Salut!
Je m’appelle Maelle et je vis en Australie. Je suis une fan de surf aussi depuis des années.
Tu vas peut-être trouver ma question bizarre mais on ne sait jamais, tu pourrais peut-être m’aider
J’ai acheté une nouvelle board il y a deux mois et je n’arrive pas a surfer avec! Bon, il me faut de l’entrainement!! Le truc, c’est que je me suis vraiment fais très peur avec et de très mauvaises coupures avec les fins
Bonjour Maelle,
Je veux bien essayer de t’aider mais tu ne me donnes pas assez de détails concernant ton niveau de surf, les vagues que tu surfes, la planche que tu avais l’habitude de surfer et le type de planche que tu as maintenant…
Dans l’absolu, si tu n’arrives pas à surfer avec ta nouvelle board depuis 2 mois, c’est peut-être qu’elle n’est pas faite pour toi. En outre, cela peut aussi dépendre des vagues que tu surfes… Prenons comme exemple les vagues de Noosa et celles de Coolangatta : A Coolie, vu le nombre de surfeurs au pic et leur niveau, la rapidité du déferlement et les sections un peu tricky, il te faut être parfaitement à l’aise avec ta planche pour avoir du fun et ne pas te faire mal. A Noosa, pour la même taille qu’à Coolie, tu auras un peu plus droit à l’erreur mais cela ne veut pas dire faire n’importe quoi non plus ! Il faut rester vigilante…
Revenons sur la planche. Ce qu’il faut savoir, c’est que le choix d’une nouvelle planche de surf est toujours un peu compliqué – il y en a tellement en Australie, n’est-ce pas !? Bon, le plus important, avant d’acquérir sa première planche ou de changer de board, c’est de bien connaître son poids, sa taille, son niveau de surf, ses points forts et ses points faibles, le type de vagues qu’on veut surfer ou qu’on a l’habitude de surfer, le style de surf auquel on tend… Tous ces paramètres sont inhérents au bon choix d’une planche. Ensuite, deux options s’offrent à toi. La première : tu décides de t’offrir une planche de surf préfabriquée, en vente dans un surf shop ou d’occasion. Dans ce cas, le mieux est de te faire accompagnée de quelqu’un qui t’a déjà vu surfer et qui s’y connaît. Ainsi, tu ne te feras pas embobiner à la vente ! Deuxième option : tu as un tout petit peu plus d’argent et décides de te faire shaper une planche. N’hésites alors pas à passer du temps avec ton shapeur afin de lui détailler les paramètres évoqués précédemment et conclure ensemble d’une surfboard spéciale ‘Maelle’ qui sera gravé prés des côtes avant le glaçage… Sweet ! ;)
Concernant les accidents avec tes fins, ne t’inquiètes pas, tu n’es pas la seule à avoir eut de mauvaises expériences (je me suis déjà fait mal maintes et maintes fois à la main, à la cuisse, au pied). Peut-être qu’effectivement, il te faut un peu plus d’entrainement : savoir choisir le spot adéquate, savoir choisir sa vague, savoir tomber, persévérer, surfer encore et encore, et demander conseils à ses potes de surf. Mais il te faut peut-être changer d’ailerons aussi… Sont-ils toujours en bon état ? Sont-ils trop acérés ? Ne serait-il pas préférable de passer à des fins flexibles pendant un petit moment ? J’ai entedu dire que les Pro Teck Superflex Fins sont pas mal du tout… à tester !
