Autrefois considéré comme une activité marginale, le surf est aujourd’hui ancré dans notre société comme un sport pouvant être pratiqué par chacun(e) et ce qu’importe son appartenance socio-professionnelle. Mais plus que cela : synonyme de sensations fortes et de liberté, l’esprit surf est tel que son image et son dialecte sont souvent repris pour des slogans de marques diverses. Et pour faire vendre quoi ? Du rêve sous la forme de surf-lifestyle. Car en fait, même si la publicité lui fait parfois perdre son sens initial, le surf est une vraie philosophie de vie, celle qui aide à développer les qualités mentales nécessaires pour s’affirmer dans la vie personnelle et professionnelle. Humilité, sens des responsabilités, patience et persévérance, adaptation au changement et sens de l’équilibre, concentration et anticipation, maîtrise de soi, observation, esprit d’analyse et auto-évaluation, recherche de nouveaux challenges, ouverture d’esprit, solidarité, accomplissement personnel… Oui, outre ses quelques minutes de plaisirs béats, la pratique du surf aiderait bien à construire sa vie d’adulte et à surmonter les évènements imprévisibles de l’existence…
Accepter de ramer, faire de multiples canards pour passer la barre, ramer encore pour se donner la chance de surfer une vague, tomber de sa planche et remonter dessus pour repasser la barre et éviter les autres surfeurs… Surfer engendre un grand effort physique qui nous apprend qu’on a rien sans rien. Dompter sa planche qui se balance sur la houle n’est pas chose facile et pour progresser, le surfeur comprend vite qu’humilité et patience sont les maître-mots. En effet, ce n’est que petit à petit qu’il ressentira les bénéfices de ses efforts. Surfer, c’est donc vivre, accepter de tomber et de remonter incessamment, mais c’est aussi se rendre compte à quel point il est nécessaire de surmonter les aléas de notre existence pour réussir
Se prendre un coup avec la board d’un autre surfeur, se faire secouer par les rouleaux après avoir prit une mauvaise vague, se faire éjecter dans le beachbreak en voulant sortir trop vite de l’eau… le surf n’est pas sans risques. Et pourtant on y retourne volontiers pour ce goût de l’extrême, pour repousser ses propres limites. Une sorte de ‘Ça passe ou ça casse mais quoiqu’il arrive, c’est que je l’ai mérité’. On ne parle pas ici d’inconscience ou d’imprudence mais plutôt de prise de risques calculés dont on connaît vite la sanction (parfois sévère) en cas d’erreur. Le surfeur est courageux mais pas vaniteux, il n’en connaît que trop bien les conséquences. C’est par son comportement qu’il se pose en maître de son propre destin et qu’il acquiert le sens des responsabilités
Jongler entre l’envie de surfer et les contraintes de sa vie professionnelle et/ou personnelle, se mettre à l’eau lorsque les conditions de mer sont les plus favorables, attendre patiemment la série qui se décale inopportunément, ne pas se sentir corps avec la vague … La frustration est inhérente à la pratique du surf. Pourtant, elle s’efface bien vite suite à quelques minutes de glisse. Le plaisir de la glisse étant incontestablement passager, le surfeur sait qu’à force de persévérance, il connaîtra un instant de bonheur unique et, à l’arrivée, une certaine satisfaction personnelle
Pour glisser sur la vague, le surfeur doit jouer avec ses appuis et rester ainsi le plus longtemps possible, debout sur sa planche. Mais comme ‘Nul ne surfe jamais deux fois la même vague’ (Frédéric Schiffter) puisque toutes les vagues sont différentes, imprévisibles et inattendues, le surfeur doit trouver son propre équilibre sur chacune d’elles. Un éternel recommencement qui parfois le dépasse à cause de multiples contraintes. Et pourtant, c’est en acceptant les pour et les contre que le surfeur apprend à s’adapter et à surfer sur des situations changeantes voir instables afin de trouver l’équilibre parfait entre physique et mental
Zigzaguer entre les autres surfeurs et attendre son tour, se retrouver dans une position inconfortable générée par ceux qui en demandent plus, être confronté à quelques surfeurs égoïstes et hargneux… Face aux requins, le surfeur doit être à l’écoute de ses sensations et suivre son intuition avec intelligence. Rien ne sert de provoquer, il est préférable d’identifier, comprendre et esquiver. Le surfeur apprend à maîtriser ses émotions et, judicieusement, utilise l’énergie du mouvement pour révéler le lien de la réciprocité et le précepte de gagnant-gagnant. En adoptant une attitude altruiste, il maximise le bien-être de toutes les personnes présentes autour de lui. C’est en esquivant les rapports de force qu’on en ressort vainqueur et respecté…
