daily. This is just a little reminder to never lose sight the things that you love – because in the end that’s the reason why you keep doing what you do.’ Clare Plueckhahn
Le film :
L’interview :
TripSurfeuse : After Lunchbreak that pictures a bunch of pretty damn good surfer girls taking over some guys in the water, you strike back with a brand new short movie untitled ‘So It Goes’, starring professional surfer girl Felicity Palmateer. What caught your attention about this girl for you to film her?
Fran Derham & Clare Plueckhahn : Felicity was actually in Lunchbreak. So while we were shooting that we got to know her pretty well – and having never been to WA
So, to release this new movie, you left your work based in Melbourne to go to world wide famous and beautiful surf break Margaret River. What were your reasons to shoot over there?
We’ve never shot anything over on the West Coast and we were desperate for an excuse to get over there. Felicity is from WA and grew up surfing the breaks of Margaret River – so it only seemed natural to shoot her over there.
The main topic of ‘So It Goes’ reveals another aspect of feminine surfing, not only the performance of the athlete but all the pressure a professional surfer girl has to face everyday to keep on ranking in the elite (the WQS). Do you reckon Felicity Palmateer (or any other girl) deals with more pressure from others and herself than if she were a guy and why?
Any professional athlete is under an extreme amount of pressure – but there seems to be an expectation in the surf industry (and perhaps even in society) for girls to be beautiful as well as very good at their sport. And that’s not always the case – and shouldn’t have to be. Felicity is stunning but she still faces the pressure body image as well as the challenges of being an elite sportsperson. I’m not saying guys don’t feel that pressure but girls tend to more.
Once again, going deep into a professional surfer girl’s thoughts is pretty new in the Surf Media. If surfer girls must be your main inspiration, your sensibility as women exposes a great point of view about the surfing. What did/has inspired you to concentrate on directing your career towards female surfing? And who is your main inspiration?
Although we’re both surfers, Clare and I also work in the Australian Film & TV industry. And in that world you can’t put anything together without telling a story. So I guess our goal is to combine our passion for surfing with our day jobs by creating surfing stories. Little clips that bring the film & surfing world closer together. We think female surfing is a niche that not many people work in – so we’re making ourselves experts. That said the next clip that we’re going to do is a guys one – so I shouldn’t speak to soon.
When it comes to inspiration – it’s girls like Felicity that get our attention – and when someone inspires us we want to share that with everyone. We’re also inspired by clips like the ‘Dark Side of The Lens’ and other amazing films that manage to capture our hearts.
Surfer girls have never been as popular as nowadays (thank god, for their styles and not only for their bodies) and with movies such as award winners ‘First Love’, acclaimed ’Lunchbreak’ and brand new ‘So It Goes’, the next generation of both girls and boys seems to be looking forward to share more and more waves together. Would you like to be targeting this type of outcome? Or do you attend to deliver another message?
The messages that we naturally keep on injecting into our films are ‘follow your dreams’ and ‘you can do anything when you put your mind to it’. And we do that almost by mistake. Maybe because that’s what we’re telling ourselves at the same time as we’re trying to tell everyone else…. who knows…?! Each time we start a project we set out to tackle different themes but we always discover something new through the process. Nothing turns out exactly as we intended it. So when we embark on each new idea we don’t know exactly what message it will have. We just want things to be beautiful, to try and tell a story and to inspire whoever watches our work to get up and go surfing.
Cheers girls !
Et si vous voulez en savoir plus :
Fran Derham - fran@coswecan.com.au / +61 (3) 402 257 323
Clare Plueckhahn - clare@coswecan.com.au / +61 (3) 422 592 601