Ha, les joies du surfing ! Tu le sais si bien que moi, on apprends toujours, chaque jour, à chaque session, à chaque vague ! On le sait que ce n’est pas facile et qu’il faut plus qu’un simple claquement de doigts pour arriver à glisser en harmonie avec cette vague si convoitée… et c’est pour cela qu’on s’accroche ! J’espère avoir répondu à tes interrogations, Maelle. N’hésites pas à poser d’autres questions, plein, c’est comme ça qu’on progresse ;)
Cordialement,
TripSurfeuse
Il est évident que la dernière chose à laquelle on pense en se jetant à l’eau pour profiter des vagues est à une catastrophe. Et pourtant, malheureusement, les accidents, ça arrive. Que ce soit sur votre home spot ou en trip surf, en tant que témoin ou victime, sachez qu’il faut être préparé à toute éventualité et être prêt à agir intelligemment. Il y a deux semaines, je vous donnais la procédure à suivre afin de porter secours à un surfeur en difficulté. Aujourd’hui, j’aimerais revenir sur le sujet en détaillant les éventuels risques liés à la pratique du surf ainsi que ceux liés à la présence d’animaux marins et vous donner les différentes étapes à suivre avant de consulter le spécialiste. Voici donc les blessures et mesures d’urgence face aux accidents en surf
Bim ! Un retour de planche, ce n’est jamais bon car ça peut vous occasionner un os cassé ou fracturé. Immobilisez le membre en utilisant une attèle, un paréo, un vêtement et RDV à l’hôpital…
Aïe ! Un mauvais wipe-out et voilà l’entorse. On se rassure et on applique de la glace sur la zone touchée à intervalle de 15mn pendant les premières 24h. On applique également un pansement compressif et on surélève la partie touchée…
Ouille, ça pique, la coupure dans l’eau salée ! Arrêtez l’hémorragie en appliquant une compresse, nettoyez avec de l’eau claire, enlevez les morceaux restés sous la peau à l’aide d’une pince à épilée préalablement désinfectée puis tamponner la plaie avec un coton imbibé d’hydrogène de peroxyde (hé oui, ça pique encore plus). Pour toute coupure plus profonde que 6mm ou très large, des points de suture sont nécessaires. Mais, si le médecin n’est pas accessible, vous pouvez utiliser des Stéristrips. Changez alors le pansement régulièrement et surveillez la plaie. Si celle-ci devenait infectée (pus jaune, rougeur, enflure autour de la plaie) répétez le processus de stérilisation avec l’hydrogène de peroxyde et s’il n’y a pas d’amélioration, consultez votre médecin
Ouch ! Vous êtes pris dans la machine à laver et vous vous retrouvé avec une blessure aux yeux. Si vos yeux sont touchés par de petites particules (sable, algues) ou de la crème solaire, rincez-les immédiatement avec de l’eau claire. S’il y a lacération ou perforation, appelez immédiatement les urgences. Attention, ne surtout pas frotter les yeux ou essayer de retirer les objets par vous-même !
Oulala, le gros shorebreak ! Pas sympa car parfois synonyme de blessure au cou ou à la colonne vertébrale… Si l’accident se produit dans l’eau, gardez la tête du blessé hors de l’eau jusqu’à ce que les secours interviennent (tant que l’hypothermie ne se fait pas encore sentir). Si le blessé est arrivé à se rendre sur le bord de la plage, allongez-le sur le sable avec la tête, le cou et le reste du corps en ligne droite et ne le déplacez surtout pas (sauf cas d’orage). Appelez immédiatement les secours, couvrez le corps de la victime avec une couverture, surveillez sa respiration, rassurez-la et traitez toute autre blessure en attendant les urgences…
Gloups ! N’importe où, n’importe quand, une blessure à la tête est vite arrivée. Vérifier immédiatement la respiration et le pouls du blessé et appelez les secours. S’il est inconscient malgré une respiration normale et un pouls constant, gardez sa tête, son cou et son corps en ligne droite. Attention, s’il y a présence d’un objet quelconque dans sa tête, ne tentez surtout pas de l’enlever par vous-même. En revanche, s’il y a hémorragie, enroulez un bandage mais n’utilisez pas de compresse. La victime vomit ? Tournez-la sur le côté tout en gardant la tête, le cou et le corps bien droits. Appliquez de la glace sur la zone enflée puis surveillez le blessé durant les prochaines 24h tout en le gardant éveillé pendant au moins quelques heures survenant l’accident. Rassurez-le et donnez-lui du paracétamol (pas d’aspirine !) pour soulager les maux de tête…
Pas cool, ça peut aussi arriver, la crise cardiaque. Demandez à la victime de s’asseoir ou de s’allonger et appelez immédiatement les secours. Si le patient est conscient, demandez lui s’il a ses comprimés avec lui. Si vous ne détectez aucun signe vital, commencez la réanimation…
Superbe intervention des lifeguards en Australie
