Salut!
Je m’appelle Maelle et je vis en Australie. Je suis une fan de surf aussi depuis des années.
Tu vas peut-être trouver ma question bizarre mais on ne sait jamais, tu pourrais peut-être m’aider
J’ai acheté une nouvelle board il y a deux mois et je n’arrive pas a surfer avec! Bon, il me faut de l’entrainement!! Le truc, c’est que je me suis vraiment fais très peur avec et de très mauvaises coupures avec les fins
Bonjour Maelle,
Je veux bien essayer de t’aider mais tu ne me donnes pas assez de détails concernant ton niveau de surf, les vagues que tu surfes, la planche que tu avais l’habitude de surfer et le type de planche que tu as maintenant…
Dans l’absolu, si tu n’arrives pas à surfer avec ta nouvelle board depuis 2 mois, c’est peut-être qu’elle n’est pas faite pour toi. En outre, cela peut aussi dépendre des vagues que tu surfes… Prenons comme exemple les vagues de Noosa et celles de Coolangatta : A Coolie, vu le nombre de surfeurs au pic et leur niveau, la rapidité du déferlement et les sections un peu tricky, il te faut être parfaitement à l’aise avec ta planche pour avoir du fun et ne pas te faire mal. A Noosa, pour la même taille qu’à Coolie, tu auras un peu plus droit à l’erreur mais cela ne veut pas dire faire n’importe quoi non plus ! Il faut rester vigilante…
Revenons sur la planche. Ce qu’il faut savoir, c’est que le choix d’une nouvelle planche de surf est toujours un peu compliqué – il y en a tellement en Australie, n’est-ce pas !? Bon, le plus important, avant d’acquérir sa première planche ou de changer de board, c’est de bien connaître son poids, sa taille, son niveau de surf, ses points forts et ses points faibles, le type de vagues qu’on veut surfer ou qu’on a l’habitude de surfer, le style de surf auquel on tend… Tous ces paramètres sont inhérents au bon choix d’une planche. Ensuite, deux options s’offrent à toi. La première : tu décides de t’offrir une planche de surf préfabriquée, en vente dans un surf shop ou d’occasion. Dans ce cas, le mieux est de te faire accompagnée de quelqu’un qui t’a déjà vu surfer et qui s’y connaît. Ainsi, tu ne te feras pas embobiner à la vente ! Deuxième option : tu as un tout petit peu plus d’argent et décides de te faire shaper une planche. N’hésites alors pas à passer du temps avec ton shapeur afin de lui détailler les paramètres évoqués précédemment et conclure ensemble d’une surfboard spéciale ‘Maelle’ qui sera gravé prés des côtes avant le glaçage… Sweet ! ;)
Concernant les accidents avec tes fins, ne t’inquiètes pas, tu n’es pas la seule à avoir eut de mauvaises expériences (je me suis déjà fait mal maintes et maintes fois à la main, à la cuisse, au pied). Peut-être qu’effectivement, il te faut un peu plus d’entrainement : savoir choisir le spot adéquate, savoir choisir sa vague, savoir tomber, persévérer, surfer encore et encore, et demander conseils à ses potes de surf. Mais il te faut peut-être changer d’ailerons aussi… Sont-ils toujours en bon état ? Sont-ils trop acérés ? Ne serait-il pas préférable de passer à des fins flexibles pendant un petit moment ? J’ai entedu dire que les Pro Teck Superflex Fins sont pas mal du tout… à tester !
Ha, les joies du surfing ! Tu le sais si bien que moi, on apprends toujours, chaque jour, à chaque session, à chaque vague ! On le sait que ce n’est pas facile et qu’il faut plus qu’un simple claquement de doigts pour arriver à glisser en harmonie avec cette vague si convoitée… et c’est pour cela qu’on s’accroche ! J’espère avoir répondu à tes interrogations, Maelle. N’hésites pas à poser d’autres questions, plein, c’est comme ça qu’on progresse ;)
Cordialement,
TripSurfeuse
L’autre jour, en me baladant, je tombe sur un DVD à 20AUD. Ne vous inquiétez pas, je ne me suis pas fait mal en revanche je suis restée perplexe devant la jaquette du dit objet. Il est écrit Hang: The Manifest Destiny of the Longboard Cult, réalisé en 2007 par Ira Opper. Je ne connais ni le film ni le réalisateur mais je reconnais quelques noms de surfeurs et surfeuses. Chouette, 20 dolls, je n’ai rien à perdre ! Je paie, file à la maison, allume le DVD player, m’assoie confortablement et c’est parti pour la diffusion de Hang, du longboard sur mon grand écran…
Nous sommes à Hawaii et c’est Bonga Perkins qui ouvre la dance. Connu comme étant l’un des rares longboardeurs à taquiner Pipeline, Bonga n’a plus rien à prouver à personne. Aussi à l’aise en long qu’en shortboard, le charger se démarque grâce à un style puissant qui repousse toujours plus loin les limites du longboarding.
