L’autre jour (il y a 1 mois ; ok, 2 – héhé), je reçois un mail de Fran Derham me présentant la toute dernière vidéo qu’elle vient de réaliser en collaboration avec Clare Plueckhahn et voilà ce qu’elle m ‘écrit :
‘Thought you might like to see these latest clips that we’ve done on Alana. They’re in promotion of this new range of Bikini‘s that she’s designed with Rip Curl. Ones that actually stay on when you surf!! Yay. However – the thing we like about these clips is the fact that you get to see a side to Alana’s personality that you never normally see – she’s really funny. Plus she’s just re-qualified for the World Tour.‘
Alors : ‘vraiment marrante’ je sais pas mais vraiment sexy ça oui. La compagnie Rip Curl voudrait-elle remonter ses ventes ? « Nous souhaitons réaffirmer la personnalité féminine de Rip Curl » a dit un jour Baptiste Caulonque, directeur des opérations de la marque Europe. Alana Blanchard est bien connue pour ses bottom-turns G-stringués après tout… (Avouons avoir vu sur les murs de nos potes facebook plus de vidéos d’elle vantant sa plastique que ses snaps) et puis en même temps, si elle vient d’être requalifiée pour le World Tour (faut tout de même pas renier ses capacités), ça ne peut que faire du bien à l’image Rip Curl. La troisième marque de surf n’aurait-elle pas fermé 5 magasins et supprimé 48 postes il y a 6 mois, en France ?
Une fois avoir joué la vidéo sur YouTube, je pense ensuite à ce que pourrait se dire l’audience… Hypothèse 1, le gars : ‘Ha oui, elle a l’air sympa Alana… Ouai mais bon, si le maillot reste en place, j’ai plus rien à mater moi !’ Hypothèse 2, la nana : ‘Elle est trop canon Alana, me faut ce maillot… tu crois qu’il reste vraiment en place, même en machine à laver ? Ok, je vais le prendre !’ De mon côté, moi : ‘Cette ligne, qu’elle aurait designé pour son sponsor… c’est sympa les filles de m’envoyer votre dernier petit film, mais j’aurais bien aimé que le pôle communication de Rip Curl m’en envoie un de bikini !’ Histoire de le tester, hey… car c’est malheureusement pas grâce au clip qu’on voit si le maillot reste donc en place quand on surfe… Alors info ou intox ?
De toute façon, j’écris pas sur le TripSurfeuse’s Blog pour faire de la pub à la pub, hein. Non, ce qui m’intéresse, c’est de faire partager des trucs que je trouve sympa et qui me font marrer ou qui me tiennent vraiment à cœur. En conclusion, je ne vous balance pas la vidéo aujourd’hui pour vous annoncer la sortie d’un produit miracle mais plutôt pour féliciter le travail des réalisatrices ! Good job Fran et Clare… comme d’hab’ ;) et puis… je sais qu’à l’approche de noël, ça fera quand même plaisir à certains de mes potes ! Ha !
Ho, la bonne nouvelle ! Hé oui, il s’en passe des choses intéressantes sur la presqu’île de Lège-Cap Ferret… En effet, une nouvelle exposition photo est à marquer dans vos agendas, celle de Benoit Rual, photographe : Madagascar – Une terre, un peuple. « En gros pour notre séjour nous nous sommes perdu dans la brousse en face de l’île sainte Marie. Plus de trois jours pour atteindre le village, immersion total dans la vie malgache durant un mois… Soutien scolaire le matin pour les enfants, activité cirque l’après midi et photos à la moindre occasion
» 45 photos de l’artiste seront présentées en grand format sur les murs de La Cave Du Bas Saint à Petit Piquey. Le vernissage est prévu pour le 3 Août et afin de nous mettre l’eau à la bouche, Benoit a bien voulu répondre à quelques unes de mes questions…
TripSurfeuse : Qu’est-ce qui t’a poussé à vouloir explorer Madagascar ?