Australie, Afrique du Sud, Hawaï… les attaques de requin y sont rares mais elles existent. On ne panique pas et on procède par étape : on applique un bandage compressif sur la plaie et, si le saignement est trop important, on utilise son leash pour faire un garrot (rappelez-vous Soul Surfer, le film sur Bethany Hamilton). On appelle immédiatement les urgences tout en rassurant le blessé et en le gardant éveillé. On le couvre ensuite d’une couverture et on surveille sa respiration ainsi que son pouls. On commencez la réanimation si nécessaire…
Sur le ReefBreak il y a des coraux et parfois des surfeurs avec des coupures de corail. Retirez les morceaux de coraux avec un pince à épiler préalablement nettoyée avec de l’alcool à 90° puis rincez avec de l’eau claire. Versez de l’hydrogène de peroxyde sur la plaie (attention, ça pique !) mais ne vous affolez pas si vous voyez apparaître de petites bulles : cela tue les bactéries et évite les infections ! Frottez ensuite avec une brosse à dent préalablement rincée avec de l’hydrogène de peroxyde afin d’enlever tout morceau de corail qui serait resté dans la peau. Pour les grandes plaies qui nécessitent des points de suture, utilisez des Stéristrips et pansements étanches si jamais vous vouliez vous remettre à l’eau … Mais attention, les pansements doivent être changés régulièrement (pas plus de 2 jours). Si vous constatez du pus jaune, de la rougeur et/ou une enflure, recommencez l’opération ci-dessus à l’aide de l’hydrogène de peroxyde mais s’il n’y a aucune amélioration, consultez votre médecin `
La Blue Bottle également connue sous le nom de Physalie (Australie, Afrique du Sud, France, etc.), elle est certes très jolie mais ne pensez pas qu’elle soit gentille ! Retirez les morceaux de tentacule avec une pince à épiler puis rincez à l’eau de mer (pas de vinaigre !). Ne frottez la zone touchée. Rincez ensuite avec de l’eau chaude (ou de l’urine) ou appliquez de la glace ou une compresse pour soulager la douleur
L’Irukandji (Australie, Hawaii, Floride, Papouasie, etc.) Attention, les piqures de cette méduse peuvent être mortelles. Rincez avec du vinaigre (pas d’alcool ni d’urine) sans frotter la zone infectée et surveillez bien l’état de la victime car les arrêts cardiaques sont fréquents. Appelez immédiatement les urgences
Sea lice ou ‘Pou de Mer’. Sans appuyer, frottez la zone infectée pour retirer les fragments restés sur le peau (vous pouvez utiliser du sable, un coquillage, un peigne à wax) versez un peu de vinaigre ou diluez de l’hydrogène de peroxyde sur un coton et tamponnez la zone infectée. Appliquez ensuite de la glace puis utilisez de l’Aloé Vera pour calmer la douleur
Vous avez marché sur des oursins ? Retirez délicatement les épines avec une pince à épiler préalablement désinfectée puis rincez la plaie avec du vinaigre ou de l’eau chaude. Si certaines épines restent sous la peau, prenez un bain de pieds à l’eau de javel puis appliquez de la vaseline avant de mettre un pansement (la peau sera ramollie et ce sera plus facile pour retirer les épines restantes)
L’inopiné poisson-pierre (Australie, Nouvelle Calédonie, etc.) Attention, car une piqure peut être mortelle (arrêt cardiaque ou respiratoire). Tout de suite après la piqure, la victime est sujette à des troubles digestifs, un état syncopal et une paralysie. Injectez immédiatement le sérum anti stone-fish ou utilisez un Aspivenin (moins fiable mais peut aider)
L’attaque de la raie (les tropiques, l’Europe, etc). on ne piffre pas, c’est arrivé à un pote à moi et il a morflé ! On commence par laver la plaie à l’eau claire et on la désinfecte avec un coton imbibé d’antiseptique. Attention, ne tentez pas de retirer l’aiguillon de la raie car cela pourrait causer plus de dégâts. On Plonge ensuite la zone infectée dans de l’eau chaude pendant une trentaine de minutes afin de d’inactiver le venin (vous pouvez aussi approcher une cigarette allumée et faire des va-et-vient prés de la plaie). La douleur est intense et peut mener à une perte de connaissance alors on surveille le patient et RDV chez le médecin
La vicieuse murène aussi surnommé serpent de mer (Océan Indien, Pacifique, Mer Méditerranée). Il faut le savoir : la piqure est presque indolore mais une heure plus tard, la paralysie s’installe et peut mener à un décès par convulsion. Surveillez la respiration de la victime et appelez immédiatement les urgences. Retirer tout bijoux du membre infecté et maintenez la victime aussi immobile que possible avec la partie infectée au-dessus du niveau de son cœur. Si vous avez un sérum antivenimeux, utilisez-le sinon, recouvrez la morsure ainsi que la totalité du membre infecté d’un bandage aussi serré que possible (faites tout de même attention à la circulation sanguine) et appliquez de la glace. Direction les urgences.