‘Ocean is for everyone you get food, you get fun… what else would you need?… Everything you dream about, it’s like surfing have it’… la caméra targette maintenant Dino Miranda, le multi-boardeur qui s’amuse à nous raconter son anecdote de casseur de planches : avant de surfer des planches epoxy, Dino cassait 5 surfboards par jour… depuis qu’il est passé aux surftech, il n’en casse plus qu’1 par mois ! Hé bien, heureusement pour lui, il est sponso !
On quitte maintenant Hawaï pour suivre Maureen Drummy, Mary Bagalso, Cyrus Sutton (Korduroy.TV), et Eric Vallely entre autres sur l’un des reefbreaks de Samoa. Le spot est réputé comme n’étant pas le plus facile et malgré cela, ils surfent les vagues avec une dextérité déconcertante. Ultra connectés, ces surfeurs et surfeuses nous font partager la grâce, le fun, la force tranquille, le longboard comme je l’aime …
Troisième chapitre, Byron Bay en Australie. Dave Simons qui fait tourner sa planche à 360° sur la droite de The Pass nous raconte une p’tite histoire qui fait des frissons dans le dos: la session pendant laquelle il voit passer un requin de 6feet de long sous sa planche et McTavish de lui répondre qu’à Byron Bay, on ne se préoccupe seulement que de ceux dépassant les 10feet ! True Story.
La caméra se tourne maintenant sur Belinda Baggs. La belle est heureuse de voir que les surfeuses sont de plus en plus nombreuses à l’eau mais pose le contre de celles qui dropent usant l’excuse de leur genre. Amoureuse de Dane Peterson, elle explique aussi pourquoi il est si important pour elle d’être en couple avec un surfeur… On est d’accord ou pas.
Ha, Beau Young, celui qui était prédestiné à son prénom… ‘My surfing is just like my music’ Pas de fausse note, une cadence en rythme avec le déferlement, un style ‘raw’ old skool, un surf superbe. Que dire de plus ?
Quatrième étape du film: l’Indonésie et le Quiksilver Crossing avec Melvin Pu’u, Titus Kinimaka, Dave Kalama, Jeff Hakman. Ca se pose dans le creux, ça suit la déferlante au plus prés, ça fait de longues courbes, des flotteurs, des rollers, le surf est ultra rapide et puissant… Du longboard comme ça, moi, ça me fait les yeux ronds ! Et je vous raconte pas la taille du poisson qu’ils viennent d’attraper … à me faire rêver la plancha !
Allez, zou, Ira Opper nous emmène maintenant au Costa Rica, à la rencontre de Robert August. Il est là le grand monsieur, il nous attend dans sa Casa d’Agosto en compagnie de Matt Armstrong, Wingnut et Sean Haggar. Les compères décident de prendre le bateau en direction de quelques vagues isolées. On les suit évidemment avec une grande attention car les retrouvailles Robert et Wingnut, c’est comme un air de Endless Summer revival… Une salade de fruit, jolie-jolie et les voilà sur quelques hang five et hang ten. Wingnut, accroupi sur le nose de sa planche, qui a le temps de se refaire un brushing… je suis fan ! Et du style de Robert aussi bien sûr !
Dernière escale du tour des spots à longboard, direction la Californie. ‘I feel I have experienced what could help some people’ le barbu John Peck a un air de Père Noël et ça me plait. Le surf, ça se transmet et ça se partage… Good on you John !
Direction ensuite vers un rassemblement longboard où on découvre Alex Knost qui dance, virevolte et prie dos allongé sur sa planche. Parfait Alex. Tiens ; Cyrus est rentré de Samoa et l’équipe du Costa Rica également ! Ho-la-la les minots sur des longboards ; c’est pareil, ça fait des cabrioles, c’est bon ça ! Et on finit sur mon longboardeur préféré… Joel Tudor ! Egal à lui même, un style inimitable, une fluidité à couper le souffle, et voilà que je pose en hang ten et voici que je me retourne sur le nose de ma planche… Joel dans toute sa splendeur !