Etudier le spot avant la mise à l’eau, se déplacer en utilisant le courant, optimiser sa rame pour se placer, surfer avec la vague et non contre elle… c’est par son attitude que le surfeur se fait accepté au creux de la vague et c’est en accompagnant son mouvement qu’il devient son complice. Il ne va pas contre les forces qui le dépassent mais surfe avec et, s’il commet des erreurs, il s’auto-évalue pour optimiser sa session. C’est en glissant sur les flux de notre existence que l’on comprend son fonctionnement. Et c’est aussi ainsi que l’on met en place des solutions appropriées afin de toujours en tirer profit
En poursuivant ses rêves de la vague parfaite, du ride sans fin et du tube profond, le surfeur mystifie son sport. Le surf est en effet vécu comme une sorte de religion où la transcendance est suscitée par une quête infinie. Le sentiment de liberté qui se dégage de chaque vague surfée est à son paroxysme et c’est à ce moment là que le surfeur se sent revivre, renaître, délivré d’un quotidien parfois maladif. Il est dévoué à son sport pour son propre salut
Lorsque le surfeur a besoin de surfer, il a aussi besoin de chercher de nouvelles vagues. Partir en trip surf, à la conquête de vagues exotiques et parfois isolées, lui permet de s’ouvrir au monde. Il découvre d’autres paysages, d’autres cultures, d’autres personnes… mais se découvre aussi un autre lui qui s’autorise plus de souplesse. Le trip surf modifie ses perceptions, redéfinit ses besoins, remodèle ses perspectives et l’aide à ouvrir les yeux sur un monde qu’il croit connaître. En partant à l’aventure, un sentiment d’empathie se développe au profit des échanges, du partage et de la solidarité
Pratiqué dans un milieu naturel et incertain, le surf est plus qu’un sport, c’est une philosophie de vie qui offre à chacun un brin de légèreté, quelques minutes de plaisir, une sensation de bien-être et des instants de liberté. Et si la pratique du surf est aujourd’hui parfaitement ancrée dans le système, c’est aussi peut-être parce qu’elle délivre une certaine métaphore de la vie en général et qu’elle nous aide à grandir. Car si le fait de réussir à glisser sur les vagues était, dans certaines cultures, l’une des étapes majeure au passage adulte, il est aussi notre faculté à vivre dans le monde actuel. En fait, surfer sur les vagues c’est comme surfer sur internet, notre réseau personnel ou nos tâches professionnelles : c’est glisser sur les flux de notre existence pour notre bien-être… Alors, si vous pensez revenir à vos 15 ans lorsque vous batifoler dans les vagues le sourire béat, … hé bien c’est encore mieux. Je n’aurais qu’une chose à ajouter : faites du surf pour toujours !
Ira Opper, ça vous dit quelque chose ? Avant de voir son film de 2007 Hang- The Manifest Destiny of the Longboard Cult, je n’avais jamais entendu parler de lui et pourtant, le monsieur fait des vagues dans le monde du surfing depuis un bon bout de temps. Il est le premier à introduire le sport extrême à la télévisions américaine, il est le premier à sortir un film de surf en format DVD, il est celui qui a reçu 7 Emmy Awards, il est celui qui référencie le plus large choix de films de surf en VOD sur le net. Alors, forcément, il me fallait écrire sur lui…
En 1964, Ira Opper est l’un des heureux spectateurs d’Endless Summer narré ‘live’ par Bruce Brown … et c’est la claque pour le jeune californien de 15 ans ! Une année de surf à son actif, un film qui le transporte et Ira sait déjà de quoi sera fait son destin « My plan was to live at the beach, surf, and dress like a gardener » Après l’obtention d’un diplôme de Broadcast Journalism à l’université d’Arizona State, Ira Opper se lance dans la vie active avec une énergie débordante et plein d’idées en tête dont celle, évidemment, de rendre le surf plus populaire, plus accessible et ce pour un plus grand nombre…