Benoit Rual : Plusieurs choses. Tout d’abord un projet commun qui remonte à deux ans : Florie (mon amie) avait déjà un contact avec l’Association ’Marmaille à la Case’ et du coup nous avons monté notre projet autour de cette envie de s’investir avec eux.
Ensuite, La grande île m’a toujours attiré de part toutes les histoires que l’on me racontait petit, hé oui my family à passé pas mal d’années là bas! Donc il paraissait évident que j’y fasse un saut un jour…
Ton engagement pour le projet Mada, c’était avant ou après avoir pris la décision d’aller dans le pays ?
Nous avions décidé de toutes façons d’aller à Mada dans l’idée de faire du tourisme utile (‘nous’ car nous avons toujours été deux dans le projet, la photo étant un plus à notre voyage). Après, il a bien fallu un an pour caler notre venue au sein de l’équipe de François Frachet (responsable de l’association ‘Marmaille à la Case’ et grand baroudeur)…
Quel a été ton rôle au sein de ce projet ?
Nous sommes parti avec une bonne centaine de kg de matos avec nous… Le but était de proposer du soutien scolaire le matin suivi d’activités sportives et ludiques l’après-midi. Nous avons pu fournir pas mal de matos scolaire, pharmaceutique, textile et j’en passe… Au passage, je remercie toutes les personnes ayant donné pour ce projet !
Combien de temps êtes-vous resté sur place ?
5 semaines, 5 semaines en total immersion dans la vie Malgache ! Un pur bonheur… Mais sur les 5 semaines tu peux déjà compter 3 jours minimum pour atteindre le village de Manompana : 3 bacs passés, les derniers 40km de piste dans un 4×4 de l’armé et tu est arrivé!
Coupure totale avec le monde extérieur… pas d’électricité… l’eau est à tirer à la pompe d’un puits… ta petite case… Que du bonheur. Je l’ai déjà dit, non ?!!
Selon toi, quels sont les points positifs et les points négatifs de ce voyage ?
Le positif, TOUT! Les sourires, les gens, les paysages TOUT!
Allez je t’en donne un de point négatif : j’ai jamais autant eu mal au C** de ma vie que dans leur Pu**** de taxi brousse!! Quand tu passes 8h assis à 15 dans un cametard qui, en France, ne doit pas dépasser les 9 personnes…!! Le voilà, le point négatif! Mais au final, tu oublies vite…
As-tu eu le temps de surfer ?
Malheureusement non… Il y avait bien un bon shorbreak sur la plage de Anaratave mais je ne l’ai jamais vu se former durant mon séjour… La côte Est est bien plus propice au surf à Mada.
La photographie là-bas ?
Rude. Les petits Malgaches sont à l’affût de tout et surtout des appareils à tof. Le plus dur à été de shooter sur de brefs instants pour capter une émotion, un regard, un instant… mais ça, c’est la photo, et c’est ce que j’aime !
Ensuite il y a toujours ce dilemme avec la pauvreté, de prendre ou pas une photo,… en traversant les grandes villes notamment. J’ai opté pour figer des moments plutôt réjouissants, durant notre voyage, mais je garde en mémoire quelques images tristes de bidonvilles…
Et cette expo alors, Benoit ?
C’est pour le mois d’Août ! Vernissage le 03 Aout à Petit Piquey sur la presqu’île du Cap Ferret. Tu connais, non ? 45 Photos sur toiles mais pas que… : un concert, l’apéro/tapas, tout pour passer un bon moment ! Et l’expo restera en place durant tout le mois d’aout…
Un dernier mot, un conseil pour ceux qui désireraient s’aventurer à Madagascar ?
Foncez-y! Mais ne partez pas les mains vides! De toutes façons vous y laisseriez toutes vos affaires… Apportez des fringues, pensez à du tee-shirt pour enfants, à récupérer les bonnes vielles lunettes de papy et mamie, et n’oubliez pas stylos, ballons et bonbons. Pour finir préservez ce petit havre de paix, …
Misaotra (merci)
Pour plus d’informations, n’hésitez pas à visiter le site web de Benoit Rual ainsi que la page Facebook dédiée à l’exposition. Merci Benoit pour avoir pris le temps de répondre à mes quelques questions et RDV à la Cave du Bas Saint, donc !