Même si on y retrouve aussi quelques images de gun ou de fish, considérés comme des shortboards pour les puristes, Hang: The Manifest Destiny of the Longboard Cult, est donc un film de longboard qui entre dans les deux dimensions – old skool et progressive. Shooté sur 2 années par delà les six plus grandes Mecques du surf à longue planche (Hawaii, Samoa, Australie, Indonésie, Costa Rica et Californie) et visant d’incroyable surfeurs et surfeuses, ce film est une réussite. Ira Opper a fait du bon boulot et moi je suis ravie de mon DVD ! Na
Il est évident que la dernière chose à laquelle on pense en se jetant à l’eau pour profiter des vagues est à une catastrophe. Et pourtant, malheureusement, les accidents, ça arrive. Que ce soit sur votre home spot ou en trip surf, en tant que témoin ou victime, sachez qu’il faut être préparé à toute éventualité et être prêt à agir intelligemment. Il y a deux semaines, je vous donnais la procédure à suivre afin de porter secours à un surfeur en difficulté. Aujourd’hui, j’aimerais revenir sur le sujet en détaillant les éventuels risques liés à la pratique du surf ainsi que ceux liés à la présence d’animaux marins et vous donner les différentes étapes à suivre avant de consulter le spécialiste. Voici donc les blessures et mesures d’urgence face aux accidents en surf
Bim ! Un retour de planche, ce n’est jamais bon car ça peut vous occasionner un os cassé ou fracturé. Immobilisez le membre en utilisant une attèle, un paréo, un vêtement et RDV à l’hôpital…
Aïe ! Un mauvais wipe-out et voilà l’entorse. On se rassure et on applique de la glace sur la zone touchée à intervalle de 15mn pendant les premières 24h. On applique également un pansement compressif et on surélève la partie touchée…
Ouille, ça pique, la coupure dans l’eau salée ! Arrêtez l’hémorragie en appliquant une compresse, nettoyez avec de l’eau claire, enlevez les morceaux restés sous la peau à l’aide d’une pince à épilée préalablement désinfectée puis tamponner la plaie avec un coton imbibé d’hydrogène de peroxyde (hé oui, ça pique encore plus). Pour toute coupure plus profonde que 6mm ou très large, des points de suture sont nécessaires. Mais, si le médecin n’est pas accessible, vous pouvez utiliser des Stéristrips. Changez alors le pansement régulièrement et surveillez la plaie. Si celle-ci devenait infectée (pus jaune, rougeur, enflure autour de la plaie) répétez le processus de stérilisation avec l’hydrogène de peroxyde et s’il n’y a pas d’amélioration, consultez votre médecin
Ouch ! Vous êtes pris dans la machine à laver et vous vous retrouvé avec une blessure aux yeux. Si vos yeux sont touchés par de petites particules (sable, algues) ou de la crème solaire, rincez-les immédiatement avec de l’eau claire. S’il y a lacération ou perforation, appelez immédiatement les urgences. Attention, ne surtout pas frotter les yeux ou essayer de retirer les objets par vous-même !
Oulala, le gros shorebreak ! Pas sympa car parfois synonyme de blessure au cou ou à la colonne vertébrale… Si l’accident se produit dans l’eau, gardez la tête du blessé hors de l’eau jusqu’à ce que les secours interviennent (tant que l’hypothermie ne se fait pas encore sentir). Si le blessé est arrivé à se rendre sur le bord de la plage, allongez-le sur le sable avec la tête, le cou et le reste du corps en ligne droite et ne le déplacez surtout pas (sauf cas d’orage). Appelez immédiatement les secours, couvrez le corps de la victime avec une couverture, surveillez sa respiration, rassurez-la et traitez toute autre blessure en attendant les urgences…
Gloups ! N’importe où, n’importe quand, une blessure à la tête est vite arrivée. Vérifier immédiatement la respiration et le pouls du blessé et appelez les secours. S’il est inconscient malgré une respiration normale et un pouls constant, gardez sa tête, son cou et son corps en ligne droite. Attention, s’il y a présence d’un objet quelconque dans sa tête, ne tentez surtout pas de l’enlever par vous-même. En revanche, s’il y a hémorragie, enroulez un bandage mais n’utilisez pas de compresse. La victime vomit ? Tournez-la sur le côté tout en gardant la tête, le cou et le corps bien droits. Appliquez de la glace sur la zone enflée puis surveillez le blessé durant les prochaines 24h tout en le gardant éveillé pendant au moins quelques heures survenant l’accident. Rassurez-le et donnez-lui du paracétamol (pas d’aspirine !) pour soulager les maux de tête…
Pas cool, ça peut aussi arriver, la crise cardiaque. Demandez à la victime de s’asseoir ou de s’allonger et appelez immédiatement les secours. Si le patient est conscient, demandez lui s’il a ses comprimés avec lui. Si vous ne détectez aucun signe vital, commencez la réanimation…
Superbe intervention des lifeguards en Australie