Dans les années 80, Ira Opper veut introduire les sports extrêmes à la télévision américaine. « They called these non-traditional sports ‘trash sports,’ and I was considered a trash producer when I first got started. I got rejection letter after rejection letter » Les chaînes de télévisions ne sont donc pas préparées mais à force d’obstination, Ira voit une première porte s’ouvrir… « It took a lot of time for surfing to break out of its shell and crack the mainstream. With cable television and multiple channels, eventually there was a home for surfing. » C’est ainsi le début de Surfer Magazine TV sur ESPN puis The Surfer ‘s Journal sur OLN alors qu’en même temps, Ira Opper continue de produire des vidéos plus core visant un public d’aficionados, le public underground. Dans la fin des années 80, il devient l’un des directeurs/producteurs de films et séries surf les plus actifs…
Au milieu des années 90, le surfing est en pleine mutation : les pratiquants sont de plus en plus nombreux, les surfeurs professionnels sont vus comme des rock stars et les surfeuses font leur grand boom. Le surf est synonyme de lifestyle et les marques telles que Quiksilver, Billabong, ou Rip Curl ont pris possession du créneau. Pendant ce temps, Ira Opper a un seul but, celui de préserver l’histoire et la culture surf. Il filme, il collectionne, il garde précieusement. Avec le succès grandissant de l’image surf et l’éventail toujours plus grand des chaînes de télévisions spécialisées ainsi que le développement d’Internet, les choses commencent à changer sérieusement pour la carrière d’Ira Opper. En 1995, il lance son Opper Sports Productions…
En 1999, Ira Opper est le premier à éditer un film de surf spécialement conçu pour sortir en format DVD. Le film s’intitule Super Slide : Beyong the Glide et la communauté surf est stoked. « When the video technology transitioned from analogue to digital in the late 90s, I jumped in. I knew that one day the internet would become the primary global video distribution outlet… » Il ne se trompe pas puisqu’en 2001, il lance le site internet surfhistory.com ‘The Ultimate Surf Spot on the Net’, celui qui a alors la prétention d’offrir le plus large choix de vidéos surf sur le web… et un an plu tard, il met en place la VOD. En 2003, il produit Longboard TV pour la chaine Fuel TV et en 2005 c’est au tour de l’émission Surf Classic TV. Télévision, DVD, internet… Ira prend tous les supports !
En 2007, surfhistory.com change de nom pour theSURFnetwork.com et devient ainsi la plateforme de VOD surf la plus fournie du web. « Surfing has its own music, clothing, language and now we have our own Network. By utilizing the web as a delivery system, we can offer high quality video downloads of surf films and television shows to a passionate audience. » Aujourd’hui, thesurfnetwork.com englobe un peu plus de 700 films et séries surf datant depuis 1958 ! La caverne d’Ali Baba de tous les surfeurs et surfeuses ! Je n’ai qu’une chose à ajouter: Good job Ira !
Avec quelques Emmy Awards à son actif, Ira Opper est un homme chanceux et il le sait. « I feel very fortunate to mix my profession and my sport to make it a career ». Oui, j’en connais d’autres qui rêveraient sa vie ! En même temps, pour les artistes me lisant, ceux qui ont réalisé des vidéos de surf et souhaitent distribuer, vous pouvez peut-être avoir la chance d’apparaître sur le catalogue de TheSurfNetwork.com. Pour cela, il vous suffit de contacter Monsieur Ira Opper par mail Hé, on ne sait jamais, il faut savoir se jeter à l’eau! ;)
Il est évident que la dernière chose à laquelle on pense en se jetant à l’eau pour profiter des vagues est à une catastrophe. Et pourtant, malheureusement, les accidents, ça arrive. Que ce soit sur votre home spot ou en trip surf, en tant que témoin ou victime, sachez qu’il faut être préparé à toute éventualité et être prêt à agir intelligemment. Il y a deux semaines, je vous donnais la procédure à suivre afin de porter secours à un surfeur en difficulté. Aujourd’hui, j’aimerais revenir sur le sujet en détaillant les éventuels risques liés à la pratique du surf ainsi que ceux liés à la présence d’animaux marins et vous donner les différentes étapes à suivre avant de consulter le spécialiste. Voici donc les blessures et mesures d’urgence face aux accidents en surf
Bim ! Un retour de planche, ce n’est jamais bon car ça peut vous occasionner un os cassé ou fracturé. Immobilisez le membre en utilisant une attèle, un paréo, un vêtement et RDV à l’hôpital…