Autrefois considéré comme une activité marginale, le surf est aujourd’hui ancré dans notre société comme un sport pouvant être pratiqué par chacun(e) et ce qu’importe son appartenance socio-professionnelle. Mais plus que cela : synonyme de sensations fortes et de liberté, l’esprit surf est tel que son image et son dialecte sont souvent repris pour des slogans de marques diverses. Et pour faire vendre quoi ? Du rêve sous la forme de surf-lifestyle. Car en fait, même si la publicité lui fait parfois perdre son sens initial, le surf est une vraie philosophie de vie, celle qui aide à développer les qualités mentales nécessaires pour s’affirmer dans la vie personnelle et professionnelle. Humilité, sens des responsabilités, patience et persévérance, adaptation au changement et sens de l’équilibre, concentration et anticipation, maîtrise de soi, observation, esprit d’analyse et auto-évaluation, recherche de nouveaux challenges, ouverture d’esprit, solidarité, accomplissement personnel… Oui, outre ses quelques minutes de plaisirs béats, la pratique du surf aiderait bien à construire sa vie d’adulte et à surmonter les évènements imprévisibles de l’existence…
Accepter de ramer, faire de multiples canards pour passer la barre, ramer encore pour se donner la chance de surfer une vague, tomber de sa planche et remonter dessus pour repasser la barre et éviter les autres surfeurs… Surfer engendre un grand effort physique qui nous apprend qu’on a rien sans rien. Dompter sa planche qui se balance sur la houle n’est pas chose facile et pour progresser, le surfeur comprend vite qu’humilité et patience sont les maître-mots. En effet, ce n’est que petit à petit qu’il ressentira les bénéfices de ses efforts. Surfer, c’est donc vivre, accepter de tomber et de remonter incessamment, mais c’est aussi se rendre compte à quel point il est nécessaire de surmonter les aléas de notre existence pour réussir
Se prendre un coup avec la board d’un autre surfeur, se faire secouer par les rouleaux après avoir prit une mauvaise vague, se faire éjecter dans le beachbreak en voulant sortir trop vite de l’eau… le surf n’est pas sans risques. Et pourtant on y retourne volontiers pour ce goût de l’extrême, pour repousser ses propres limites. Une sorte de ‘Ça passe ou ça casse mais quoiqu’il arrive, c’est que je l’ai mérité’. On ne parle pas ici d’inconscience ou d’imprudence mais plutôt de prise de risques calculés dont on connaît vite la sanction (parfois sévère) en cas d’erreur. Le surfeur est courageux mais pas vaniteux, il n’en connaît que trop bien les conséquences. C’est par son comportement qu’il se pose en maître de son propre destin et qu’il acquiert le sens des responsabilités
Jongler entre l’envie de surfer et les contraintes de sa vie professionnelle et/ou personnelle, se mettre à l’eau lorsque les conditions de mer sont les plus favorables, attendre patiemment la série qui se décale inopportunément, ne pas se sentir corps avec la vague … La frustration est inhérente à la pratique du surf. Pourtant, elle s’efface bien vite suite à quelques minutes de glisse. Le plaisir de la glisse étant incontestablement passager, le surfeur sait qu’à force de persévérance, il connaîtra un instant de bonheur unique et, à l’arrivée, une certaine satisfaction personnelle
Pour glisser sur la vague, le surfeur doit jouer avec ses appuis et rester ainsi le plus longtemps possible, debout sur sa planche. Mais comme ‘Nul ne surfe jamais deux fois la même vague’ (Frédéric Schiffter) puisque toutes les vagues sont différentes, imprévisibles et inattendues, le surfeur doit trouver son propre équilibre sur chacune d’elles. Un éternel recommencement qui parfois le dépasse à cause de multiples contraintes. Et pourtant, c’est en acceptant les pour et les contre que le surfeur apprend à s’adapter et à surfer sur des situations changeantes voir instables afin de trouver l’équilibre parfait entre physique et mental