- A (Airway) : donner l’alarme et contrôler les voies respiratoires
- B (Breathing) : en cas d’arrêt respiratoire, insuffler 2 fois dans le nez de la victime puis commencez le bouche à bouche
- C (Circulation) : contrôler la circulation sanguine et le pouls de la victime
- D (Defibrillation) : si disponible, utiliser un défibrillateur sinon, commencer la réanimation cardio-pulmonaire
- Ne jamais surfer seul ou se mettre à l’eau lorsque tous les autres surfeurs sortent
- Se renseigner quant au spot auprès des locaux et des anciens (marées, configuration, courant, présence de rochers, etc.)
- Préférer le surfing diurne plutôt que nocturne (les animaux marins rodent la nuit)
- Le port de la combinaison, de chaussons et d’un casque sur les reef break (coraux, rochers) est fortement recommandé
- Ne pas être sous l’emprise de drogues, d’alcool ou se jeter à l’eau après un repas copieux ou une sieste en plein cagnard
- Bien s’échauffer, s’étirer, s’hydrater
- Vérifier son matériel, respecter les règles de sécurité et de convivialité
- Ramer, rester actif et surveiller son point de repère pour ne pas se laisser dériver dans une zone dangereuse
- Ne pas tenter de toucher une espèce marine qu’on ne connaît pas
- Eviter de surfer dans des zones d’eaux troubles ou dans du gros shorebreak
Allez, souriez, les accidents, ce n’est pas automatique, ne vous en faites pas ! Cet article n’est pas fait pour vous dissuader de vous mettre à l’eau mais juste pour vous mettre en garde afin que vous surfiez en connaissance de cause. La prévention n’a jamais fait de mal à personne… mais un coup de pas de chance ou des attitudes irresponsables peuvent faire des dégâts ! Alors gardez le smile, surfez dans la bonne humeur et avec vos potes, faites attention à vous et votre environnement, et ne tentez pas le diable. Peace out homies and good surf for everyone !
Gday tripsurfeuse,
je viens juste de tomber sur ton blog et je voulais juste te dire merci pour ton blog. Il me donne encore plus la force de vouloir vivre la vie que je rêve d’avoir celle que tu vis, de tripsurfeur. Depuis tout petit je veux surfer et je viens de passer un an en Australie et j’ai enfin appris a surfer. Maintenant c’est devenu une histoire d’amour, une méthode de se libérer du stress des cours etc.
Je rentre en France dans quelques semaines, et dès que je rentre, direction la Gironde pour des sessions surf. On se verra peut être la bas.
Merci encore pour la confiance que tu me donnes
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Cya on the ocean
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Thomas
Gday Thomas !
C’est moi qui te remercie car des messages comme le tien, cela me donne vraiment envie de continuer à écrire
Tu as enfin appris les bases du surf, tu tripsurfes, tu te projettes dans des sessions futures, j’en suis ravie pour toi ! En effet, Le surfing, une fois qu’on y a goûté, il est difficile de s’en défaire. Saches que plus tu te mettras à l’eau, plus tu auras envie de continuer à glisser sur les vagues. Avec elles, tu progresseras pas à pas, tu t’offriras du plaisir, tu te sentiras libre, tu seras heureux. Depuis petite, j’ai l’habitude de dire que lorsque je surfe, je fais l’amour aux vagues. Et bien c’est ça, comme tu l’écris si bien : ‘c’est une histoire d’amour’… et c’est pour la vie, mon pote !