Australie, Afrique du Sud, Hawaï… les attaques de requin y sont rares mais elles existent. On ne panique pas et on procède par étape : on applique un bandage compressif sur la plaie et, si le saignement est trop important, on utilise son leash pour faire un garrot (rappelez-vous Soul Surfer, le film sur Bethany Hamilton). On appelle immédiatement les urgences tout en rassurant le blessé et en le gardant éveillé. On le couvre ensuite d’une couverture et on surveille sa respiration ainsi que son pouls. On commencez la réanimation si nécessaire…
Sur le ReefBreak il y a des coraux et parfois des surfeurs avec des coupures de corail. Retirez les morceaux de coraux avec un pince à épiler préalablement nettoyée avec de l’alcool à 90° puis rincez avec de l’eau claire. Versez de l’hydrogène de peroxyde sur la plaie (attention, ça pique !) mais ne vous affolez pas si vous voyez apparaître de petites bulles : cela tue les bactéries et évite les infections ! Frottez ensuite avec une brosse à dent préalablement rincée avec de l’hydrogène de peroxyde afin d’enlever tout morceau de corail qui serait resté dans la peau. Pour les grandes plaies qui nécessitent des points de suture, utilisez des Stéristrips et pansements étanches si jamais vous vouliez vous remettre à l’eau … Mais attention, les pansements doivent être changés régulièrement (pas plus de 2 jours). Si vous constatez du pus jaune, de la rougeur et/ou une enflure, recommencez l’opération ci-dessus à l’aide de l’hydrogène de peroxyde mais s’il n’y a aucune amélioration, consultez votre médecin `
La Blue Bottle également connue sous le nom de Physalie (Australie, Afrique du Sud, France, etc.), elle est certes très jolie mais ne pensez pas qu’elle soit gentille ! Retirez les morceaux de tentacule avec une pince à épiler puis rincez à l’eau de mer (pas de vinaigre !). Ne frottez la zone touchée. Rincez ensuite avec de l’eau chaude (ou de l’urine) ou appliquez de la glace ou une compresse pour soulager la douleur
L’Irukandji (Australie, Hawaii, Floride, Papouasie, etc.) Attention, les piqures de cette méduse peuvent être mortelles. Rincez avec du vinaigre (pas d’alcool ni d’urine) sans frotter la zone infectée et surveillez bien l’état de la victime car les arrêts cardiaques sont fréquents. Appelez immédiatement les urgences
Sea lice ou ‘Pou de Mer’. Sans appuyer, frottez la zone infectée pour retirer les fragments restés sur le peau (vous pouvez utiliser du sable, un coquillage, un peigne à wax) versez un peu de vinaigre ou diluez de l’hydrogène de peroxyde sur un coton et tamponnez la zone infectée. Appliquez ensuite de la glace puis utilisez de l’Aloé Vera pour calmer la douleur
Vous avez marché sur des oursins ? Retirez délicatement les épines avec une pince à épiler préalablement désinfectée puis rincez la plaie avec du vinaigre ou de l’eau chaude. Si certaines épines restent sous la peau, prenez un bain de pieds à l’eau de javel puis appliquez de la vaseline avant de mettre un pansement (la peau sera ramollie et ce sera plus facile pour retirer les épines restantes)
L’inopiné poisson-pierre (Australie, Nouvelle Calédonie, etc.) Attention, car une piqure peut être mortelle (arrêt cardiaque ou respiratoire). Tout de suite après la piqure, la victime est sujette à des troubles digestifs, un état syncopal et une paralysie. Injectez immédiatement le sérum anti stone-fish ou utilisez un Aspivenin (moins fiable mais peut aider)
L’attaque de la raie (les tropiques, l’Europe, etc). on ne piffre pas, c’est arrivé à un pote à moi et il a morflé ! On commence par laver la plaie à l’eau claire et on la désinfecte avec un coton imbibé d’antiseptique. Attention, ne tentez pas de retirer l’aiguillon de la raie car cela pourrait causer plus de dégâts. On Plonge ensuite la zone infectée dans de l’eau chaude pendant une trentaine de minutes afin de d’inactiver le venin (vous pouvez aussi approcher une cigarette allumée et faire des va-et-vient prés de la plaie). La douleur est intense et peut mener à une perte de connaissance alors on surveille le patient et RDV chez le médecin
La vicieuse murène aussi surnommé serpent de mer (Océan Indien, Pacifique, Mer Méditerranée). Il faut le savoir : la piqure est presque indolore mais une heure plus tard, la paralysie s’installe et peut mener à un décès par convulsion. Surveillez la respiration de la victime et appelez immédiatement les urgences. Retirer tout bijoux du membre infecté et maintenez la victime aussi immobile que possible avec la partie infectée au-dessus du niveau de son cœur. Si vous avez un sérum antivenimeux, utilisez-le sinon, recouvrez la morsure ainsi que la totalité du membre infecté d’un bandage aussi serré que possible (faites tout de même attention à la circulation sanguine) et appliquez de la glace. Direction les urgences.