Aïe ! Un mauvais wipe-out et voilà l’entorse. On se rassure et on applique de la glace sur la zone touchée à intervalle de 15mn pendant les premières 24h. On applique également un pansement compressif et on surélève la partie touchée…
Ouille, ça pique, la coupure dans l’eau salée ! Arrêtez l’hémorragie en appliquant une compresse, nettoyez avec de l’eau claire, enlevez les morceaux restés sous la peau à l’aide d’une pince à épilée préalablement désinfectée puis tamponner la plaie avec un coton imbibé d’hydrogène de peroxyde (hé oui, ça pique encore plus). Pour toute coupure plus profonde que 6mm ou très large, des points de suture sont nécessaires. Mais, si le médecin n’est pas accessible, vous pouvez utiliser des Stéristrips. Changez alors le pansement régulièrement et surveillez la plaie. Si celle-ci devenait infectée (pus jaune, rougeur, enflure autour de la plaie) répétez le processus de stérilisation avec l’hydrogène de peroxyde et s’il n’y a pas d’amélioration, consultez votre médecin
Ouch ! Vous êtes pris dans la machine à laver et vous vous retrouvé avec une blessure aux yeux. Si vos yeux sont touchés par de petites particules (sable, algues) ou de la crème solaire, rincez-les immédiatement avec de l’eau claire. S’il y a lacération ou perforation, appelez immédiatement les urgences. Attention, ne surtout pas frotter les yeux ou essayer de retirer les objets par vous-même !
Oulala, le gros shorebreak ! Pas sympa car parfois synonyme de blessure au cou ou à la colonne vertébrale… Si l’accident se produit dans l’eau, gardez la tête du blessé hors de l’eau jusqu’à ce que les secours interviennent (tant que l’hypothermie ne se fait pas encore sentir). Si le blessé est arrivé à se rendre sur le bord de la plage, allongez-le sur le sable avec la tête, le cou et le reste du corps en ligne droite et ne le déplacez surtout pas (sauf cas d’orage). Appelez immédiatement les secours, couvrez le corps de la victime avec une couverture, surveillez sa respiration, rassurez-la et traitez toute autre blessure en attendant les urgences…
Gloups ! N’importe où, n’importe quand, une blessure à la tête est vite arrivée. Vérifier immédiatement la respiration et le pouls du blessé et appelez les secours. S’il est inconscient malgré une respiration normale et un pouls constant, gardez sa tête, son cou et son corps en ligne droite. Attention, s’il y a présence d’un objet quelconque dans sa tête, ne tentez surtout pas de l’enlever par vous-même. En revanche, s’il y a hémorragie, enroulez un bandage mais n’utilisez pas de compresse. La victime vomit ? Tournez-la sur le côté tout en gardant la tête, le cou et le corps bien droits. Appliquez de la glace sur la zone enflée puis surveillez le blessé durant les prochaines 24h tout en le gardant éveillé pendant au moins quelques heures survenant l’accident. Rassurez-le et donnez-lui du paracétamol (pas d’aspirine !) pour soulager les maux de tête…
Pas cool, ça peut aussi arriver, la crise cardiaque. Demandez à la victime de s’asseoir ou de s’allonger et appelez immédiatement les secours. Si le patient est conscient, demandez lui s’il a ses comprimés avec lui. Si vous ne détectez aucun signe vital, commencez la réanimation…
Superbe intervention des lifeguards en Australie
Australie, Afrique du Sud, Hawaï… les attaques de requin y sont rares mais elles existent. On ne panique pas et on procède par étape : on applique un bandage compressif sur la plaie et, si le saignement est trop important, on utilise son leash pour faire un garrot (rappelez-vous Soul Surfer, le film sur Bethany Hamilton). On appelle immédiatement les urgences tout en rassurant le blessé et en le gardant éveillé. On le couvre ensuite d’une couverture et on surveille sa respiration ainsi que son pouls. On commencez la réanimation si nécessaire…
Sur le ReefBreak il y a des coraux et parfois des surfeurs avec des coupures de corail. Retirez les morceaux de coraux avec un pince à épiler préalablement nettoyée avec de l’alcool à 90° puis rincez avec de l’eau claire. Versez de l’hydrogène de peroxyde sur la plaie (attention, ça pique !) mais ne vous affolez pas si vous voyez apparaître de petites bulles : cela tue les bactéries et évite les infections ! Frottez ensuite avec une brosse à dent préalablement rincée avec de l’hydrogène de peroxyde afin d’enlever tout morceau de corail qui serait resté dans la peau. Pour les grandes plaies qui nécessitent des points de suture, utilisez des Stéristrips et pansements étanches si jamais vous vouliez vous remettre à l’eau … Mais attention, les pansements doivent être changés régulièrement (pas plus de 2 jours). Si vous constatez du pus jaune, de la rougeur et/ou une enflure, recommencez l’opération ci-dessus à l’aide de l’hydrogène de peroxyde mais s’il n’y a aucune amélioration, consultez votre médecin `