Si je peux me permettre un conseil : une fois que tu seras de retour en France et que tu fileras à la plage, n’oublies pas que chaque spot est différent. Alors, fais bien attention au courant, aux baïnes et échauffes-toi (je sais, je radote, mais quand même c’est important). Et parce que chaque surfeur est différent, penses également à ramener avec toi cette attitude australienne de partage et de fun. ‘Good things happen to good people’, un aussie a déjà dû te le dire ? N’hésites donc pas à donner des vagues, gardes le smile et entoures-toi de surfeurs et surfeuses good vibes … Tes sessions seront les meilleures, tu verras !
On se croisera certainement sur le pic. Demain, un de ces jours, ici, là-bas, ailleurs… on verra où le vent nous portera :)
Et attendant, merci encore pour ton message et… Have a good one, mate !
TripSurfeuse
Je ne vous présente plus SurfMama, première grande fan de TripSurfeuse’s Blog mais surtout championne de surf tandem, blogueuse et shapeuse expatriée en Californie… ‘Ca y est! Je l’ai reçu
avec le cachet de la poste de Noirmoutier, trop top!’ m’écrit-elle… oui, SurfMama vient tout juste de se faire livrer son bracelet TripSurfeuse/Néocombine !
« Quand j’ai lu l’article de TripSurfeuse sur Néocombine, il me fallait absolument MON bracelet. Il a traversé l’Atlantique, les Rocheuses, et le Grand Canyon pour arriver chez moi, en Californie. Je suis toute contente et fière de faire de la pub pour mon blog préféré, tout en supportant l’action originale et géniale des filles de Néocombine.
J’adhère a tout ce qui aide à recycler les matériaux non-dégradables comme le néoprène des combi. Le recyclage, c’est une façon de réduire les déchets tout en leur donnant une seconde vie. Et quand le produit recyclé est un objet 100% artisanal fait par et pour des surfeurs, impossible de résister… 4 euros seulement!!
Quand je le porte au poignet, j’affirme non seulement ma passion pour le surf (car le surf c’est mon « trip » dans la vie, donc « Tripsurfeuse » c’est aussi un peu moi
) mais aussi j’affiche mon engagement à garder la planète propre.
Merci Neocombine et Tripsurfeuse! »
Merci SurfMama pour ton soutient … envers nous et Mère Nature ! On te souhaite le meilleur
TripSurfeuse & les filles de Néocombine
Vous aussi, n’hésitez pas à m’envoyer vos photos et commentaires ! Keep it real, keep surfing my friends
Que vous soyez sur votre home spot ou en trip surf, vous n’êtes pas à l’abri d’un accident. Evidemment, je ne vous souhaite pas d’être la victime mais je me pose plutôt cette question : Quelle serait votre réaction face à un accidenté lors de votre session surf? J’ai moi-même connu des mésaventures et j’étais bien contente de m’apercevoir que quelques surfeurs étaient prêts à m’aider. En contre partie, j’ai aussi assisté à des accidents de surf mais je me suis malheureusement souvent fait prendre de court sur mes capacités à porter secours à la ou les victimes… Et ça, pour moi, ce n’est pas normal. Alors aujourd’hui, j’ai enfin décidé de prendre le taureau par les cornes et de faire mes recherches afin de savoir quoi faire en cas de catastrophe. Je vous fais aujourd’hui partager quelques conseils de base afin que vous aussi sachiez comment réagir en cas d’accident lors de vos sessions surf… Surfeurs, surfeuses, voici comment porter assistance à personne en danger
Toute session surf a ses risques. Que ce soit dans du 2m costaud ou dans du 1m gentil, personne n’est à l’abri d’un mauvais coup, d’une mauvaise chute, d’une crampe, d’une crise quelconque… C’est pour cela qu’il est important d’être en excellente forme physique et de ne pas zapper quelques règles de base (que j’évoque plus bas) avant de se mettre à l’eau. Aussi, il est important de garder en tête que le surf est certes un sport individuel mais que chacun doit rester alerte quant aux autres surfeurs. Oui, amis surfeurs et surfeuses, soyons solidaires ! Alors, si un accident venait à arriver, voici comment procéder :
Appelez les autres surfeurs à l’aide et levez les bras pour attirer l’attention des sauveteurs et autres baigneurs. Puis, aidez le surfeur en difficulté à sortir de la zone dangereuse (zone d’impacte, baïne, courant, rochers…)
Si vous surfez prés d’une zone surveillée, les secours devraient arriver rapidement mais sachez que l’attente peut s’avérer très longue si vous étiez amené à devoir retenir le corps de la victime à la surface de l’eau…
Si vous surfez loin d’une zone surveillée, à condition de s’appeler Mitch Buchannon, soyez certain que la procédure risque de ne pas être de tout repos. 2 cas de figue :
- Vous êtes un longboard – Détachez d’abord le leash de la victime puis placez-la au devant de votre longboard, à plat ventre. Positionnez-vous sur le tail et commencez à ramer vers le bord de la plage… Attention tout de même à la zone d’impact et au shorebreak car ce n’est pas souvent évident à gérer !