- A (Airway) : donner l’alarme et contrôler les voies respiratoires
- B (Breathing) : en cas d’arrêt respiratoire, insuffler 2 fois dans le nez de la victime puis commencez le bouche à bouche
- C (Circulation) : contrôler la circulation sanguine et le pouls de la victime
- D (Defibrillation) : si disponible, utiliser un défibrillateur sinon, commencer la réanimation cardio-pulmonaire
- Ne jamais surfer seul ou se mettre à l’eau lorsque tous les autres surfeurs sortent
- Se renseigner quant au spot auprès des locaux et des anciens (marées, configuration, courant, présence de rochers, etc.)
- Préférer le surfing diurne plutôt que nocturne (les animaux marins rodent la nuit)
- Le port de la combinaison, de chaussons et d’un casque sur les reef break (coraux, rochers) est fortement recommandé
- Ne pas être sous l’emprise de drogues, d’alcool ou se jeter à l’eau après un repas copieux ou une sieste en plein cagnard
- Bien s’échauffer, s’étirer, s’hydrater
- Vérifier son matériel, respecter les règles de sécurité et de convivialité
- Ramer, rester actif et surveiller son point de repère pour ne pas se laisser dériver dans une zone dangereuse
- Ne pas tenter de toucher une espèce marine qu’on ne connaît pas
- Eviter de surfer dans des zones d’eaux troubles ou dans du gros shorebreak
Allez, souriez, les accidents, ce n’est pas automatique, ne vous en faites pas ! Cet article n’est pas fait pour vous dissuader de vous mettre à l’eau mais juste pour vous mettre en garde afin que vous surfiez en connaissance de cause. La prévention n’a jamais fait de mal à personne… mais un coup de pas de chance ou des attitudes irresponsables peuvent faire des dégâts ! Alors gardez le smile, surfez dans la bonne humeur et avec vos potes, faites attention à vous et votre environnement, et ne tentez pas le diable. Peace out homies and good surf for everyone !
Bérengère, c’est cette nouvelle surfeuse incroyable que j’ai eut le plaisir de rencontrer l’été dernier. Elle est tombée sur mon blog, m’a posé quelques questions par e-mail et s’est déplacée jusqu’à la Cap Ferret Surf School afin que nous nous rencontrions. Elle venait tout juste de commencer le surfing et par le biais de son métier s’était engagée auprès de l’Association Vagdespoir. Notre conversation et les e-mails que nous nous sommes échangé en suivant m’ont tout simplement donné envie de faire son interview et en la lisant, vous allez comprendre pourquoi…
Prénom : Bérengère
Age : 26 ans
Années de Surf : Euh… pour ma part, ça se compte plutôt en mois… genre 3 mois!
Planche de Surf : une 7.3 bic et un longboard 9′ bic (bic selon les bons conseils d’une rideuse!)
Home Spot : Lacanau, Carcans (c’est un bien grand mot…)
Inspiration : Les amis qui surfent
Originaire de : Bretagne, habite maintenant à Bordeaux
Etudes : Etude de kiné à Liège
Métier : Masseur-Kinésithérapeute
TripSurfeuse : Tu as découvert le surf il y a peu de temps et tu es plus que jamais motivée. Peux-tu nous décrire l’épopée de tes premières expériences glisse et nous expliquer pourquoi le surf est devenu une passion pour toi ?