La Blue Bottle également connue sous le nom de Physalie (Australie, Afrique du Sud, France, etc.), elle est certes très jolie mais ne pensez pas qu’elle soit gentille ! Retirez les morceaux de tentacule avec une pince à épiler puis rincez à l’eau de mer (pas de vinaigre !). Ne frottez la zone touchée. Rincez ensuite avec de l’eau chaude (ou de l’urine) ou appliquez de la glace ou une compresse pour soulager la douleur
L’Irukandji (Australie, Hawaii, Floride, Papouasie, etc.) Attention, les piqures de cette méduse peuvent être mortelles. Rincez avec du vinaigre (pas d’alcool ni d’urine) sans frotter la zone infectée et surveillez bien l’état de la victime car les arrêts cardiaques sont fréquents. Appelez immédiatement les urgences
Sea lice ou ‘Pou de Mer’. Sans appuyer, frottez la zone infectée pour retirer les fragments restés sur le peau (vous pouvez utiliser du sable, un coquillage, un peigne à wax) versez un peu de vinaigre ou diluez de l’hydrogène de peroxyde sur un coton et tamponnez la zone infectée. Appliquez ensuite de la glace puis utilisez de l’Aloé Vera pour calmer la douleur
Vous avez marché sur des oursins ? Retirez délicatement les épines avec une pince à épiler préalablement désinfectée puis rincez la plaie avec du vinaigre ou de l’eau chaude. Si certaines épines restent sous la peau, prenez un bain de pieds à l’eau de javel puis appliquez de la vaseline avant de mettre un pansement (la peau sera ramollie et ce sera plus facile pour retirer les épines restantes)
L’inopiné poisson-pierre (Australie, Nouvelle Calédonie, etc.) Attention, car une piqure peut être mortelle (arrêt cardiaque ou respiratoire). Tout de suite après la piqure, la victime est sujette à des troubles digestifs, un état syncopal et une paralysie. Injectez immédiatement le sérum anti stone-fish ou utilisez un Aspivenin (moins fiable mais peut aider)
L’attaque de la raie (les tropiques, l’Europe, etc). on ne piffre pas, c’est arrivé à un pote à moi et il a morflé ! On commence par laver la plaie à l’eau claire et on la désinfecte avec un coton imbibé d’antiseptique. Attention, ne tentez pas de retirer l’aiguillon de la raie car cela pourrait causer plus de dégâts. On Plonge ensuite la zone infectée dans de l’eau chaude pendant une trentaine de minutes afin de d’inactiver le venin (vous pouvez aussi approcher une cigarette allumée et faire des va-et-vient prés de la plaie). La douleur est intense et peut mener à une perte de connaissance alors on surveille le patient et RDV chez le médecin
La vicieuse murène aussi surnommé serpent de mer (Océan Indien, Pacifique, Mer Méditerranée). Il faut le savoir : la piqure est presque indolore mais une heure plus tard, la paralysie s’installe et peut mener à un décès par convulsion. Surveillez la respiration de la victime et appelez immédiatement les urgences. Retirer tout bijoux du membre infecté et maintenez la victime aussi immobile que possible avec la partie infectée au-dessus du niveau de son cœur. Si vous avez un sérum antivenimeux, utilisez-le sinon, recouvrez la morsure ainsi que la totalité du membre infecté d’un bandage aussi serré que possible (faites tout de même attention à la circulation sanguine) et appliquez de la glace. Direction les urgences.
- A (Airway) : donner l’alarme et contrôler les voies respiratoires
- B (Breathing) : en cas d’arrêt respiratoire, insuffler 2 fois dans le nez de la victime puis commencez le bouche à bouche
- C (Circulation) : contrôler la circulation sanguine et le pouls de la victime
- D (Defibrillation) : si disponible, utiliser un défibrillateur sinon, commencer la réanimation cardio-pulmonaire
- Ne jamais surfer seul ou se mettre à l’eau lorsque tous les autres surfeurs sortent
- Se renseigner quant au spot auprès des locaux et des anciens (marées, configuration, courant, présence de rochers, etc.)