Zigzaguer entre les autres surfeurs et attendre son tour, se retrouver dans une position inconfortable générée par ceux qui en demandent plus, être confronté à quelques surfeurs égoïstes et hargneux… Face aux requins, le surfeur doit être à l’écoute de ses sensations et suivre son intuition avec intelligence. Rien ne sert de provoquer, il est préférable d’identifier, comprendre et esquiver. Le surfeur apprend à maîtriser ses émotions et, judicieusement, utilise l’énergie du mouvement pour révéler le lien de la réciprocité et le précepte de gagnant-gagnant. En adoptant une attitude altruiste, il maximise le bien-être de toutes les personnes présentes autour de lui. C’est en esquivant les rapports de force qu’on en ressort vainqueur et respecté…
Etudier le spot avant la mise à l’eau, se déplacer en utilisant le courant, optimiser sa rame pour se placer, surfer avec la vague et non contre elle… c’est par son attitude que le surfeur se fait accepté au creux de la vague et c’est en accompagnant son mouvement qu’il devient son complice. Il ne va pas contre les forces qui le dépassent mais surfe avec et, s’il commet des erreurs, il s’auto-évalue pour optimiser sa session. C’est en glissant sur les flux de notre existence que l’on comprend son fonctionnement. Et c’est aussi ainsi que l’on met en place des solutions appropriées afin de toujours en tirer profit
En poursuivant ses rêves de la vague parfaite, du ride sans fin et du tube profond, le surfeur mystifie son sport. Le surf est en effet vécu comme une sorte de religion où la transcendance est suscitée par une quête infinie. Le sentiment de liberté qui se dégage de chaque vague surfée est à son paroxysme et c’est à ce moment là que le surfeur se sent revivre, renaître, délivré d’un quotidien parfois maladif. Il est dévoué à son sport pour son propre salut
Lorsque le surfeur a besoin de surfer, il a aussi besoin de chercher de nouvelles vagues. Partir en trip surf, à la conquête de vagues exotiques et parfois isolées, lui permet de s’ouvrir au monde. Il découvre d’autres paysages, d’autres cultures, d’autres personnes… mais se découvre aussi un autre lui qui s’autorise plus de souplesse. Le trip surf modifie ses perceptions, redéfinit ses besoins, remodèle ses perspectives et l’aide à ouvrir les yeux sur un monde qu’il croit connaître. En partant à l’aventure, un sentiment d’empathie se développe au profit des échanges, du partage et de la solidarité
Pratiqué dans un milieu naturel et incertain, le surf est plus qu’un sport, c’est une philosophie de vie qui offre à chacun un brin de légèreté, quelques minutes de plaisir, une sensation de bien-être et des instants de liberté. Et si la pratique du surf est aujourd’hui parfaitement ancrée dans le système, c’est aussi peut-être parce qu’elle délivre une certaine métaphore de la vie en général et qu’elle nous aide à grandir. Car si le fait de réussir à glisser sur les vagues était, dans certaines cultures, l’une des étapes majeure au passage adulte, il est aussi notre faculté à vivre dans le monde actuel. En fait, surfer sur les vagues c’est comme surfer sur internet, notre réseau personnel ou nos tâches professionnelles : c’est glisser sur les flux de notre existence pour notre bien-être… Alors, si vous pensez revenir à vos 15 ans lorsque vous batifoler dans les vagues le sourire béat, … hé bien c’est encore mieux. Je n’aurais qu’une chose à ajouter : faites du surf pour toujours !