- Vous êtes en shortboard – Détachez votre leash ainsi que celui de la victime et rassurez-la afin d’éviter qu’elle ne vous donne un mauvais coup. Si la personne que vous secourez s’agrippe à vous et vous fait couler, plongez sous l’eau et répétez l’opération. Mais attention, si vous sentez vos forces vous lâcher, sortez de l’eau et gardez les yeux rivés sur la victime tout en attendant les secours (mieux vaut une personne à secourir que deux). Si vous réussissez à ramer la victime au bord de la plage, trainez-la vers un endroit sûr et allongez-la sur le dos, sur une surface plane.
Bravo, vous n’avez pas perdu votre sang froid ! Les secours ne devraient pas tarder à arriver mais ne perdons pas de temps. Il faut maintenant évaluer l’état de la victime…
Souvent plus facile à dire qu’à faire, il est important de ne pas paniquer afin d’aider au mieux la victime de l’accident. Vous avez tout de même passé la première étape avec succès en la sortant de l’eau et en lui évitant la noyade. Avant de passer à la prochaine étape, assurez-vous d’avoir placé le blessé sur une surface plane et dans une zone protégée. Reprenez maintenant votre souffle, respirez un bon coup et commencez à l’examiner :
- Il y a-t-il un saignement ? Pas toujours évident à détecter, les saignements peuvent entrainer une hémorragie grave. Vérifiez bien la victime de la tête aux pieds car même sous une combinaison non déchirée, un saignement peut être occasionné (attention notamment aux hémorragies internes). Pour arrêter un saignement, il faut compresser la plaie avec un linge propre mais sans appuyer trop fort non plus afin de ne pas stopper la circulation. Si le sang coule abondamment, il sera peut-être nécessaire de réaliser un garrot qui se pose uniquement au-dessus du coude (pour une blessure au bras) ou au-dessus du genou (blessure à la cuisse). Sachez cependant que le garrot est à poser qu’en extrême nécessité telle que suite à l’attaque d’un requin
- La victime est-elle consciente ? Parlez-lui fort et posez-lui des questions pour capter son attention. Si elle reste muette, demandez-lui de serrer votre main. La victime ne répond pas, pincez-la pour avoir une réaction. Si elle ne réagit toujours pas cela veut dire qu’elle est inconsciente
- Vérifiez alors que la personne sortie de l’eau respire, en approchant votre oreille prés de sa bouche tout en regardant vers le haut de son buste afin de constater un éventuel mouvement. Si elle est inconsciente mais qu’elle respire, il faut la tourner en position latérale de sécurité, sans la traumatiser et en la calant le mieux possible
- Si la victime est inconsciente et qu’elle ne respire pas, vérifier si son cœur bat normalement en prenant son pouls. Mettez vos doigt sur son cou, juste en dessous des mâchoires, et comptez les pulsations. Un battement normal c’est entre 60 et 100 pulsations/minutes. Vous ne décelez aucune pulsation… il faut commencer la réanimation cardio-pulmonaire (enchainer compressions thoraciques avec bouche-à-bouche). Savez-vous comment procéder ? Si la réponse est non, je vous invite à suivre une formation de premiers secours
Ouf, les secours sont arrivés et le blessé est maintenant entre des mains professionnelles. Well done, vous avez fait du très bon boulot, vous pouvez être fier ! Pas la peine non plus de vous jetez à l’eau dans la minute qui suit car vous allez sûrement avoir besoin de digérer l’évènement. Buvez de l’eau, relaxez-vous et attendez un petit peu avant de repartir surfer