- Préférer le surfing diurne plutôt que nocturne (les animaux marins rodent la nuit)
- Le port de la combinaison, de chaussons et d’un casque sur les reef break (coraux, rochers) est fortement recommandé
- Ne pas être sous l’emprise de drogues, d’alcool ou se jeter à l’eau après un repas copieux ou une sieste en plein cagnard
- Bien s’échauffer, s’étirer, s’hydrater
- Vérifier son matériel, respecter les règles de sécurité et de convivialité
- Ramer, rester actif et surveiller son point de repère pour ne pas se laisser dériver dans une zone dangereuse
- Ne pas tenter de toucher une espèce marine qu’on ne connaît pas
- Eviter de surfer dans des zones d’eaux troubles ou dans du gros shorebreak
Allez, souriez, les accidents, ce n’est pas automatique, ne vous en faites pas ! Cet article n’est pas fait pour vous dissuader de vous mettre à l’eau mais juste pour vous mettre en garde afin que vous surfiez en connaissance de cause. La prévention n’a jamais fait de mal à personne… mais un coup de pas de chance ou des attitudes irresponsables peuvent faire des dégâts ! Alors gardez le smile, surfez dans la bonne humeur et avec vos potes, faites attention à vous et votre environnement, et ne tentez pas le diable. Peace out homies and good surf for everyone !
Que vous soyez sur votre home spot ou en trip surf, vous n’êtes pas à l’abri d’un accident. Evidemment, je ne vous souhaite pas d’être la victime mais je me pose plutôt cette question : Quelle serait votre réaction face à un accidenté lors de votre session surf? J’ai moi-même connu des mésaventures et j’étais bien contente de m’apercevoir que quelques surfeurs étaient prêts à m’aider. En contre partie, j’ai aussi assisté à des accidents de surf mais je me suis malheureusement souvent fait prendre de court sur mes capacités à porter secours à la ou les victimes… Et ça, pour moi, ce n’est pas normal. Alors aujourd’hui, j’ai enfin décidé de prendre le taureau par les cornes et de faire mes recherches afin de savoir quoi faire en cas de catastrophe. Je vous fais aujourd’hui partager quelques conseils de base afin que vous aussi sachiez comment réagir en cas d’accident lors de vos sessions surf… Surfeurs, surfeuses, voici comment porter assistance à personne en danger
Toute session surf a ses risques. Que ce soit dans du 2m costaud ou dans du 1m gentil, personne n’est à l’abri d’un mauvais coup, d’une mauvaise chute, d’une crampe, d’une crise quelconque… C’est pour cela qu’il est important d’être en excellente forme physique et de ne pas zapper quelques règles de base (que j’évoque plus bas) avant de se mettre à l’eau. Aussi, il est important de garder en tête que le surf est certes un sport individuel mais que chacun doit rester alerte quant aux autres surfeurs. Oui, amis surfeurs et surfeuses, soyons solidaires ! Alors, si un accident venait à arriver, voici comment procéder :
Appelez les autres surfeurs à l’aide et levez les bras pour attirer l’attention des sauveteurs et autres baigneurs. Puis, aidez le surfeur en difficulté à sortir de la zone dangereuse (zone d’impacte, baïne, courant, rochers…)
Si vous surfez prés d’une zone surveillée, les secours devraient arriver rapidement mais sachez que l’attente peut s’avérer très longue si vous étiez amené à devoir retenir le corps de la victime à la surface de l’eau…
Si vous surfez loin d’une zone surveillée, à condition de s’appeler Mitch Buchannon, soyez certain que la procédure risque de ne pas être de tout repos. 2 cas de figue :
- Vous êtes un longboard – Détachez d’abord le leash de la victime puis placez-la au devant de votre longboard, à plat ventre. Positionnez-vous sur le tail et commencez à ramer vers le bord de la plage… Attention tout de même à la zone d’impact et au shorebreak car ce n’est pas souvent évident à gérer !
- Vous êtes en shortboard – Détachez votre leash ainsi que celui de la victime et rassurez-la afin d’éviter qu’elle ne vous donne un mauvais coup. Si la personne que vous secourez s’agrippe à vous et vous fait couler, plongez sous l’eau et répétez l’opération. Mais attention, si vous sentez vos forces vous lâcher, sortez de l’eau et gardez les yeux rivés sur la victime tout en attendant les secours (mieux vaut une personne à secourir que deux). Si vous réussissez à ramer la victime au bord de la plage, trainez-la vers un endroit sûr et allongez-la sur le dos, sur une surface plane.