Dimanche 10 Juin, concert ! Et pas n’importe lequel car c’est celui de Ash Grunwald au Westernport pub ! Ash, si vous le connaissez pas encore, c’est le nouveau Xavier Rudd (au sens multi-instrumentaliste) qui envoie un blues raw et le mixe avec les sonorités tribales moderne. A avoir écouté ses compositions souvent utilisées pour accompagner quelques films ou vidéos de surf, je n’attend qu’une chose : voir l’australien roots rocker sur scène pour voir ce qu’il vaut live…
En allant chercher les billets au Westernport Pub Hotel, nous voyons Ash déguster une bière. Grand, le teint halé, les yeux brillants, coiffé de dreadlocks et habillé d’un style folk australien, Ash dégage la sympathie. Dans quelques heures, le musicien entrera sur scène devant l’audience de Phillip Island qui s’est déjà précipitée pour réserver les tickets d’entrée. Il en reste quelques uns… ouf ! Et en attendant l’heure de rendez-vous, nous filons chez un ami pour nous mettre dans l’ambiance avec un petit barbecue entre potes… 9h, nous sommes de retour au pub. Il y a du monde, ça discute, ça rigole, ça boit des bières et ça commente la sortie du dernier album de Ash Grunwald et ses prestations passées dont l’une au Byron Bay Roots Festival…
Laissez-moi donc vous présenter l’artiste …
Elevé dans l’une des banlieues de Melbourne avec du blues dans les oreilles, Ash Grunswald s’inspire des grands Muddy Waters, Robert Johnson puis BB King, James Brown et Jimi Hendrix pour développer sa technique de guitare. En 2002, après avoir passé par un groupe puis un trio, il sort son tout premier album solo : Introducing Ash Grunwald et reçoit le titre de Melbourne Blues Performer of the Year. S’ensuivent I Don’t Believe (en 2004), Live At The Corner qui lui vaudra l’Album Of The Year par le Australian Blues Awards (2005), Give Signs (2006), Fish Out The Water (2008) puis Hot Mama Vibes (2010) et au fil de ses albums, Ash introduit des sons électroniques à sa musique blues. ‘Mixing electronica with the blues was always a dream of mine. On the first album I was really trying to strip it back to raw elements, just be as soulful as possible. I guess every album since then has been a gradual move towards this point’
Live at Pyramide Rock Festival (Phillip Island) en 2007 :
Single Walking extrait de Hot Mama Vibes :
Bluesman au cœur soul, Ash Grunwald est aussi un fervent surfeur ‘Once I got going with my music career I was trying to book my gigs along the coast and use music to get me surfing all the places I’d heard about in mags. It really has been an amazing journey for me’ tandis qu’en Australie, ses spots préférés sont Byron Bay et Margaret River, Ash n’hésite pas à traverser les océans pour assouvir ses deux passions. Il se produit en Angleterre, au Canada pour le plus souvent ainsi qu’en Indo, au Portugal et au Maroc lorsqu’il le peut. ‘It’s been a crazy journey. Actually really frustrating at times, but totally addictive and rewarding in the end. I really feel like surfing is the perfect pastime. Its the only thing that I feel like doing twice a day, every day!’ Pas étonnant donc qu’on le retrouve sur les bandes sons de quelques vidéos de surf, pas étonnant non plus d’apprendre qu’il a aussi lancé sa propre série de petits films documentaires surf, snowboard & skateboard intitulée Road-Dog Diaries. ‘I’ve always wanted to document the contrasts between the places I tour in Australia. This tour will see us visiting deserts, snowfields, cities and of course, hugging the coast from Torquay to Noosa. There’s so many characters that I’ve met along my travels and we’ve organized to hook up with someone interesting at each show. By the end of the tour we will have surfed, snowboarded and skated our way around the country whilst jamming with amazing musos every night. We’re all pretty exited about it!’