Bérengère : Ma 1ère expérience de surf s’est fait à Royan, dans la baie de Pontaillac. J’étais avec un ami surfeur, et un matin, il m’a prêté une planche et je me suis lancée…! J’ai réussi à me lever dès ma 1ère session. C’était tôt le matin, être dans l’eau, se sentir glisser, sensation agréable de liberté et de calme… Le lendemain et le surlendemain, j’y suis retournée… La baie de Pontaillac est protégée du vent, il n’y a pas de baïne, la taille des vagues était de 70cm, les conditions étaient idéales pour commencer… alors je me suis lancée, j’ai acheté ma planche!
1ère expérience avec ma 7,3…. c’est le jour où je l’ai reçue… hop hop hop, le soir après le boulot, j’ai filé à Lacanau… je voulais tellement l’essayer que j’ai pas regardé ni les conditions, ni les heures de marées… c’était marée haute avec un gros shore break… je suis rentrée dans l’eau, je n’avais pas d’équilibre sur ma planche (elle tanguait même étant allongée!) et je me suis fait éclatée sur la plage entre les cannes à pêche des pêcheurs au bord de l’eau… bon, 1ère expérience pas extraordinaire…
Ensuite, je me suis d’autant plus intéressée au surf, et j’ai découvert tout ce qu’on pouvait faire avec un longboard…. le hasard a fait que j’ai trouvé un longboard d’occasion… et hop…
Après avoir bougé pendant prés de 2 ans et demi pour ton métier, tu t’installes finalement sur la région bordelaise et t’engages bénévolement auprès de l’Association Vagdespoir… Accompagner des handicapés dans une approche de Surf Thérapie, cela doit être passionnant pour la kinésithérapeute que tu es ? Quel est ton rôle au sein de l‘association et comment vis-tu cette expérience ?
La découverte de Vagdespoir m’a ouvert les yeux sur la pratique du handisport. Le handisport ne se résume pas au basket-fauteuil ou à l’athlétisme. Elle m’a fait découvrir que RIEN n’est impossible quelque soit le handicap.
En tant que kinésithérapeute, cette expérience m’a permis de mieux guider mes patients handicapés. J’ai travaillé au sein d’un grand centre de rééducation et Vagdespoir me permet de montrer à mes patients ce qui est possible de faire avec un handicap, de les motiver et de leur donner un but après leur rééducation. Le handicap n’est pas une fin en soi, c’est une nouvelle vie qui commence, il faut appréhender un nouveau corps. Mon métier est d’orienter ces patients, les aider à surmonter cette acceptation du handicap.
Au sein de l’association, je suis comme tout autre bénévole, j’accompagne les handis à l’eau, je les aide à se changer… si besoin est, je reprends mon rôle de kinésithérapeute! Le surf permet de nous dépasser aussi bien en tant que valide qu’en tant qu’handi. Pour ma part, je n’avais jamais été dans les vagues telles que celles de Lacanau avant la rencontre de Vagdespoir. Le fait d’accompagner des handis à l’eau m’a permis de surpasser l’appréhension que j’avais et j’ai ainsi partagé des moments de folie, du pur bonheur, des sensations UNIQUES de partage!
Il y a quelques mois, tu as été engagé dans un cabinet de kinésithérapie. De tes patients pratiquant le surf, quels sont, en général, les cas à traiter, quels sont les remèdes apportés et que leur préconises-tu ? Inversement, de tes patients ne pratiquant pas le surf, leur proposes-tu le surf comme Surf Thérapie et si oui pourquoi ?
Les remèdes sont vastes! Chaque articulation a une rééducation bien particulière…!
Pour globaliser, ce que je conseille fortement, ce sont tous les étirements des muscles du bassin et des membres inférieurs pour prévenir tous les maux de dos possibles ainsi que les entorses probables. Aussi, très important, ce sont tous les exercices de gainage qui renforcent autant la ceinture abdominale que tous les muscles du corps! En surf, les exercices d’équilibre sont primordiaux : sur un pied, les yeux fermés, sur sol instable…. et pour finir, en cabinet, j’utilise tout particulièrement le ballon de Klein. C’est un gros ballon de 65 à 75cm de diamètre. Ce ballon est, pour moi, un élément clé en rééducation, que ce soit pour le dos, les épaules, les chevilles… Il sert autant à s’étirer, qu’à faire du renforcement musculaire, qu’à travailler l’équilibre: c’est un outil de travail ludique avec une multitude d’exercices possibles!
L’échauffement est peu pratiqué en surf. Prendre 10 petites minutes pour s’échauffer les épaules, le cou, le bassin, les genoux et les chevilles… c’est la clé pour bien surfer et éviter les blessures! Je pense que les sports complémentaires utiles pour le surf sont la natation et la course à pieds. Ces sports sont complémentaires pour entretenir une bonne musculature et une bonne endurance.