Bravo, vous n’avez pas perdu votre sang froid ! Les secours ne devraient pas tarder à arriver mais ne perdons pas de temps. Il faut maintenant évaluer l’état de la victime…
Souvent plus facile à dire qu’à faire, il est important de ne pas paniquer afin d’aider au mieux la victime de l’accident. Vous avez tout de même passé la première étape avec succès en la sortant de l’eau et en lui évitant la noyade. Avant de passer à la prochaine étape, assurez-vous d’avoir placé le blessé sur une surface plane et dans une zone protégée. Reprenez maintenant votre souffle, respirez un bon coup et commencez à l’examiner :
- Il y a-t-il un saignement ? Pas toujours évident à détecter, les saignements peuvent entrainer une hémorragie grave. Vérifiez bien la victime de la tête aux pieds car même sous une combinaison non déchirée, un saignement peut être occasionné (attention notamment aux hémorragies internes). Pour arrêter un saignement, il faut compresser la plaie avec un linge propre mais sans appuyer trop fort non plus afin de ne pas stopper la circulation. Si le sang coule abondamment, il sera peut-être nécessaire de réaliser un garrot qui se pose uniquement au-dessus du coude (pour une blessure au bras) ou au-dessus du genou (blessure à la cuisse). Sachez cependant que le garrot est à poser qu’en extrême nécessité telle que suite à l’attaque d’un requin
- La victime est-elle consciente ? Parlez-lui fort et posez-lui des questions pour capter son attention. Si elle reste muette, demandez-lui de serrer votre main. La victime ne répond pas, pincez-la pour avoir une réaction. Si elle ne réagit toujours pas cela veut dire qu’elle est inconsciente
- Vérifiez alors que la personne sortie de l’eau respire, en approchant votre oreille prés de sa bouche tout en regardant vers le haut de son buste afin de constater un éventuel mouvement. Si elle est inconsciente mais qu’elle respire, il faut la tourner en position latérale de sécurité, sans la traumatiser et en la calant le mieux possible
- Si la victime est inconsciente et qu’elle ne respire pas, vérifier si son cœur bat normalement en prenant son pouls. Mettez vos doigt sur son cou, juste en dessous des mâchoires, et comptez les pulsations. Un battement normal c’est entre 60 et 100 pulsations/minutes. Vous ne décelez aucune pulsation… il faut commencer la réanimation cardio-pulmonaire (enchainer compressions thoraciques avec bouche-à-bouche). Savez-vous comment procéder ? Si la réponse est non, je vous invite à suivre une formation de premiers secours
Ouf, les secours sont arrivés et le blessé est maintenant entre des mains professionnelles. Well done, vous avez fait du très bon boulot, vous pouvez être fier ! Pas la peine non plus de vous jetez à l’eau dans la minute qui suit car vous allez sûrement avoir besoin de digérer l’évènement. Buvez de l’eau, relaxez-vous et attendez un petit peu avant de repartir surfer
La première réaction à avoir face à un accident, c’est d’appeler au secours. Si vous êtes dans l’eau, appelez les autres surfeurs à la rescousse et levez les bras pour attirer l’attention de ceux qui sont sur la plage (Maîtres Nageurs Sauveteurs, badauds, nageurs). Si vous êtes sur une plage non-surveillée, en prenant votre téléphone, n’hésitez pas à crier à l’aide car il y a peut-être un médecin ou quelqu’un qui a son diplôme de premier secours qui pourrait vous aider à intervenir. Ensuite, composez l’un des numéros de téléphone suivant :
- Secours Européens 112
- Samu 15
- Police 17
- Pompiers 18
- CROSS (Centre Régional et Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage – pour les accidents nautiques uniquement depuis un portable) 1616
On vous demandera alors de donner votre nom et numéro de téléphone ; d’indiquer le lieu de l’accident ainsi qu’un repère visuel ; de faire une brève description de l’état du ou des blessés ; d’indiquer les conditions de l’accident si vous les connaissez ; de garder votre calme, malgré le stress, afin d’aider au mieux le blessé… Cette procédure est très importante et votre rôle est ici majeur car vous allez ainsi aider les secours à organiser au mieux et au plus vite leur intervention
C’est parce que j’ai été la victime de petits accidents (crampes, coups de planche, mauvaises chutes suivies de machine à laver,…) et la témoin de gros accidents (perte de dent, lacération et perforation par les dérives, …) que je ne souhaite cette mauvaise expérience à personne et que je vous demande de faire attention en suivant quelques règles de base
N’oubliez pas, une chose est sûre : le soleil n’est pas votre meilleur allié. En effet, vous pensez peut-être que votre corps est habitué à la chaleur, n’empêche, en plein cagnard, il est indispensable de s’hydrater et de se rafraîchir régulièrement. Personne n’est à l’abri d’un malaise suite à un choc thermique… Personnellement, il m’est même arrivé de surfer avec une casquette lorsque le soleil tape fort, notamment dans le Queensland
Vos parents, toujours de bons conseils, vous l’ont déjà dit : après un repas copieux, attendez au moins 45mn avant de mettre la tête dans l’eau. Et si vous pique-niquez sur la plage, pensez au parasol !