Plein d’énergie, Ash Grunwald a aussi deux side-projects. Le premier est sa collaboration avec Fingers Malone et leur gros dub-step sous le nom de Tiger VZ Shark. Le deuxième projet est celui de Krash, mix de Kram (du groupe Spiderbait) et Ash (pour Ash Grunwald). Mais pour le moment, Ash Grunwald est en tournée pour son dernier album solo, Trouble’s Door, et comme il est artiste indépendant, il fait appel à son audience : en passant par PledgeMusic.com, on peut reverser la somme de notre choix (de 10 à 3000 Dollars) et recevoir en retour quelques petits cadeaux sympas tels qu’une session surf ou une leçon de guitare via skype avec le Ash lui-même…
Single Longtime extrait de l’album Trouble’s Door avec Beau Young, Xavier Rudd, Bob McTavish, Derek Hynde, Dave Rastovich :
Sympa Ash Grunwald ? Oui ! Car à le voir sur la scène du Westernport Hotel, c’est pareil, du partage sur fond de good vibes. Avec ses guitare acoustique, steel guitare, stomp box, micro Blues-in-a-Bottle et tablette de mixage… Ash nous délivre un blues aux influences modernes australiennes agrémenté de jazz, hip-hop, dub et musique tribale. Passer aisément de bluegrass au dub-step n’est pas donné à tout le monde et l’audience de Phillip Island est en transe totale. A la fin du gig, ça transpire, ça rigole, ça partage la dernière bière pour commenter sa prestation ‘All good, that was all goog, mate… Such a great performance, as usual’ Je ne nierais pas l’évidence et je suis plus que ravie d’avoir enfin assister à son live dans l’un de mes pubs préférés… !
6 albums à son actif, ce n’est que le début pour Ash Grunwald … et grâce à son titre Walking repris pour le film Limitless, le bluesman multi-instrumentaliste franchit une nouvelle étape qui semble lui porter toute l’énergie nécessaire afin de surfer sur la voix du succès… ‘When you’re playing live, try and be the best live act. Get people involved. Try hard so they remember the gig.’ Je n’ai qu’une chose à ajouter : c’est réussit !
Salut!
Merci de ta réponse, c’est bon de voir que d’autres sont passés par les mêmes moments!!!
Je suis a Brisbane et je vais surfer la plus part du temps a Brunswick Heads ou Byron. Je vais rester en Australie pour quelques années si ce n’est pas pour toujours étant donne que je suis en partnership avec mon copain Australien!
Avant d’acheter ma nouvelle planche, j’ai bien réfléchis! Je passais d’une longue board de débutant a quelque chose de beaucoup plus petit!!! Je devais changer de planche car la longboard était trop grosse, trop grande, IMPOSSIBLE DE DUCKE DIVE!!! Et j’avais atteint un plateau, il me fallait plus de difficultés!!! Mais j’étais bien consciente que se serait beaucoup plus difficile car moins stable! Il faut passer par là!!! Le vendeur a été très sympa, il m’a conseillé quelque chose avec lequel je vais pouvoir progresser mais qui était toujours a mon niveau!!
Pour le message que je t’ai envoyé, je n’ai pas pu terminer ce que je voulais te demander
En fait, je m’en fous pas mal de me faire mal, c’est un peu la façon d’apprendre en surf
!! Mais le truc qui me fait chier et ca me fait VRAIMENT CHIER!! (Excuse le vocabulaire!!) C’est que la dernière session j’ai comme eut une attaque de panique dans l’eau!!! Toutes les vagues me paraissaient géantes!! Alors que j’ai été dans des conditions bien pires!!!! Je ne savais plus comment retourner à la page, ça me paraissait IMPOSSIBLE!!! C’est la première fois que je vis ça, je ne suis pas peureuse d’habitude!!! Et cette fois ci, les vagues n’étaient même pas grosses!! Je ne comprends pas mon comportement et je ne sais pas quoi faire pour m’enlever cette peur!! Je retourne surfer jeudi et je VEUX surfer!!! J’ai la trouille que ça me fasse la même réaction quand je serais at the back!!!
As-tu vécu quelque chose de semblable???
Merci de tes réponses!!!