Pour ce qui est de la pratique du surf à conseiller, actuellement, je ne pratique pas suffisamment le surf pour pouvoir orienter mes patients dans cette direction. Dans l’avenir, je la conseillerai très certainement….!
En tant que surfeurs et surfeuses, il nous est tous arrivé de vouloir consulter le spécialiste pour un mal de dos, une cheville dilettante, une épaule douloureuse ou autre. Pour beaucoup, il est cependant difficile de choisir entre Kinésithérapeute ou Ostéopathe. Alors selon toi, en terme de prévoyance et de traitement, quelle est la différence entre les deux ? Existe-t-il une complémentarité de ces deux pratiques et si oui, quels en sont les bénéfices ?
L’ostéopathie et la kinésithérapie sont deux pratiques complémentaires à mon goût. L’ostéopathie est plutôt une technique « d’urgence » dans le sport. L’ostéopathe vous remet en place l’articulation concernée.
Mais il faut se dire que si l’articulation a bougé, c’est qu’il existe certainement un déséquilibre musculaire autour de cette articulation, que ce soit un problème de musculation, un problème de muscles trop toniques, pas assez souples… la kinésithérapie intervient alors! La kinésithérapie est une pratique de prévention, de rééducation et d’autonomie! Pour moi, notre rôle est de soulager les gens bien sûr, mais aussi leur donner un panel d’exercices pour qu’ils sachent par la suite se soulager seuls en cas de soucis.

'J'accompagne les handis à l'eau, ... si besoin est, je reprends mon rôle de kinésithérapeute!' Bérengère
Tu m’as écrit un jour que tu aimerais marcher sur ta planche d’où ton choix du longboard. Plutôt mystique comme orientation… Viens alors ma dernière question : Qu’est-ce que le surf selon Bérengère ?
Mystique….
peut-être bien…! Depuis toute petite, mon sport de prédilection est la gymnastique artistique (barres asymétriques, poutre, sol, saut de cheval…) Les acrobaties et le côté artistique font donc partie de toutes mes pratiques sportives. Marcher sur un longboard, c’est réussir à maîtriser son corps, son équilibre, sa planche et surtout la vague! Beau challenge à mon goût!
Depuis notre première rencontre l’été dernier, j’ai découvert le surf tandem qui m’a tout de suite attiré…. Allier le côté instable de l’eau et les acrobaties seraient vraiment un pur plaisir! Voilà un nouveau but…
Ca y est, j’ai répondu à tes quelques questions! J’espère que mes réponses te satisferont, j’ai pris beaucoup de plaisir à y répondre!
J’espère que tu vas bien, au plaisir de te revoir,
Bérengère
Merci Bérengère, tes réponses sont top car grâce à toi, j’ai encore appris de nouvelles choses ! J’avais déjà écris un article concernant l’Association AmpSurf à Sacramento, je n’avais cependant pas encore introduit l’Association Vagdespoir… Chose faite aujourd’hui mais il va tout de même falloir que j’approfondisse le sujet. Encore une fois, merci beaucoup, Bérengère, pour ta confiance et pour avoir pris le temps de répondre à cette ITV. Je te souhaite une excellente continuation dans le monde du surfing et il me tarde déjà de lire tes prochaines péripéties ;)
Pendant prés d’une quinzaine de jours, une vague de froid emmenée par un vent onshore s’est installée sur Phillip Island, frisant toutes éventualités de sessions surf. 15 jours sans surf, l’attente est longue… très longue… surtout lorsqu’on tombe malade ! L’incessant ‘tu n’es jamais assez couverte’ de ma mère lors de mes années d’adolescente insouciante résonne dans ma tête… Damn it ! Pourquoi je n’écoute toujours pas ma mère ? Atchoub-heu ! Et ma copine Emilie qui est venue me rendre visite afin que je lui fasse découvrir les superbes spots de notre presqu’île… Ce n’est vraiment pas de chance ! Et puis un jour…
Après 2 semaines de mauvais temps, le soleil réapparait sur Phillip Island ! Les températures remontent, le vent se calme et vire de direction pour passer offshore. La houle se range formant des vagues d’une taille honorable… Les 3 prochains jours devraient être synonymes de surf ; Youpi ! Malheureusement, Emilie est déjà repartie – Snif ! Elle n’aura pas eut le temps de goûter aux vagues de Phillip Island mais elle poursuit son bonhomme de chemin vers la Gold Coast puis la France, avant de revenir en Oz dans quelques mois. Beaucoup de belles choses et de bonnes vagues l’attendent pour son périple, no worries ! Avant de partir, elle m’a laissé sa Ford Falcon Wagon, la voiture des surfeurs en Australie, que j’ai rebaptisé la TripSurfeuse-Mobile ; Yeah Baby Yeah ! Je me débrouillais jusqu’à maintenant pas mal sans voiture mais avec la TripSurfeuse-Mobile, atteindre les meilleurs spots ne sera plus un casse-tête, hé-hé. Merci Emilie, top !