On ne le répètera jamais assez : avant votre session surf, é-chau-ffez-vous ! Pas la peine de se jeter dans l’eau avec votre planche de surf pour épatez la galerie. Pensez plutôt à vous mouiller progressivement en commençant par le visage, la nuque puis le reste du corps… D’autant plus sexy dans tous les cas ;)
Ne tentez pas le diable : si vous ne vous la sentez pas, n’allez pas surfer des vagues pour vous faire du mal. L’océan est imprévisible tout comme les crampes, les coups de pompes, les coups de barre
Il y a un slogan que vous connaissez par cœur et qui vaut aussi bien pour la pratique du surfing : Sortez couvert. Oui, embarquez votre trousse de soin/premier secours et gardez-là précieusement, dans un sac qui ferme bien. Il en existe des toutes prêtes spéciales surfeurs telles que la Saltwater – First Aid For Surfers, la NaturalFooted ou la Global Odyssi que vous trouverez facilement sur le web
Si on classe le surf dans la catégorie des sports extrêmes, ce n’est pas pour rien. En effet, le principe du surf c’est certes de s’amuser dans les vagues ou danser sur l’eau mais c’est aussi se confronter à un élément qui parfois vous met face à des situations dangereuses. L’important est d’en être conscient et de se sentir préparé à toute éventualité. Comme écrit plus haut, évidemment je ne vous souhaite pas d’être la victime d’un accident mais le but de cet article est plutôt de vous donner quelques conseils si jamais vous étiez le témoin d’un accident de surf. Car n’oubliez pas : vous êtes peut-être seul sur votre board mais vous n’êtes pas seul dans l’eau. Surfeurs, surfeuses, … la solidarité, c’est la clé !
Pour aller plus loin, je vous invite à visiter l’excellent site SurfPrevention
‘Ce message est pour toutes les filles qui aiment les vagues et qui sont déjà accro au surf mais ce message est aussi pour toutes celles d’entre vous qui – jusqu’à aujourd’hui – sont restées sur la plage à regarder les vagues en se disant moi aussi je veux faire du surf!’ Lancé par Marika Borg, le projet Girlie Surf Camp a tout d’un projet TripSurfeuse et c’est pour cela que ça me plait…
Le Girlie Surf Camp vous propose des semaines de surfing et de fun vers des destinations qui font rêver : Biarritz en France, Fuerteventura en Espagne, Sayulita au Mexique et Newquay en Angleterre. Pendant une semaine, vous êtes accueillies par des coachs professionnels qui vous encadrent et vous aident à développer votre technique surf.
Chaque jour, dés le lever du soleil, vous checkez les conditions et cherchez la vague sur le spot principal ou sur les spots alentours de la destination de votre choix. Puis, après une journée intense de sessions surf, vous finissez par des cours de yoga afin d’améliorer votre flexibilité et votre sens de l’équilibre.
Aujourd’hui, Marika Borg vous offre la possibilité de gagner un trip avec son Girlie Surf Camp. Pour cela, c’est très simple :
- Pensez à un sujet et à un lieu surf, prenez votre meilleure pose et imaginez-vous surfant une vague de 30 mètres !
- Illustrez votre histoire avec une photo et envoyez le tout par le plug-in Facebook à la page suivante : Concours Surf
Vous avez jusqu’au 22 Juin 2012 pour participer au concours, les filles…
Je vous souhaite bonne chance les TripSurfeuses et espère avoir la chance de lire vos histoires et vos périples ;)