Maelle
Bonjour Maelle,
La peur des vagues, ça peut arriver à n’importe qui et oui, j’ai déjà vécu cette mauvaise expérience que tu décris si bien… plus d’une fois en réalité. Regardons les choses en face : ce n’est pas parce qu’on progresse en surf que les vagues sont plus gentilles avec nous. ‘Plus gentilles’ car pour moi les vagues sont semblables à des être humains. Vivantes, en perpétuel mouvement, elles changent suivant les humeurs de l’océan et du vent et deviennent ainsi belles, moches, gentilles, méchantes, grosses, petites, ouvertes, fermées, longues, courtes, elles nous font rire et parfois pleurer…
Comme je l’écrivais dans mon dernier post, une même taille de vagues sur deux spots distincts, c’est deux façons différentes de surfer. 1m50 à Byron, c’est pas le même 1m50 qu’à Coolangatta ou qu’à Capbreton, ou qu’à Balagan… Je me suis fait hyper plaisir sur cette vague de presque 2m à Lombok alors que je me suis déjà fait hyper peur dans 1m20 au Cap Ferret… Et ce qu’il faut également savoir, c’est que même en surfant toujours au même endroit depuis des années, on peut effectivement, tel ton cas décrit plus haut, se laisser surprendre. Un pointbreak qui se retrouve modifié par l’érosion, un banc de sable qui bouge suite à une rentrée de grosse houle, une vague inattendue au beau milieu d’une série, un shorebreak qui se forme plus vite que la musique à cause d’un changement de marée… il existe plus d’un paramètre. Mais outre les modifications dues à la force imprévisible de notre Mère Nature, il y a aussi des causes liées à notre forme physique et/ou notre mental…
Sans entrer dans une analyse psychologique, j’aimerais savoir si ce jour là, il n’y avait quelque chose qui te tracassais et te rendait nerveuse ou stressée … car je vais t’avouer une chose : à chaque fois que je me suis mise à l’eau avec de mauvaises ondes, j’ai eut de mauvaises sessions surf. C’est à croire que les vagues le ressentent ! Je te vois sourire mais c’est vrai car à l’inverse, à chaque fois que je me suis jetée à l’eau pour faire ‘l’amour à la vague’ j’ai été bénie de moments magiques… Brice de Nice l’a dit : ‘J’ai l’impression que la mer ne m’veut pas là’. Oui, c’est vrai, ça arrive, il y a des moments, c’est dur… on lutte, on n’arrive plus à passer ses canards ou même entrer son take off, on se sent en pleine forme et pourtant le courant nous embarque dans ce tourbillon qui ne veut plus nous ramener au bord… c’est éreintant et frustrant.
Mais le surf, c’est ça : des paliers qu’il faut passer, des mauvaises expérience qu’il faut positiver. Le plus important dans tout cela est de toujours apprendre de ses sessions. Essaies de te souvenir de l’avant, du pendant et de l’après session. Essaies d’analyser et de comprendre. Essaies de tirer des conclusions pour la prochaine fois afin d’éviter les mêmes erreurs. Et surtout, je t’en supplie, si jamais tu ne te la sens pas malgré les 1m20 parfaits de The Pass qui déferlent magnifiquement sous tes yeux, sois patiente. Reprends des forces, restes tranquille. Tu écris que tu t’en fout de te faire mal… je suis persuadée que ton copain, lui, ne s’en fout pas… Dans l’absolu, ce que je te conseille pour tes prochaines sessions :
- Renseignes-toi bien sur les conditions de surf avant de retourner à l’eau (orientation de la houle et du vent, taille des vagues, progression de ces paramètres durant la même journée)
- Demandes conseil aux surfeurs qui sortent de l’eau et à ceux qui sont sur le pic afin qu’ils t’aiguillent sur la session du moment
- Ne surfes pas toute seule, demandes à un buddy de t’accompagner ou à un proche de te zyeuter depuis la plage
- Vas-y progressivement, fais un peu de body surfing pour te mettre dans le bain puis commences par surfer de petites vagues sympas
Donnes-nous des news à l’occasion, j’aimerais savoir si ta peur se dissipe. Fais attention à toi Maelle et gardes le surf spirit tel qu’il devrait l’être : fun !
Cordialement,
TripSurfeuse