La première réaction à avoir face à un accident, c’est d’appeler au secours. Si vous êtes dans l’eau, appelez les autres surfeurs à la rescousse et levez les bras pour attirer l’attention de ceux qui sont sur la plage (Maîtres Nageurs Sauveteurs, badauds, nageurs). Si vous êtes sur une plage non-surveillée, en prenant votre téléphone, n’hésitez pas à crier à l’aide car il y a peut-être un médecin ou quelqu’un qui a son diplôme de premier secours qui pourrait vous aider à intervenir. Ensuite, composez l’un des numéros de téléphone suivant :
- Secours Européens 112
- Samu 15
- Police 17
- Pompiers 18
- CROSS (Centre Régional et Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage – pour les accidents nautiques uniquement depuis un portable) 1616
On vous demandera alors de donner votre nom et numéro de téléphone ; d’indiquer le lieu de l’accident ainsi qu’un repère visuel ; de faire une brève description de l’état du ou des blessés ; d’indiquer les conditions de l’accident si vous les connaissez ; de garder votre calme, malgré le stress, afin d’aider au mieux le blessé… Cette procédure est très importante et votre rôle est ici majeur car vous allez ainsi aider les secours à organiser au mieux et au plus vite leur intervention
C’est parce que j’ai été la victime de petits accidents (crampes, coups de planche, mauvaises chutes suivies de machine à laver,…) et la témoin de gros accidents (perte de dent, lacération et perforation par les dérives, …) que je ne souhaite cette mauvaise expérience à personne et que je vous demande de faire attention en suivant quelques règles de base
N’oubliez pas, une chose est sûre : le soleil n’est pas votre meilleur allié. En effet, vous pensez peut-être que votre corps est habitué à la chaleur, n’empêche, en plein cagnard, il est indispensable de s’hydrater et de se rafraîchir régulièrement. Personne n’est à l’abri d’un malaise suite à un choc thermique… Personnellement, il m’est même arrivé de surfer avec une casquette lorsque le soleil tape fort, notamment dans le Queensland
Vos parents, toujours de bons conseils, vous l’ont déjà dit : après un repas copieux, attendez au moins 45mn avant de mettre la tête dans l’eau. Et si vous pique-niquez sur la plage, pensez au parasol !
On ne le répètera jamais assez : avant votre session surf, é-chau-ffez-vous ! Pas la peine de se jeter dans l’eau avec votre planche de surf pour épatez la galerie. Pensez plutôt à vous mouiller progressivement en commençant par le visage, la nuque puis le reste du corps… D’autant plus sexy dans tous les cas ;)
Ne tentez pas le diable : si vous ne vous la sentez pas, n’allez pas surfer des vagues pour vous faire du mal. L’océan est imprévisible tout comme les crampes, les coups de pompes, les coups de barre
Il y a un slogan que vous connaissez par cœur et qui vaut aussi bien pour la pratique du surfing : Sortez couvert. Oui, embarquez votre trousse de soin/premier secours et gardez-là précieusement, dans un sac qui ferme bien. Il en existe des toutes prêtes spéciales surfeurs telles que la Saltwater – First Aid For Surfers, la NaturalFooted ou la Global Odyssi que vous trouverez facilement sur le web
Si on classe le surf dans la catégorie des sports extrêmes, ce n’est pas pour rien. En effet, le principe du surf c’est certes de s’amuser dans les vagues ou danser sur l’eau mais c’est aussi se confronter à un élément qui parfois vous met face à des situations dangereuses. L’important est d’en être conscient et de se sentir préparé à toute éventualité. Comme écrit plus haut, évidemment je ne vous souhaite pas d’être la victime d’un accident mais le but de cet article est plutôt de vous donner quelques conseils si jamais vous étiez le témoin d’un accident de surf. Car n’oubliez pas : vous êtes peut-être seul sur votre board mais vous n’êtes pas seul dans l’eau. Surfeurs, surfeuses, … la solidarité, c’est la clé !
Pour aller plus loin, je vous invite à visiter l’excellent site SurfPrevention