Alors que les températures de l’air ont remonté, l’océan s’est tout de même rafraîchi. L’année dernière, à la même période, je surfais en lycra polaire mais je ne restais jamais plus d’une heure à l’eau car mes petits petons devenaient tout bleus ! Cette fois, je ne me pose plus de questions et décide d’acheter une combinaison avant de me remettre à l’eau. ‘Une combi en Australie ?’ vous demandez-vous… Ba oui mais je suis dans le Victoria, le Nord de l’Australie, … alors à l’approche de l’hiver, il faut une wetsuit ici, les amis ! Mais ça va : une 3/2 est largement suffisante donc on ne se plains pas non plus, hein ;) Bref, en sortant du boulot, je file au surf shop Outreef de San Remo car ils ont la marque et le modèle de combinaison que je veux. Bon, il me faut maintenant l’essayer… Ha, Le passage à l’essayage des combinaisons : ce n’est jamais évident mais qu’est-ce qu’on se marre ! … 10min à l’enfiler et je me dis ‘hé oui, il fait chaud aujourd’hui !’ Oups, la taille est un peu grande, faut l’enlever… 10min de rab à se tortiller dans tous les sens, hé-hé ! Allez, hop, on passe à la taille inférieur… on rigole, on rigole ! Et cette fois c’est la bonne ; Ouf ! J’hésite vraiment presque à la garder sur moi maintenant …
Je file au spot. Woolamai : joli 3-4ft mais beaucoup trop de monde pour une reprise… Normal, depuis le temps qu’on les veut ces vagues ! Cependant, j’ai vraiment envie d’une session too easy. Je décide donc de repartir à la maison. Ici, à Smiths Beach ou YCW, les vagues sont toujours plus petites qu’à Woolamai … mais si le swell et le vent sont favorables cela n’enlève rien à la qualité du ride. Hormis une classe de surf qui apprend sur le bord et deux ou trois longboardeurs qui semblent plus patauger que prendre des vagues, j’ai un pic de 2-3ft à moi toute seule et avec mon mini-mal, c’est juste parfait. Jour 1, rien à ajouter. Jour 2, je file à Smiths Beach car la marée à YCW est trop haute. La houle a pris 1 à 2ft de plus et nous sommes deux sur le pic - Nikel. Le fishboardeur qui m’accompagne a conduit prés de 2h pour prendre ses quelques vagues et il a un smile pas possible sur son visage. On rame sur un plan d’eau glassy, tandis qu’un gros nuage envoie ses éclairs à l’horizon et un arc-en-ciel se dresse au milieu de l’océan. Les vagues que nous partageons nous font tellement de bien ! Jour 3, la houle est beaucoup trop grosse à Woolamai. Smiths Beach envoie du 4-5ft qui ferme malheureusement sur les plus grosses séries. Je me mets à l’eau avec la shortboard et me place au milieu de 4 surfeurs sympas. Le take off est rapide, ça secoue … c’est plus sportif que les deux jours précédents mais ça fait autant de bien. Une droite, youpi ; une gauche, hi-ha ; … je suis au top dans ma combi. Faudra que je passe au shop Outreef pour lui dire Hô combien j’en suis ravie ;)
Et voilà : 3 jours de surfing, Yiew, c’est bon ça, madame ! Et maintenant que j’ai ma TripSurfeuse-Mobile et ma combinaison, je suis prête à affronter la houle d’hiver n’importe où parmi les nombreux spots de Phillip Island, no worries at all, mate ! Juste une chose… mes potes me manquent… Julien, Marlène, Piga, Romain, Sandrine, Anthony, Sophie, Audrey, … j’aimerais tellement que vous soyez là ! J’aimerais tellement partager ces vagues avec vous ! Comme dirait Sandrine ‘Même si le monde se rapetisse, il nous faudrait un avion spécial pour tous venir te voir en Australie’… Bon ben, on va réfléchir au TripSurfeuse-JetPlane alors ;) C’est beau de rêver. N’empêche, qui sait… ?